Héritier Wata : « La rumba, on la chante avec passion et amour »

Après son premier album Carrière d’honneur – Retirada en 2016 et son deuxième album Tout Simplement Moi (en deux volets : Mi- Ange en 2020 et Mi- Démon en 2021), le chanteur congolais Héritier Wata présente son troisième opus intitulé Chemin de la gloire chez Obouo Music. Un album de 18 titres dans lequel l’artiste rend hommage aux grands noms de la rumba congolaise. Culture & Passions a rencontré Héritier Wata chez Because Music dans le 18e arrondissement de Paris en pleine promotion de son nouvel album.

Culture & Passions : Vous avez sorti le 15 mars dernier votre nouvel album de 18 chansons intitulé Chemin de la gloire. Un album 100% rumba. Comment le définiriez-vous ?

Héritier Wata : Avec cet album, j’ai voulu rendre hommage à la vraie rumba, la rumba pure. C’est aussi l’album de la consécration. Mon premier album Carrière d’honneur – Retirada était celui de l’affirmation et le deuxième, Tout simplement moi que j’avais sorti en deux volets : Mi-Ange et Mi-démon, était celui de la confirmation parce qu’il y avait une vraie attente sur le deuxième album. Ce nouvel album, Chemin de la gloire, c’est vraiment celui où je m’impose parmi les icônes de la nouvelle génération de la rumba congolaise.

Quel est le thème central de l’album ?

C’est un album où je parle beaucoup d’amour. La rumba c’est quelque-chose de mélancolique, on la chante avec passion, avec amour. Il y a des chansons où l’homme chante sa femme et la pleure. Il y a même des chansons où la femme pleure l’homme. Il y a aussi des chansons où la femme est heureuse en amour et l’exprime. J’ai d’ailleurs deux chanteuses dans mon groupe : Jack Lov et Lyse Pedro. Il y a aussi le titre, Makambu ya monde, où je parle du quotidien de l’homme congolais. J’ai aussi rendu hommage au chanteur Madilu (décédé en 2007) dans Vase d’honneur. C’est l’un des plus grands chanteurs du Congo. J’ai aussi rendu hommage au King Kester Emeneya (décédé en 2014) dans la chanson De la république où je chante la rumba dans le style Victoria Eleison [l’orchestre de King Kester Emeneya].

Comment a été accueilli ce nouvel album ?

Très bien ! J’ai pu voir sur YouTube ou sur les plateformes de téléchargement que les gens se pressent pour écouter l’album. Aujourd’hui, on calcule la balance de l’acceptation du public par rapport aux comptes Tik Tok, à Instagram, à Twitter ou aux pages Facebook. Vous verrez qu’il y a de très bons retours. Il y a beaucoup de challenges Tik Tok.  Ça me touche que les gens chantent et rechantent presque toutes les chansons de l’album. C’est quelque chose de grand. Il y a aussi une chanson qui est très appréciée, c’est Novelas mais aussi Gagneur d’âme.

Le public vous a découvert au sein de l’orchestre Wenge Musica Maison Mère de Werrason. Vous y êtes resté plus de 15 ans. Ça a été un bel apprentissage pour vous ?

Oui ! Dans mon nouvel album, les chœurs, c’est du pur Wenge ! Du Wenge à l’ancienne. C’est aussi une façon de rendre hommage à cet orchestre.

Vous êtes un artiste très apprécié en Afrique où vous jouez la majorité de vos concerts. Espérez-vous faire plus de concerts en Europe ?

Oui, on y travaille avec mon équipe. On reviendra. On voulait d’abord donner place à la promotion pour deux ou trois mois. On s’est fixé une marge de trois mois de promotion. Ensuite, on fera des concerts. Mais pour Kinshasa, la promotion, c’est deux mois. On présentera l’album au public au mois de mai. Ce sera un concert V.I.P au Salon Congo. Ça coûtera entre 300 et 500 dollars la place. Ensuite on fera un concert grand public en plein air puis on finira dans un stade de 30 000 personnes à Kinshasa. On se produira peut-être même à Brazzaville, en Angola ou en Afrique du Sud avant de préparer un grand concert ici en France et même en Belgique et à Londres.

Avez-vous un mot pour les personnes qui ont aimé les chansons de l’album et vous aiment aussi ?

Je les remercie. Je suis très content de la façon dont ils ont accueilli l’album. Ça me touche beaucoup. C’est le résultat d’un travail de dur labeur. On se rend compte qu’on n’a pas travaillé inutilement, on a travaillé pour quelque chose. On dit que l’estime de l’autre vaut mieux que de l’or et de l’argent.

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2 commentaires

  1. Héritier wata goga le meilleur héritier de la rumba congolaise
    Que dieu tes protège leur carrière musicale

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