Amoureuse des mots et de la musique depuis sa plus tendre enfance, Sarah Amiel, née d’une mère flûtiste et d’un père lexicographe, grandit au milieu des concerts et des dictionnaires. Amoureuse des grooves paisibles et des mots simples, Sarah Amiel écrit et chante en français, modelant ses refrains comme des ritournelles, tricotant ses compositions avec sa guitare ou son violoncelle.
Un talent qu’elle compte bien mettre en exergue avec la sortie en mars prochain de son premier album Par Le Hublot. Un opus qui contient notamment les titres J’voudrais qu’tu veux et La buée sur le carreau. Pour Sarah Amiel, cette année 2024 s’annonce d’ores et déjà comme celle de la révélation pour la jeune artiste de 39 ans. Rencontre.



Culture & Passions : Tu es née à Paris. Ta mère travaillait pour le festival de jazz de Paris et ton père était lexicographe. Est-ce que toute petite déjà tu étais partagée entre la musique et l’amour des mots ?
Sarah Amiel : Oui. C’est un peu ça que j’explique souvent. Petite, je ne m’en rendais pas forcément compte. Mais maintenant que j’écris et que je compose, je me dis que c’est un savant mélange des deux univers de mes parents.
Est-ce qu’une carrière dans la littérature t’a déjà traversé l’esprit ou pas du tout ?
Petite, j’aimais beaucoup écrire. Je ne me projetais pas forcément dans l’écriture littéraire mais c’est quelque-chose que j’aimais beaucoup faire.
En 2006, tu t’installes à Montpellier et tu décides de te lancer définitivement dans la chanson…
C’est ça. Avant ça, j’avais appris la flûte traversière au Conservatoire. Peu à peu, je me suis intéressée au domaine de la chanson. Et c’est en 2006 que j’ai commencé à vraiment chanter et mon instrument principal est devenu la voix.
Une voix qui va raisonner notamment dans ton premier album Par Le Hublot qui sortira en mars prochain. L’un des premiers titres à avoir été dévoilé est J’voudrais que tu veux avec Oriane Lacaille. Qui est-elle ?
C’est à la fois une artiste que j’aime beaucoup et c’est aussi la fille d’un grand musicien réunionnais qui s’appelle René Lacaille. Elle a beaucoup joué avec son père et elle est empreinte de toute la culture créole de la Réunion. C’est grâce Piers Faccini que je l’ai rencontrée et ça a été le coup de foudre artistique. Elle joue sur trois titres de l’album (J’voudrais qu’tu veux, Des refrains et Rendez-vous).
J’voudrais qu’tu veux est un titre assez solaire. Quel est le message principal de cette chanson ?
Je parle d’un sujet ordinaire à savoir l’amour. J’y raconte avec humour les relations amoureuses et ses perpétuelles insatisfactions. D’où le titre de cette chanson qui s’apparente davantage à un virelangue qu’à un sujet romantique.
Que t’inspire le titre de l’album « Par Le Hublot » ?
Au départ, c’est le nom d’une série de reprise de chansons que j’avais initié pendant le confinement (en mars-mai 2020) sur les réseaux sociaux. Mes projets étaient alors en stand-by du fait de la fermeture des salles de spectacle et je m’ennuyais un peu. J’avais décidé de reprendre une chanson par jour et que je postais de manière spontanée.
Quand j’ai cherché un nom pour ce projet éphémère, alors qu’on était contraints de rester enfermés, j’ai rapidement pensé à l’image du hublot, comme une petite fenêtre ouverte sur mon quotidien. C’est le nom que j’ai naturellement donné à mon album qui a écoulé de cet élan.
Est-ce que tu prévois de faire quelques concerts d’ici la sortie de l’album ?
Bien sûr. Mais ce sera plus dans le courant du mois de mars.
Est-ce qu’il y a des artistes avec qui tu rêvais de collaborer à l’avenir ?
Oh oui, il y en a plein ! Je ne pourrai pas tous les citer mais je suis hyper fan de Mathieu Boogaerts. Je peux aussi parler de Piers Faccini qui m’a donné un petit coup de main sur le début de l’enregistrement de cet album et dont j’aime beaucoup l’univers aussi. J’aime sa façon de marier les sonorités assez brutes en s’inspirant beaucoup de la musique du monde. Petite, j’écoutais (et j’écoute encore) beaucoup d’artistes disparus comme Serge Gainsbourg, Charles Trenet, mais aussi beaucoup de musique classique (Fauré, Poulenc, Debussy…). J’écoute aussi beaucoup de musique brésilienne…
Sarah Amiel sur les réseaux : https://linktr.ee/sarahamiel
