Danseuse, chanteuse, comédienne, Kendy est une artiste complète qui a fait de la scène son terrain d’expression. Révélée par Popstars en 2013, puis lauréate du concours Quality Street en 2024, elle poursuit sa route en indépendante, fidèle à une mission simple et belle : transmettre de la joie et de l’émotion. Avec Cœur Pur, son dernier single, elle chante la reconnexion à soi dans un monde où tout va trop vite. Une artiste solaire, sincère, en quête de vérité.


Culture & Passions : Peux-tu te présenter ?
Kendy : Je m’appelle Kendy. Je suis chanteuse, danseuse et comédienne, mais aujourd’hui c’est la musique qui prend un peu plus d’espace. J’ai toujours rêvé d’unir ces trois disciplines pour créer un univers complet, sincère et vibrant. J’ai grandi dans une famille d’artistes — ma mère était prof de danse — et très tôt, j’ai su que la scène serait mon terrain d’expression. J’ai suivi plusieurs formations, notamment à l’AID (Académie Internationale de Danse), où j’ai perfectionné le chant, la danse et le théâtre. J’ai eu des rôles dans les comédies musicales Hairspray et Swinging Life, j’ai participé à de nombreuses tournées en France et à l’étranger et j’ai eu la chance de chanter, danser et jouer dans les lieux emblématiques parisiens (Stade de France, Casino de Paris, les Folies Bergères).
Aujourd’hui je chante avec un orchestre dans de magnifiques lieux parisiens mais je n’ai qu’un seul objectif : partager mes propres chansons et offrir au public ma vision artistique, pas seulement des reprises.
Qui étaient les artistes qui te faisaient vibrer lorsque tu étais plus jeune ?
Michael Jackson, évidemment. Son sens du spectacle et de la perfection m’ont toujours fascinée. Il dansait, chantait, un vrai modèle! J’ai aussi été très marquée par Alicia Keys, Whitney Houston, Mariah Carey, Mary J. Blige… mais aussi par la scène urbaine française : Singuila, IAM, NTM, la Fonky Family, Gims, Mr Nov. Je suis métissée béninoise, brésilienne et française — et ça se ressent dans ma culture musicale très éclectique. À la maison, on écoutait aussi bien du Tupac que du Piaf ou du Aznavour. C’est cette richesse qui nourrit ma musique aujourd’hui.
En 2013, tu as participé à Popstars dont tu es sortie lauréate. Pourquoi avais-tu décidé de t’y inscrire ?
C’est une expérience que je n’avais pas vraiment planifiée ! On est venu me chercher, j’ai fini par accepter, sans trop y croire, nous étions environ 8000 à passer les auditions… et j’ai gagné. C’était formateur, une expérience intense, avec un groupe de 4 filles formé par le jury. Mais très vite, j’ai compris que je voulais suivre ma propre voie. J’ai besoin de liberté artistique et de sens dans ce que je crée.
Tu as ensuite sorti tes propres chansons comme Quand viendra l’automne, Paradise et Destinée…
Effectivement ! Et je prends mon temps. J’aime que chaque chanson ait une âme. Mon but, c’est de toucher les gens, de les faire réfléchir, de leur transmettre de l’espoir. Ma musique parle de quête personnelle, de confiance en soi, de lumière. Paradise était un morceau qui sortait un peu de cet axe, un titre d’été, plus festif, une collab avec un contact DJ.
De quoi parle ton dernier titre Cœur Pur ?
Cœur Pur est une invitation à écouter cette petite voix intérieure qui nous guide vers notre vraie nature. C’est un titre d’espoir. Quand je chante “Écoute le son de ton âme”, c’est un appel à se reconnecter à soi, à ce qu’on a de plus sincère. Dans un monde où la technologie envahit notre quotidien, il est question dans ce morceau de retisser les liens entre nous et de prendre conscience que chacun a le pouvoir, à son niveau, de faire bouger les choses autour de lui : “Tu attends celui qui te sauvera, le futur c’est toi.”
En revanche, tu n’as jamais sorti d’EP. Tu donnes aussi très peu de concerts. Pourquoi ?
Je prépare la suite avec l’envie d’offrir plus de musique et plus de scènes. Certains morceaux sont déjà prêts et le clip de Cœur Pur arrive dans les prochaines semaines ! J’ai déjà fait quelques concerts à Paris, mais j’ai envie d’aller plus loin, de rencontrer le public autour de mes propres titres. Et puis, j’aimerais m’entourer d’une vraie équipe artistique, tout en gardant mon indépendance, ce qui n’est pas évident dans ce métier. Je veux construire un projet solide, humain et sincère.
Quelles sont les difficultés que tu rencontres en tant qu’artiste indépendante ?
Le financement reste un vrai défi, bien sûr. Produire un titre demande un budget important, entre la composition, le mix et le mastering. Mais au-delà de ça, je rêve de m’entourer d’une petite équipe fidèle, créative, sans forcément passer par un gros label. L’indépendance me permet de rester libre et alignée avec ma vision.
Tu as également participé au Quality Street dont tu es sortie gagnante en 2024. Peux-tu raconter ?
C’était une belle expérience ! Ce concours m’a challengée et m’a permis de revisiter des univers très différents, comme Marvin Gaye ou Véronique Sanson. C’est là que j’ai compris qu’avec le cœur, on peut tout chanter. J’y ai aussi fait de belles rencontres et retrouvé ce que j’aime le plus : la scène, la créativité, le partage et l’émotion.
Musicalement, quel serait ton plus grand rêve ?
Vivre de mes compositions, sur scène, entourée de musiciens qui partagent la même énergie positive. Créer une vraie connexion avec le public, inspirer les gens à croire en eux et à poursuivre leurs rêves. Pour moi, la musique, c’est une vibration d’amour et de lumière – et c’est cette énergie-là que j’ai envie de transmettre.
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