In the Summers est le premier long-métrage de la réalisatrice américaine Alessandra Lacorazza qui met en scène Vicente, un père de famille à la fois attendri et rongé par ses excès à l’alcool et à la cigarette.




Synopsis : Violeta et Eva rendent visite chaque été à leur père Vicente, à la fois aimant et téméraire. Il crée un monde merveilleux mais, derrière la façade enjouée, lutte contre l’addiction qui érode progressivement la magie. Vicente essaie de réparer les erreurs du passé, mais les plaies ne sont pas faciles à refermer.
In the Summers est le premier long-métrage de la réalisatrice américaine Alessandra Lacorazza. Ce film a remporté le Grand Prix du Festival de Deauville 2024 ainsi que le Grand Prix du Jury au Sundance Film Festival 2024. Pour ce film, la réalisatrice s’est inspirée de son propre vécu, elle-même fille d’un père addict à l’alcool et à la cigarette. « Quand j’étais petite, j’ai été victime d’un grave accident de voiture avec mon père et ma sœur, qui m’a gravement blessée. Dans mes souvenirs, quand il y a eu l’accident, une ambulance est arrivée et nous a emmenés à l’hôpital le plus proche puis nous avons fini par nous rétablir. En fait, j’ai découvert après sa mort que mon père avait dû nous sortir des décombres et marcher le long d’une route déserte jusqu’à ce que quelqu’un s’arrête pour l’aider. J’ai alors réalisé que l’accident de voiture n’était pas qu’un traumatisme pour moi mais aussi pour lui : nous le partagions. J’ai compris que mon père était d’une plus grande complexité que ce que j’imaginais, que c’était un homme blessé mais qui avait aussi un amour profond pour ses filles », raconte-t-elle dans le dossier de presse.
Pour incarner le rôle principal de Vicente, Alessandra Lacorazza a fait appel au rappeur portoricain René Pérez Joglar plus connu sous le nom de Residente. Ce dernier incarne ainsi son premier rôle au cinéma. « J’ai tout de suite été convaincue », reconnaît Alessandra Lacorazza. « Il avait toutes les qualités pour jouer ce rôle : il est le stéréotype de l’homme latino, macho, avec ses tatouages jusqu’à ce que nous écoutions sa musique ou apprenions à le connaître. Il est extrêmement sensible et c’est exactement ce que je voulais essayer de capturer dans ce personnage », poursuit-elle.
Un film poignant et émouvant
Ce film nous montre l’évolution (à la fois physique et psychologique) des sœurs Eva et Violeta. Elles sont assez proches durant l’enfance qui marque une période insouciante. En revanche, Violeta, qui prend la décision de se couper les cheveux avec l’aide de sa petite sœur, montre déjà des signes de rébellion. Puis arrive l’adolescence. Une période dans laquelle elles commencent à fumer, boivent de l’alcool et connaissent leurs premières aventures amoureuses, notamment Violeta qui tombe amoureuse d’une fille. En revanche, elles paraissent un peu plus fermées lorsqu’elles deviennent adultes. Leur père Vicente semble être devenu plus proche de son autre fille. D’ailleurs, ce dernier a deux facettes : celui d’un père aimant, protecteur et même attendri durant l’enfance d’Eva et Violeta et celui d’un homme avec ses excès : la cigarette et l’alcool que consomment d’ailleurs Eva et Violeta lorsqu’elles sont adultes. Au final, In the Summers est un film émouvant et poignant.
In the Summers, film d’Alessandra Lacorazza. 98 min / Drame / Etats-Unis / Anglais et Espagnol / Distribution : Wayna Pitch.
