Artiste originaire du Congo Brazzaville, Paterne Maestro a lancé la Baseron, un projet artistique et social basé à Talangaï, une petite commune de l’Est de Brazzaville. De la détermination, quelques chaises de jardin, une sono et des smartphones ont permis à Paterne Maestro de mettre en place cette scène qui accueille de nombreux artistes de la diaspora africaine. Paterne Maestro y a déjà accueilli des valeurs sûres comme Roga Roga du groupe Extra Musica, Passi, ou encore des artistes de la nouvelle génération comme l’Ivoirien Suspect 95 et le Congolais Gaz Mawete. Culture & Passions a rencontré Paterne Maestro lors de son passage à Paris.



Culture et Passions : Peux-tu parler de ton parcours ?
Paterne Maestro : Je suis artiste musicien d’origine congolaise. Je fais du rap folklorique. C’est un mélange entre le rap et le folklore. J’ai développé chez moi à Brazzaville un concept qu’on appelle La Baseron et qui a pris de l’ampleur. Voilà un résumé de ce que je suis.
Qui sont les artistes qui t’ont servi de modèles ?
Enfant, j’étais beaucoup le coupé-décalé mais plus celui du Congo-Brazzaville. Je me suis beaucoup inspiré de la rumba. J’ai d’ailleurs un son, Falanga, qui va sortir bientôt. J’ai immortalisé Pamelo Mounka (décédé en janvier 1996) qui est un vétéran de la rumba congolaise.
D’où t’es venue l’idée de la Baseron ?
La Baseron, c’est une base. Chez nous, à la Baseron, on utilise Peleron qui est notre langage auquel on ajoute le suffixe « ron » dans chaque mot. Avec la Baseron, on veut mettre en avant notre art. On avait du mal à réaliser nos projets. Le meilleur canal pour se développer, c’était les réseaux sociaux. Avec le staff et mes amis, on a pensé à faire des freestyles, de sorte à mettre en avant notre art.
Au sein de la Baseron, tu as collaboré avec des artistes tels que Gaz Mawete ou encore Suspect 95 avec lesquels tu as respectivement fait les titres Ya Jean et Peleron. Quels ont été les retours ?
Très bien ! Peleron est un peu l’hymne de La Baseron. Quand Suspect 95 est arrivé à Brazzaville, j’avais demandé à mon public de me taguer afin qu’il passe à La Baseron. Suspect 95 m’a aussi écrit sur Instagram pour demander ce que c’était la Baseron ? Je lui ai expliqué, ensuite on a organisé ça en 48 heures. A son arrivée à la Baseron, je lui ai proposé une collaboration et c’est passé crème. Avec Gaz Mawete, c’était par l’intermédiaire d’un freestyle que j’avais fait et qui s’appelle Ya Jean. Il avait reposté sur les réseaux et a commenté. Je lui ai proposé une collaboration et il a accepté. On s’est rendus à Kinshasa et on a fait le titre en 72 heures, 3 jours. On a fait l’audio, le clip et voilà. Cela a été très bien accueilli par le public et c’est très positif ! Aujourd’hui, la Baseron est la référence de l’Afrique francophone.
Y’aura-t-il des nouveaux titres ?
Bien évidemment, il y a Falanga qui va arriver. Après, on est en train de travailler sur plusieurs projets. J’ai même fait quelques collaborations en France, notamment avec H Magnum. Et je garde encore quelques artistes parce que ce seront des surprises !
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