Pauline Mann se livre dans son premier EP « Je croyais aimer la nuit »

Jeune artiste auteure-compositrice et interprète originaire de Paris, Pauline Mann s’inscrit dans la nouvelle vague de la chanson française à la plume audacieuse. Pour elle, tout à commencé par l’écriture à la fois intime, solitaire et nocturne, pour arriver à la sortie de son premier EP intitulé Je croyais aimer la nuit. Un projet de cinq titres dans lesquels la chanteuse se met à nu. Pauline Mann se produit sur la scène des Trois Baudets à Paris le jeudi 26 septembre. Avant ce rendez-vous, la jeune artiste s’est confiée à Culture & Passions.

Culture & Passions : Tu as grandi en région parisienne. Tu as été bercée par des chanteuses telles que Billie Holiday, Ella Fitzgerald et Aretha Franklin. Est-ce qu’à ce moment-là tu rêvais déjà d’être artiste ?

Pauline Mann : Très tôt, je rêvais d’être chanteuse. Je rêvais aussi d’être actrice. J’avais une passion pour le théâtre et c’est pendant mes ateliers théâtre que j’ai découvert le chant. Je jouais dans une troupe pour jeunes ados. On devait chanter, danser et faire du théâtre. Un moment, je chantais une chanson et j’ai pu voir comment ma voix sortait et à quel point ça m’avait remuée. C’est là que j’ai découvert la puissance du chant.

C’est à partir de là que tu as pris des cours de chant lyrique ?

Oui. J’ai commencé assez tôt. Mon professeur de chant était un ami de ma mère. J’ai fait quelques années avec lui. Ensuite, j’ai pris des cours de musiques actuelles pendant un an. Puis j’ai totalement arrêté ça durant mes études de droit que j’ai effectué pendant cinq ans.

A ce moment-là, est-ce que tu te dirigeais plus vers une carrière juridique ou tu émettais toujours le désir de devenir chanteuse ?

Avant mon bac, j’envisageais des études classiques. J’hésitais entre ça et un métier artistique mais je ne savais pas par quoi passer. Je ne savais pas où aller. Je pense que je n’étais pas prête à être une interprète. J’avais pensé faire de la comédie musicale mais je ne savais pas dans quelle école. J’ai finalement décidé de faire du droit mais je ne connaissais pas le droit non plus. C’était une période où je ne savais pas trop par quel chemin passer. C’est vraiment par l’écriture que je suis revenue au chant et que la perspective d’une démarche artistique profonde et plus personnelle est apparue vers l’âge de 22 ans.

Tu t’es finalement lancée dans la carrière musicale avec la sortie de ton premier EP Je croyais aimer la nuit. Un titre assez révélateur car tes premières écritures avaient lieu la nuit…

Je suis assez nocturne. Je n’ai jamais écrit de chansons le matin. C’est vrai qu’il y a quelque chose qui s’apaise en moi le soir et je me mets un petit peu hors du temps. C’est une solitude très agréable. C’est dans ces moments-là que j’écris avec ou sans instrument. Donc oui, j’écris beaucoup la nuit.

Quels sont les sujets que tu voulais aborder à travers les cinq chansons de l’EP ?

Je voulais parler de choses assez personnelles, assez intimes. C’est un EP qui parle d’une recherche de soi à travers la rencontre avec l’autre mais aussi la rencontre avec soi-même. Les chansons Le Vagabond et Je croyais aimer la nuit sont apparues dans le cadre d’une rencontre forte que j’ai faite. La chanson Nuit d’orage est apparue à la suite d’une expérience vécue. La fuite parle d’une expérience plus intime, plus personnelle. Quant au titre Nous marcherons, il est apparu comme un cadeau. Lors du confinement, j’ai eu envie d’offrir une chanson à mes deux grands-pères. J’ai écrit cette chanson et je leur ai envoyée par vidéo. Ils avaient été très touchés et après le confinement, lorsqu’on s’est retrouvés, je l’avais chantée pour l’anniversaire de mon grand-père. C’était un moment assez fort, d’autant que c’est une chanson qui réunit et qui est pleine d’espoir. Je l’ai mise à la fin de l’EP parce qu’elle porte beaucoup de lumière.

Le Vagabond est le premier titre de l’EP à avoir été dévoilé en clip. Comment a-t-il été reçu ?

J’ai eu de très bons retours ! C’était le tout premier clip que j’ai fait avec une photographe qui habite à côté de chez moi et qui s’appelle Liza Miri. C’est elle qui est à l’origine de la pochette de l’EP et on s’est lancées dans cette aventure à deux. C’est un clip un peu fait maison avec beaucoup d’attention et beaucoup d’amour. C’est aussi un clip assez mystérieux et on voit très peu. Le soir de la sortie du clip, j’ai invité du monde chez moi et on a visionné le clip tous ensemble. C’était un moment très très fort.

Tu seras en concert aux Trois Baudets le jeudi 26 septembre. Comment te sens-tu à l’idée de te produire sur cette scène ?

C’est un immense rêve pour moi de chanter aux Trois Baudets car c’est une salle que j’aime beaucoup et dans laquelle beaucoup de grands noms de la chanson sont passés comme Jacques Brel, Françoise Hardy ou encore Anne Sylvestre que j’aime énormément. C’est une salle qui est au cœur de Paris et à laquelle j’ai découvert beaucoup d’artistes. Je suis très heureuse de fêter la sortie de mon EP dans cette salle. Nous serons en trio avec la violoncelliste Léonore Vedie et le pianiste Axel Nouveau avec qui j’ai arrangé toutes les chansons de l’EP. On chantera des chansons autres que celles de l’EP. Je pense que ça va être un grand moment d’émotion.

Y’a-t-il des artistes avec lesquels tu aimerais collaborer ?

J’ai beaucoup d’amis dans le monde artistique mais avec qui je n’ai pas encore trop collaboré. J’adore Bertrand Belin. J’aimerais faire un duo avec lui ou même avec Arthur H. J’aime beaucoup Dominique A aussi. Je suis une grande admiratrice de chansons à textes.

Photos : Liza Miri.

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