Dvie, une artiste aux plusieurs vies

Chanteuse, musicienne et comédienne, Dvie est une artiste aux multiples facettes qui a déjà un solide parcours derrière elle. Voici son histoire.

En ce vendredi matin de février, le temps est brumeux en plein cœur de Nation dans le 12e arrondissement mais cela n’empêche en rien l’enthousiasme de retrouver la sympathique Marine alias Dvie au Royal Nation à la veille d’un séjour qu’elle effectue au Maroc. Cette rencontre est l’occasion de revenir sur le parcours de cette artiste qui a déjà un CV bien fourni, aussi bien dans la musique que dans la comédie.

Pour Dvie, l’aventure artistique démarre dès l’enfance : “Quand j’étais toute petite, mon père est parti habiter en Nouvelle-Calédonie. Il m’envoyait des cassettes où il chantait et c’est là que j’ai commencé à chanter. Je me suis retrouvée sur scène à l’âge de 9 ans où je chantais Je suis malade de Serge Lama. C’était lors d’un défilé de mode. A partir de là, je n’ai plus quitté la scène. Ma mère m’emmenait tous les week-ends. Parallèlement à cela, je faisais un peu de théâtre et ma passion est née comme ça.” Toutefois, après le bac, Dvie, s’oriente plutôt vers des études médicale qu’elle abandonne en troisième année avant d’entrer en troisième année de licence de lettres et d’arts du spectacle, puis d’intégrer une école d’arts de la scène à Paris : “Je ne sais pas trop pourquoi j’ai fait ces études-là dans le sens où j’ai perdu du temps. Honnêtement, je sais que je ne reprendrai pas des études médicales », avoue-t-elle avec franchise.

En 2017, la jeune femme sort un livre intitulé Folie Noire aux éditions Lips & Roll sous le nom de Marine Grim. Un an plus tard, à la demande du producteur Félix Wellcom, elle choisit le nom de scène de « Dvie » : “A la base, je devais m’appeler Evie, mais c’était pris. Du coup, on a opté pour Dvie.” C’est sous ce nouveau nom que la jeune artiste sort son premier EP éponyme en 2018. S’en suivent des shows au sein des cabarets parisiens tels que Les Trois Mailletz, La Main au Panier, et même au sein de la comédie musicale Les Misérables où elle a fait quelques représentations à Séoul en 2021 : “C’était en plein Covid. J’en garde un bon souvenir. On était tous enfermés dans une chambre pendant quatorze jours. C’était assez bizarre mais c’était incroyable !”, déclare-t-elle avec enthousiasme.

En 2020, Dvie rejoint le label Hookers Records mené par Fabrice Haddad qu’elle rencontre quelques temps après avoir perdu une personne qui comptait beaucoup pour elle. « Durant cette période, j’ai perdu quelqu’un que j’aime énormément. C’était le patron d’un cabaret où j’avais commencé. Une semaine après sa mort, j’ai rêvé de cet homme. Il est venu me voir une nuit et m’a dit : ‘Écoute, tu vas rencontrer dans les prochains jours qui viennent, quelqu’un qui va changer le cours de ta vie, à tous les niveaux.’ Deux jours après, Fabrice m’a écrit et m’a dit : ‘Salut, j’aime ce que tu fais, j’aimerais travailler avec toi, je te propose deux textes.’ Et finalement, j’ai choisi le texte de Couleur Morose, l’un des titres de mon album. Et c’est vrai qu’elle a changé beaucoup de choses cette rencontre« , confie-t-elle avec émotion. Plus que des chansons, Fabrice Haddad apporte énormément à Dvie : « C’est quelqu’un de génial ! Je l’aime énormément« , assure-t-elle. On s’est beaucoup apporté mutuellement. Il a écrit beaucoup de chansons quand on s’est rencontrés. J’ai dû beaucoup l’inspiré aussi. Il m’a aussi aidé à améliorer la plume que j’avais. J’étais vraiment fan de ce qu’il faisait et inversement. » Avec lui, elle signe son premier single La Rue est à Nous. Une chanson qui fait écho au déconfinement.

La Rue est à Nous est d’ailleurs l’un des titres de son premier album, Des Vies sorti en octobre 2023. “C’est un album où je parle des histoires d’amour, des histoires impossibles. La C parle d’une histoire impossible à cause de la drogue. Et t’es parti parle de la séparation des parents quand on est petit et qu’on comprend plus tard. Bancale renvoie au fait d’être à la fois homosexuel et hétérosexuel.” L’album contient également dont La Môme d’Edith Piaf et Les Bêtises de Sabine Paturel. Pour cet opus, Dvie s’est également avec d’autres figures d’Hookers Records tels que Jérémy Nicosia chargé du mixage et des clips, Eric Haddad et le compositeur Cyril Paulus.

Dvie n’est pas près de s’arrêter en si bon chemin car elle prépare des featurings avec plusieurs artistes dont elle préfère taire les noms mais la jeune femme rêve de collaborer avec Stromae : Nous deux ensemble, je kifferais », dit-elle. Elle était récemment sur la scène de l’espace We Welcome à Lagny-sur-Marne en compagnie de l’actrice Fabienne Carat et du guitariste Tony Moga. Côté comédie, Dvie joue actuellement dans la pièce Quartier Libre au Théâtre Clavel dans le 19e arrondissement jusqu’au 24 avril. Elle a également fait un tournage en Belgique. Elle joue également au sein du troupe d’improvisation. Dvie est décidément une artiste aux mille vies !

Lien de réservation de la pièce Quartier Libre : https://www.billetreduc.com/341996/evt.htm

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