En 2020, Morgane Imbeaud, ex-membre du groupe pop-rock Cocoon, sortait son deuxième album intitulé Amazone dans lequel elle explorait les nudités norvégiennes. Toutefois, l’épidémie de Covid-19 et l’annulation des concerts ont déclenché chez elle un burn-out qui l’a poussée à se réfugier dans une clinique. Mais la chanteuse n’a pas perdu la flamme pour autant car c’est dans sa chambre qu’elle a conçu son nouvel album The Lake. Un disque à quatre mains composé avec le guitariste Robin Foster. Ce nouvel opus est un album de conquêtes à la fois quotidiennes et universelles d’une femme qui a choisi de s’accepter plutôt que de conformer aux attentes. Culture & Passions a rencontré Morgane Imbeaud de passage à Paris pour la promotion de l’album.



Culture et Passions : Ton nouvel album The Lake succède à Amazone sorti en 2020. Un an plus tard, en 2021, tu as été victime d’un burn-out. Que s’est-il passé ?
Morgane Imbeaud : C’était dû au post-confinement. J’avoue que je fais partie des gens qui ont eu de la chance lors du premier confinement car je vivais dans une maison à Clermont-Ferrand. Mais lors du deuxième confinement, plein de concerts ont été annulés. Emotionnellement, je n’en pouvais plus. Du coup, mon corps a craqué. J’ai fait des crises d’angoisses etc. Je suis allée dans une clinique privée qui était super ! Et aujourd’hui, ça va mieux, je me sens hyper bien !
C’est cet épisode qui t’a inspiré la conception de ce nouvel album ?
Oui complètement ! Je m’étais fait un petit home studio dans ma chambre d’hôpital. J’avais tout ramené : mon ordi, mon clavier et ma guitare. C’est un album que j’ai travaillé avec Robin Foster. On échangeait énormément. Il m’a envoyé plein de chansons et plein de musiques parce qu’on collabore aussi beaucoup tous les deux. C’était génial !
L’album est composé de douze titres. Quels sont les sujets qui te tenaient à cœur ?
Il y en a plusieurs. Sur chaque titre, j’ai voulu exprimer une émotion particulière. J’ai parfois du mal à trouver le mot juste sur une émotion ou ce que je ressens. Mais la musique m’aide beaucoup pour ça. Les chansons portent principalement sur le thème de l’eau. Ce qui est un peu paradoxal car j’ai la phobie de l’eau. Le titre The Lake renvoie aussi au fait que j’habite à Clermont-Ferrand et il y a un lac que j’adore, c’est le Lac de Servières. C’est mon lac préféré depuis toujours. Ca me paraissait évident de parler de ce lac-là. Pour Patineuse, je me suis inspirée d’une petite histoire du livre Dévotion de Patti Smith. J’étais très touchée par cette histoire-là. C’est celle d’une fille qui danse sur un lac gelé.
Tu as évoqué Robin Foster avec qui tu as travaillé pour cet album. Qui est-il ?
C’est un artiste solo qui a fait un triptyque qui s’appelle Peninsular et vit à Camaret-sur-Mer. Il fait beaucoup de musiques de films et travaille avec plein d’artistes différents notamment avec Dave Pen, le chanteur du groupe Archive. Ils ont fait un projet commun qui s’appelle We Are Bodies.
Quelques titres de l’album ont été dévoilés comme No Rising Sun, Seule, Dive Head First, Nothing’s real et Fire. Comment ont-ils été accueillis ?
No Rising Sun est le premier titre qu’on a sorti et il a été hyper bien accueilli ! J’ai pu exprimer ce que j’avais vécu, notamment en clinique. Les gens aiment beaucoup quand je chante en anglais. Je tenais vraiment à avoir un accent parfait. Dans l’ensemble, les chansons ont touchées des gens auxquels je ne m’y attendais pas. En tout cas, je suis très heureuse du résultat de l’album parce que j’ai pu faire tout ce que je voulais du début à la fin.
Quel message voudrais-tu faire passer à ton public ?
J’espère que les chansons de l’album vont les toucher en plein cœur, que ce soit positif ou négatif. Ce qui prime chez moi, c’est que je cherche la beauté un peu partout. Etant donné que j’ai passé du temps en clinique, je trouve que les gens qui s’en sortent, ça me touche beaucoup plus. Je veux montrer qu’il est possible de se retrouver dans des chansons et de se faire son histoire à soi.
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