Emma’a : « L’Olympia est la salle dont je rêve »

Révélée comme l’une des nouvelles voix de la scène R’n’B et afro-urbaine, Emma’a multiplie les succès avec des millions d’écoutes en streaming. Après le succès de son EP Emma’a Part II (Deluxe) et la sortie remarquée de son single Trop d’amour cet été, Culture & Passions a rencontré Emma’a chez Sony Music France. L’occasion d’évoquer son parcours, ses influences et ses ambitions pour les mois à venir.

Culture & Passions : Tu as sorti en novembre dernier ton EP Emma’a Part II qui est également sorti en version deluxe. Quel bilan fais-tu de ce projet qui a l’allure d’un album ?

Emma’a : Les retours sont assez positifs, les gens aiment bien. Ils ont surtout aimé le titre Je m’y oppose. Dans le clip, je suis en mode femme mariée comme dans Changer les choses avec Joé Dwèt Filé. En fait, chaque titre est une suite logique. Avec les visualizers, j’ai voulu faire une sorte de mini-série.

Sur ce projet, tu avais invité une pléiade d’artistes comme Joé Dwèt Filé sur Changer les choses, Jungeli sur Biso Mibale et Katana, Ronisia sur Menteur, Papi Del Sol sur Comme si de rien n’était et Kulturr sur Aime comme ça (La cité). Quels rapports entretiens-tu avec ces artistes ?

On s’entend tous très bien. Le courant est très bien passé. On se soutient mutuellement.

Tu as sorti cet été deux nouveaux titres dont C’est mon BB avec Chily et Trop d’amour. De quoi parlent ces deux chansons ?

Trop d’amour, c’est vraiment une déclaration d’amour à l’état brut. C’est une façon de dire « je suis in love » de mon ou ma partenaire. C’est mon BB ça parle de la même chose sauf que ça renvoie plus à ce que les gens disent de mon partenaire. C’est-à-dire que ce n’est pas une bonne personne et que cette personne n’est pas forcément pas faite pour moi.

Quel a été l’accueil du public ?

Très bien ! Je suis très contente de voir l’engouement des titres sur les réseaux sociaux. Les gens m’envoient des feedbacks, partagent les titres en story et même sur Tik Tok. C’est trop bien.

Est-ce que Trop d’amour marque un nouveau virage artistique pour toi ?

Je pense que, plus le temps passe, plus je m’améliore et plus je m’adapte aux codes de certains. Avant j’avais beaucoup tendance à pleurer quand je chantais. C’était très mélancolique. Là maintenant, je suis en train d’allier la mélancolie au rythme.

Quelle est la suite des projets pour toi ?

Je compte sortir un autre titre. Je m’étais fixé l’objectif de sortir un son par mois jusqu’à la sortie de mon futur album. Ça permettra aux gens de se familiariser avec certains titres. Le prochain single sera le dernier je pense. Ce sera en septembre pour un album qui, dans le pire des cas, sortira en novembre.

Tu as déjà collaboré avec beaucoup d’artistes. Quels sont ceux avec qui tu aimerais collaborer ?

J’aimerais beaucoup collaborer avec Gazo, Gims… Ce sont ceux qui sont au sommet de ma liste. Même Fally Ipupa que j’ai rencontré plusieurs fois. J’ai déjà assisté à l’une de ses sessions studio. C’était incroyable de voir comment il composait, j’étais impressionnée.

Quelle est la salle de concert à laquelle tu rêves de te produire ?

En premier lieu, je dirais l’Olympia. C’est une salle que j’affectionne particulièrement comme le Bataclan. J’aimerais faire toutes les salles. En tout cas, mon objectif pour l’année prochaine, ce sera d’organiser mes propres concerts. Je vais commencer par des petites salles et j’en ferai des plus grandes ensuite. J’espère que cela se fera par la grâce de Dieu.

As-tu un message pour les personnes qui te suivent et t’encouragent dans ta carrière ?

Je les remercie car, sans eux, je ne suis pas Emma’a. C’est pour eux que je fais de la musique car ce sont eux qui m’écoutent. Je continuerai à faire de la bonne musique tant qu’ils me soutiendront.

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