Membre du collectif O’B League, Roswein est un rappeur belge qui se démarque par ses sonorités oniriques et sa plume nonchalante. Quant à Tussy, également belge, c’est un grand consommateur de rap en tout genre. Les deux artistes s’associent dans ce nouvel EP Alya sorti le 11 avril dernier. Ce projet est le fruit de leur détermination, de leur volonté de gravir les échelons sans jamais se détourner de leurs objectifs. Tussy et Roswein se produisent pour la première fois dans la salle du Consulat à Paris ce mercredi 23 avril. Avant ce grand rendez-vous, Culture & Passions a rencontré les deux artistes au Studio Luna Rossa dans le 11e arrondissement de Paris.

Culture & Passions : Avant d’évoquer votre nouvel EP, comment est née votre passion pour le rap à tous les deux ?
Tussy : Moi, c’est venu au début de l’adolescence quand j’ai commencé à écrire mes textes. Puis de fil en aiguille, j’ai commencé à rencontrer des gens qui ont fait que j’ai commencé à faire de plus en plus de choses. J’ai ensuite créé des liens avec pas de gens. Avec Roswein, on s’est rencontrés il y a quelque temps. On avait déjà fait quelques morceaux ensemble. Et là, on a eu l’idée de faire un projet ensemble.
Roswein : Quand j’étais plus jeune, je n’écoutais pas beaucoup de rap à la maison. Ma maman écoutait des chansons traditionnelles puisque je suis d’origine moldave. Un jour, j’ai vu le festival Tomorrowland à la télé. J’ai beaucoup aimé l’aspect public, grand festival. Par la suite, je suis entré dans le monde de la musique en essayant de faire des prods électros. Je me suis rendu compte que ce n’était pas ce qui collait le plus avec ma personnalité. Et donc, je me suis intéressé à la prod trap. Mais comme je me suis rendu compte que je n’étais pas très bon en prod, j’ai commencé à écrire puis c’est parti quoi. En termes d’influences, les artistes comme PNL et Damso m’ont beaucoup inspiré. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus inspiré par des artistes américains comme Travis etc.
Comment est né « Alya » ?
Roswein : Avec Tussy, comme on s’est rendus compte que nos univers étaient plus ou moins similaires, on s’est dit que ce serait intéressant de proposer un projet où on allait unir nos forces, quelque chose qui nous ressemble. Je ne peux pas dire qu’on a vécu la même enfance mais je sais que Tussy était un petit gamer, très YouTube. Lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois, il y a eu des atomes crochus et aujourd’hui ça se concrétise dans la musique.
Tussy : On est restés en résidence pendant un moment pour concevoir le projet. On aime beaucoup créer autour des discussions qui nous concernent, des histoires qu’on se raconte etc.
Qui a eu l’idée du titre de l’EP ?
Roswein : On a eu l’idée du titre ensemble. On a réfléchi pendant de très longues heures, affalés sur le canapé. On voulait un titre qui nous parle déjà à nous et qui soit chargé d’une vraie émotion. Et avec « Alya », on a vu que c’était une des étoiles qui brillaient le plus. Je ne suis pas exactement sûr de la source mais quand on a vu ça, on s’est dit que ça collait bien avec nos ambitions de briller un maximum et d’aller le plus loin possible.
L’un des titres de l’EP a avoir été dévoilé en premier est Side. De quoi parle cette chanson et comment a été reçu le clip ?
Roswein : Ça a été très bien reçu, il y a eu énormément de retours positifs sur la chanson et le clip qui a été réalisé par notre cher ami Hugo Rios. En gros, cette chanson, c’est un résumé de l’envie qu’on a de se démarquer. C’est aussi un truc qu’on se dit à nous-mêmes mais aussi aux autres. C’est le fait de se dire qu’il faut se mettre en avant, ne pas avoir peur de se démarquer et de briller.
Le mois d’avril est aussi marqué par votre concert au Consulat à Paris. Comment vous sentez-vous à l’idée de jouer dans cette salle ?
Tussy : C’est la première fois qu’on joue à Paris. On adore la scène tous les deux. On va faire un bon set bien consistant avec des sons qui sont déjà sortis et puis, bien évidemment, on va fêter Alya avec toutes les personnes qui le souhaitent.
Y’a-t-il d’autres salles parisiennes que vous aimeriez faire ?
Tussy : Il faut toutes les faire, étape par étape (Rires). On aimerait faire la Boule Noire par exemple. On veut juste prendre un maximum de plaisir, c’est plus important.
Roswein : On veut surtout rester proche des gens, éviter de mettre trop de barrières parce que dans ce milieu, j’ai remarqué que dès que les gens commencent à avoir un peu de lumière, ils commencent à construire des murs entre les gens. Nous, on est plus dans le partage, que ce soit en termes de partage ou d’enseignement. Après, on ne va pas non plus donner des leçons de vie à tout le monde.
Image en une : Hugo Rios.
Tussy sur les réseaux :
Roswein sur les réseaux :
En savoir plus sur Culture & Passions
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
