Collëtte : « J’ai vraiment envie de faire des concerts »

Collëtte, c’est avant tout un parcours initiatique, une quête de soi et de liberté alors que son avenir semblait déjà tout tracé. En 2022, la jeune femme décide de tout quitter pour suivre l’appel de la musique, après un début de carrière dans le marketing. Elle veut réinventer sa vie, retrouver du sens au quotidien et repartir de zéro.

C’est ainsi qu’elle se lance dans la conception de son premier EP intitulé Et mon cœur s’éleva travaillé en collaboration avec le producteur Julien Humez. Influencée par les voix de Charlotte Cardin, Camélia Jordana et Florence and the Machine et guidée par les sonorités 80’s de groupes anglo-saxons, Collëtte nous propose une rétro pop française. Elle en parle dans cette interview.

La pochette de « Et mon coeur s’éleva », le nouvel EP de Collëtte.

Culture & Passions : Tu as fait des études de commerce, tu as ensuite travaillé dans le marketing. A quel moment la musique a pris une place considérable dans ta vie ?

Collëtte : Elle a pris une place considérable quand j’avais 6 ans. Petite, je chantais beaucoup, notamment quand j’étais au CP. Bien plus tard, j’ai intégré une école de commerce et la musique n’était qu’un hobby. Lorsque j’ai perdu ma sœur, je me suis posé des questions sur le sens de ma vie. C’est là que la musique a repris une place assez importante. De fil en aiguille, j’ai fait beaucoup de rencontres hasardeuses. J’ai notamment rencontré mon voisin qui est producteur. Il m’a dit que j’avais une voix qui pouvait transmettre beaucoup d’émotions. Il m’a contacté sur Facebook. On s’est rencontrés. Il m’a fait tester ma voix dans le micro et était subjugué par ma voix. Il voulait travailler avec moi pour développer un projet.

Ton premier EP Et mon cœur s’éleva voit donc le jour. Que t’inspire ce titre ?

Ce titre est une façon de dire que j’attends que mon cœur s’élève. C’est un titre qui évoque le fait de trouver sa liberté, qu’elle soit intérieure ou globale dans sa vie.

L’EP contient cinq titres. Quels sont les sujets qui te tenaient à cœur ?

Tout est parti d’une introspection. Ce besoin que j’avais de comprendre et de m’autoriser à être moi-même. J’évoque notamment la peur de l’amour de manière assez large dans Peur de l’amour. Ma bastille parle du fait de sortir de sa zone de confort et se sentir plus libre. J’aurais voulu parle du fait de se libérer des regrets qu’on peut avoir suite à la perte d’un être cher dont ma sœur qui était handicapée mentale. Elle était plus âgée et j’avais une relation assez particulière avec elle. On était proches et j’étais souvent là pour la garder. En même temps, j’éprouve un certain regret parce que j’aurais aimé prendre plus soin d’elle. Dans J’avance, j’évoque le fait d’accepter ses contradictions et d’accepter qu’il y ait des hauts et des bas. Laisse couler, c’est la première chanson que j’ai écrite. Elle parle d’éco-anxiété qui est un renfermement sur soi. J’ai moi-même fait une vraie crise d’angoisse et de panique. Et ce texte m’a vraiment permis de me libérer de cette montée de crise d’angoisse qui prenait place en moi.

Penses-tu que cet EP va marquer le point de départ d’une longue et grande carrière artistique ?

J’espère ! Je me le souhaite et j’espère aussi me sentir à ma place, peu importe où je vais. Mais en tout cas, je souhaite vraiment percer en tant qu’artiste. Mais l’avenir nous le dira.

Tu es une grande fan de Charlotte Cardin. Rêves-tu d’un duo avec elle ?

Bonne question. J’en rêve mais je ne sais pas si j’en serais capable. Mais en tout cas ce serait stylé.

Quels sont tes autres objectifs ?

Mon autre objectif serait de développer le live. J’ai vraiment envie de faire des concerts.

Photos : Mathieu Schumeng.

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