Tigre qui pleure est le titre du nouvel album d’El Gato Negro, chanteur, compositeur et multi-instrumentiste. Un album qu’il a enregistré à Dakar au Sénégal. Connu comme festif et drôle, le chanteur (de son vrai prénom Axel), présente ici un nouveau reflet. Désormais, c’est en douceur et tapi dans plusieurs niveaux de lecture qu’il passe ses messages. Pour cela, il s’est entouré de plusieurs artistes internationaux dont Assane Mboup, Pat Kalla ou encore Nafi Gawlo. Le chanteur aura le privilège d’interpréter quelques titres de son nouvel album lors d’un concert à l’Alhambra ce jeudi 8 février.


Culture & Passions : Ton nouvel album Tigre qui pleure a été enregistré à Dakar au Sénégal. Toi qui a beaucoup voyagé durant les quinze dernières années de ta vie, qu’est-ce que ces voyages t’ont apporté artistiquement et humainement ?
Axel : Humainement, ils m’ont apporté énormément. Je pense que j’avais toujours eu un manque de chaleur humaine dans mon beau pays qui est la France. Ayant des origines méditerranéennes et d’Afrique du Nord, j’avais besoin de cette chaleur humaine. Cela m’a appris beaucoup de choses comme la solidarité et plein de valeurs qui m’ont servies toute ma vie. Naturellement, ça a découlé dans ma musique à travers les mélodies, les rythmes… Ça m’a réchauffé le cœur et ça m’a aussi inspiré.
Que t’inspire le titre « Tigre qui pleure » ?
Il y a une mélancolie que j’avais un peu caché et que j’ai livré au grand jour. J’ai toujours été très festif, autant dans la danse que dans la rigolade… C’est ma personnalité. Mais il n’y a pas que ça. Je dégage une forme d’inquiétude sur le monde chaotique, les relations humaines… Pour moi, j’avais envie de livrer mes sentiments personnels. D’ailleurs « El Gato Negro » veut dire le chat noir en espagnol. Il y a des moments où je me sens fort comme un tigre mais aussi plus sensible. J’ai eu envie de parler de mes forces et de mes côtés plus faibles.
Comment en es-tu venu à enregistrer l’album à Dakar ?
A la base, j’étais censé enregistrer une partie de l’album à Cuba et l’autre moitié au Mali. Mais c’était hyper compliqué avec la pandémie. Du coup, avec mon producteur Guts, on nous a accueilli au Sénégal parce qu’on a des amis là-bas. On a fait venir des cubains, des maliens, des congolais, des gens du Bénin au Sénégal. Avec Pat Kalla qui participe à cet album, ça fait longtemps que l’on travaille ensemble. C’est quelqu’un qui m’a beaucoup conseillé. C’était aussi un rêve pour moi de travailler avec les membres de l’Orchestra Baobab.
Certains titres de l’album comme Marie-Claire, Le Tigre, Mundo Cae en duo avec Assane Mboup ou encore Les Tournesols ont été dévoilés en clip avant la sortie de l’album. Comment ont-ils été accueillis ?
Les fans qui me suivent étaient impatients de découvrir mes nouveaux titres. Ça a été hyper bien reçu ! J’avais d’ailleurs présenté l’album en exclusivité au Sénégal l’année dernière. Mundo Cae est le titre qui a été le mieux reçu, y compris en radio.
Ce sont des titres que tu vas sans doute fredonner sur la scène de l’Alhambra ce jeudi 8 février. A quoi le public peut s’attendre ?
L’histoire que je vais proposer sur scène, ce sera un voyage en Afrique de l’Ouest avec tous les rythmes qu’on a apprivoisé. Il y aura un griot qui vient de Burkina-Faso et qui m’accompagnera sur scène. Il y aura également la chanteuse et multi-instrumentiste franco-congolaise Mary May. Il y aura aussi une touche plus moderne et assez électronique. Ça va être du lourd !
Photos : Elliot Broue.
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