Axel Zimmerman : « Je veux exister par moi-même »

Axel Zimmerman a parcouru les scènes métal du monde entier en tant que guitariste du groupe BlackRain. Désormais séparé du groupe, c’est en solo qu’il compte se faire un nom grâce à son premier album intitulé Exister. Un opus véritablement pop dans lequel il se met à nu. Il en parle dans cette interview à Culture & Passions.

La pochette de Exister, le premier album d’Axel Zimmerman.

Culture & Passions : Pourquoi ce titre « Exister » ?

Axel Zimmerman : On cherche tous à exister sur cette terre. C’est le fait d’exister au sein de la famille, au travail, dans la rue… Chacun veut trouver une manière d’exister au yeux des autres. On est à la recherche d’une reconnaissance aux yeux des parents ou de notre entourage. Et moi je veux exister par moi-même. J’ai fait partie d’un groupe pendant 24 ans. Je composais que très peu. Et au bout d’un moment, il a fallu que j’existe par moi-même et que je mette sur un disque les chansons que j’avais créées. C’est un peu une petite carte de visite.

Pour paraphraser un titre de l’album, cet opus, c’est aussi un rêve d’enfant pour toi ?

C’est ça ! C’est un rêve d’enfant auquel je m’accroche depuis longtemps. C’est le rêve de faire de la musique, sortir des disques, faire des concerts… C’est un rêve que j’ai depuis tout petit et que j’ai pu caresser et vivre au sein du groupe BlackRain avec lequel j’ai fait une petite carrière sympa. Et au bout d’un moment, il a fallu que je caresse mon rêve personnel. Celui que je chérissais depuis enfant.

Qu’as-tu voulu raconter à travers ces onze chansons ?

Parmi ces onze chansons, certaines ont été composées il y a un sacré bout de temps. La chanson Buy and Obey a été écrite lorsque j’habitais encore en région parisienne à Châtenay-Malabry. J’allais tous les jours à Paris pour faire de la musique avec mon ancien groupe. Cette vie, au bout d’un temps, m’a rendu un peu triste. En tant que provincial de Haute-Savoie, ce n’était pas évident pour moi de vivre dans cette ville. Mais cette chanson Buy and Obey, j’ai essayé d’en rire.

Avec Rien n’a changé, j’ai voulu faire une chanson urbaine. J’ai écouté beaucoup de rappeurs comme Orelsan, Lomepal, Nekfeu etc… Du coup, j’ai voulu me tester et voir si j’étais capable de faire une chanson plus urbaine afin de sortir un peu de mon côté folk et chansonnier. Quand je dis « rien n’a changé », je suis un peu lassé. Je me rends compte qu’en vingt ans, dans ma vie, les choses se sont un peu transformées mais le fond du fond n’a pas tellement changé. Dans Rien ne s’éternise, je parle de mon grand-père et dans Mon père m’a dit, je fais le flashback de ce que me disait mon père étant enfant. Je me rends compte qu’il avait raison sur certaines choses de la vie.

Quelles sont les chansons qui ont le plus touchées les gens ?

Mon entourage a bien aimé Rien n’a changé parce qu’il y a un côté personnel qui renvoie sur le sociétal. C’est ce qui parle à beaucoup de gens. Il y en a aussi qui n’aiment pas trop cette chanson parce qu’ils la trouvent un peu rock. Ma belle-mère adore Rien ne s’éternise parce que des gens qui ont perdu un parent ou un grand-parent s’y retrouve dans cette chanson. En revanche, ceux qui ont plus envie de danser vont surtout écouter des titres comme Summer Santana qui est une chanson festive.

L’album est aussi marqué par la rencontre avec Olivier Hudry, le bassiste des Bear’s Tower. Comment s’est passée la collaboration avec lui ?

On s’est connus grâce au label Single Bel. Le patron m’avait donné carte blanche en faisant mon album et il m’a présenté Olivier Hudry. C’est lui qui m’a aidé à réaliser l’album. On s’est très bien entendus tous les deux. Il m’a apporté énormément. Il me suit dans tous mes projets.

Comment as-tu décroché cette opportunité de jouer à l’Espace Icare en première partie de Maelle à Issy-Les-Moulineaux ? La connais-tu ?

Je ne la connais pas personnellement mais j’étais content qu’elle ait gagné The Voice. C’était une jeune femme de 18 ans. J’ai toujours suivi ses chansons. Et un jour, une connaissance m’a placé sur la première partie de Maelle. J’ai d’ailleurs essayé de trouver des dates à Paris et en région parisienne, je n’ai eu que des non-réponses. C’est extrêmement difficile pour moi de trouver des concerts.

Y’a-t-il des salles parisiennes que tu rêverais de faire ?

Oui ! Avec mon ancien groupe, on s’est produit à La Maroquinerie. J’avais adoré faire Le Divan du monde, La Cigale qui est une salle fantastique. On a joué plusieurs fois au Trabendo. Je rêverais de refaire ces salles en mon nom.

Quels souvenirs gardes-tu de tes années passées au sein du groupe BlackRain ?

Des bons et des moins bons souvenirs. Quand je suis arrivé à Paris en 2010, c’était une sorte d’exaltation, de surexcitation… C’était la ville de tous les possibles. On avait signé avec Sony. On avait fait la finale de La France a un incroyable talent… On avait aussi fait quelques émissions de radio. C’est trois belles années à Paris. Puis il y a aussi des souvenirs plus difficiles. On a dû dormir dans des F1 pourris, on faisait de très longues routes, on n’était pas toujours bien accueillis et les salles n’étaient pas toujours remplies.

Comment vois-tu cette année 2025 ?

Je touche du bois. Certes mon âge ne joue pas en ma faveur mais j’ai de l’expérience. J’ai l’impression que, lorsque tu as une belle carrière étant jeune, tu peux vieillir avec tes fans. Tu es fan surtout quand tu es jeune. Avoir un nouveau public quand tu n’as pas commencé à 20 ans, ce n’est pas évident.

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