Chanteuse et violoncelliste, Elan a accompagné sur scène et en studio des artistes tels que Tayc, Yael Naim, Skip The Use ou encore Bénabar. C’est désormais en solo qu’elle s’impose avec la sortie de ses premiers singles : Tu l’attends, un titre à la fois sombre et poétique et Petit prince dans lequel elle raconte une histoire d’amour intense mais fugace. Ces deux chansons vont figurer dans le futur potentiel EP d’Elan par encore officiel et dont le titre reste encore secret. Avant la sortie de son premier projet, Culture & Passions a rencontré l’artiste au Studio Luna Rossa du 13e arrondissement de Paris.


Culture et Passions : Comment est née ta passion pour la musique ?
Elan : Très tôt. J’ai commencé le Conservatoire à partir de 4 ans et avec son côté très académique. C’est plus tard que j’ai eu cette passion pour la musique. J’ai pu faire ce que je voulais avec mon instrument, en l’occurrence le violoncelle. Je veux transmettre ce que j’ai à l’intérieur de moi en musique avec mon violoncelle.
Tu as collaboré avec des artistes tels que Bénabar, Yael Naim, Tayc et Skip The Use. Quels souvenirs gardes-tu ?
A chaque fois, c’était des one-shot. Je les ai accompagnés principalement lors des promos télés. Pour Yael Naim, c’était lors d’un clip vidéo. Skip The Use, c’était lors des Victoires de la musique. Tayc, c’était à l’occasion d’une live session de son titre Le temps. Ce sont des supers rencontres mais on n’a pas trop l’occasion d’échanger avec ces artistes. J’ai aussi travaillé pour Jenifer sur The Voice Kids mais on n’avait pratiquement pas échangé. Avec Bénabar, en revanche, on s’était vraiment marrés en loge. J’ai pu aussi rencontrer ses musiciens avec lesquels j’ai bossé.
Tu te lances désormais en solo avec la sortie de ton premier single, Tu l’attends, que tu as dévoilé en septembre dernier. De quoi parle cette chanson ?
C’est un vaste sujet cette chanson ! Mes chansons n’ont jamais une histoire avec un début et une fin. Tu l’attends n’est pas une histoire à proprement parler. C’est un état d’esprit, une émotion avec un petit côté fin du monde. Quand je chante cette chanson, je me sens un peu transporté dans un environnement hyper vaste. Je parle des hommes, de la barbarie qu’on vit au quotidien, de la société…
Comment a été reçu ce titre ?
Plutôt très bien ! J’ai sorti ce titre en premier car je me suis dit qu’il rassemblerait beaucoup de gens parce qu’il est assez accessible. Et au final, toute une partie du public a trouvé cette chanson trop brutale et a beaucoup mieux reçu le deuxième single, Petit Prince qui pour le coup est plus doux. Il n’empêche que j’ai reçu de bonnes critiques sur le premier single et qui approche les 10 000 streams sur Spotify ! Pour un premier single je suis plutôt contente.
Tu as effectivement dévoilé ton deuxième single, Petit prince. Qui est-il ?
Toutes mes chansons partent non pas d’une histoire vraie mais d’une personne réelle qui a croisé ma route. Ce « Petit prince » est une vraie personne. Mais dans la chanson, je l’ai fait évoluer pour qu’il représente ce sentiment de l’amour dans son côté vaste. C’est ce sentiment, cette émotion qu’on peut ressentir quand on croise la route de quelqu’un. On a l’impression que c’est un tsunami de bonheur, de joie, de tout ce que l’amour peut avoir comme sentiment. Mais ce tout est accompagné de rien du tout parce que cette histoire ne va pas exister.
Ces deux titres vont figurer dans le possible futur EP. A quoi va-t-il ressembler ?
Cet EP sera probablement très axé sur le côté épique qu’on retrouve sur ces deux titres-là, avec le violoncelle très en avant. Il y aura énormément de chœurs d’adultes. Le tout accompagné d’un orchestre avec des cuivres et cordes et ma voix par dessus pour raconter des histoires. Sans oublier la production de Pierre Locatelli. Pour le titre, c’est une surprise !
Y’a-t-il des artistes avec lesquels tu aimerais collaborer à l’avenir ?
Il y en a plein ! J’aimerais beaucoup travailler avec Orelsan. J’adore aussi Nekfeu. Ce ne sont que des artistes qui ne font pas du tout ce que je fais et qui ne viennent pas forcément du milieu classique. Je suis aussi une grande admiratrice de musique urbaine. Je serais ravi de collaborer avec un artiste qui puisse poser sa voix et son flow sur une de mes chansons. Je kifferais de ouf ! Nekfeu a déjà fait un titre de ce style avec Vanessa Paradis.
Photos : Pileos.
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