Nicolas Fraissinet dévoile son nouvel album « Joie Sauvage »

Artiste franco-suisse, Nicolas Fraissinet défend une chanson où se mêlent l’électrique et l’électro, sans jamais perdre la tendresse de ses premiers points d’ancrage : le piano et une voix pétillante, parfois écorchée d’une énergie communicative. Après l’album Des étoiles dans les yeux en 2021, Nicolas Fraissinet sort son nouvel opus intitulé Joie Sauvage. Un album de treize chansons qui poussent à chercher les chemins de traverse, admirer l’instinct de survie, la résilience et l’acharnement au bonheur. A l’occasion de la sortie de son nouvel album, Nicolas Fraissinet s’est confié à Culture & Passions.

La pochette de Joie Sauvage, le nouvel album de Nicolas Fraissinet disponible depuis le 17 janvier 2025 chez Trytons/Inouïe Distribution.

Culture & Passions : Après l’album Des étoiles dans les yeux en 2021, vous revenez avec un nouvel album intitulé Joie Sauvage. Que vous inspire ce titre ?

Nicolas Fraissinet : Pour moi, dans la joie, il y a un choix qu’on fait. Ça va bien au-delà du bonheur ou du plaisir. C’est le choix de se mettre dans une perspective constructive. Pour moi, ce titre correspond à une démarche.

Quels sont les thèmes ou les sujets que vous vouliez explorer à travers ces 13 chansons ?

Le fil conducteur de cet album, ce sont les retrouvailles avec la part animale qu’il y a en chacun de nous et que j’aime appeler la part belle de l’homme. On est tous des animaux et parfois, avec nos raisons, nos réflexions et nos constructions intellectuelles, on a tendance à l’oublier. Mais pour moi, ce qui fait que l’être humain est lumineux, c’est sa part animale.

L’un des premiers titres de l’album à avoir été dévoilé est Amours Polaires. Que raconte cette chanson ?

C’est une chanson qu’on peut voir à différents niveaux. On peut la considérer comme une chanson d’amour. On peut voir aussi le lien qu’il y a avec nos conditions climatiques et cet ours qui est en train de perdre son habitat frais et hospitalier. Il y a une double lecture. D’ailleurs le clip, on peut le voir comme quelque chose d’humoristique et de joyeux ou le voir comme un ours naufragé dans une société hyper urbanisée. Cela crée un décalage qui peut être soit drôle, soit un peu grinçant.

Comment a été reçu ce titre ?

Il a reçu un double accueil. Il y a à la fois les personnes qui l’ont trouvé très dansant, très joyeux et qui l’ont reçu comme quelque chose de très festif. Et d’autres qui l’ont reçu de manière un peu plus grinçante. Mais ce qui m’a surtout plu, c’est le fait qu’on me dise que l’un n’empêchait pas l’autre et que ce côté humoristique et décalé permettait, sans trop de gravité, d’aborder un sujet qui aurait été beaucoup plus dur si j’en avais parlé de manière plus crue.

Vous serez en concert au Zèbre de Belleville à Paris le 10 mars prochain. Qui sont les musiciens qui vont vous accompagner sur scène ?

Nous serons trois. Je serai au piano. Il y aura une violoncelliste et un bassiste. Ce sont des sons qui correspondent un peu à la couleur de l’album qui est à la fois électro et très acoustique mais qui est aussi très grave dans les sonorités. La particularité de ce spectacle est qu’il y aura un écran au-dessus de nous et cette salle a l’avantage d’être à la fois très conviviale et proche et d’être en même temps très haute. Il y a un côté assez optimal dans la configuration du lieu pour que les gens aient à la fois l’impression de voir un film et d’être devant un film.

Est-ce que vous projetez de refaire un roman comme en 2019 avec Des étoiles dans les yeux ?

C’est possible ! Mais pour l’instant, je me concentre vraiment sur ce nouveau projet et voir comment il va grandir. Puis on verra ensuite.

Image en une : Isabelle Delorbe.

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