Après avoir conquis le public lituanien en remportant X Factor en 2021, Antoine Wend trace sa route entre sincérité et audace. Après un premier EP prometteur Pourquoi je vis en 2024, le chanteur français, originaire de Rouen, revient avec un second EP aussi intime qu’engagé, Jamais Assez, où il explore la vulnérabilité sous toutes ses formes : amour, corps, identité. Avant de partir en tournée avec le spectacle Balavoine, ma bataille en 2026, Antoine Wend a offert à son public parisien une performance brûlante à la Boule Noire le 28 octobre dernier, marquant une étape clé de son parcours. Culture & Passions l’a rencontré quelques heures avant son show.


Culture & Passions : Comment définirais-tu ton nouvel EP par rapport au précédent ?
Antoine Wend : Contrairement à Pourquoi je vis où je présentais à la fois mes forces et mes faiblesses, cet EP parle plus de mon histoire à l’échelle d’une année. Ce sont beaucoup de choses que j’ai comprises et qui m’ont touchées cette année.
Quels sont les thèmes que tu as voulu mettre en lumière dans ce second EP ?
Déjà la sixième chanson (reprise de I Will Always Love You de Dolly Parton), je l’ai connue très tardivement. J’ai trouvé qu’il y avait une telle maturité dans cette chanson que j’ai compris ce qu’elle voulait dire. J’ai toujours voulu en faire quelque chose de cette chanson. Dans l’ensemble, cet EP est une introspection. J’ai toujours voulu être authentique et honnête dans mes chansons. Je voulais parler des choses que j’ai comprises en amour. Je parle notamment des relations toxiques dans Rodéo, de sexualité dans Mourir Amoureux… Bref, cet EP est un échantillon de mon année 2025.
La pochette de l’EP est assez parlante…
Oui. C’est une façon de remettre les comptes à zéro sur ce que représente la nudité en elle-même. Je trouve ça cool de se mettre tout nu, peu importe l’âge, le corps, la couleur de peau. J’ai d’ailleurs eu des commentaires sur les réseaux sociaux où on m’a dit : ‘Antoine, t’as pas besoin de te mettre tout nu. Ton art restera mais pas ton corps.’ Mais tant que je serai vivant, si je veux me mettre à poil, je me mets à poil. Peu importe le physique que j’ai. Pour l’instant, je n’ai pas été censuré, à part sur Facebook.
Quelles sont les chansons qui ont le plus marqué les esprits ?
Il y a Rodéo parce que j’ai fait un clip qui a beaucoup touché les gens. Les gens ont bien aimé aussi Mourir Amoureux.
Quel effet ça te fait de chanter à La Boule Noire pour la première fois ?
C’est un truc de malade ! Je ne réalise même pas ! C’est très dur de faire des dates à Paris. Et jouer à la Boule Noire, c’est un honneur pour moi. J’en suis très fier. C’est ma plus grosse date parisienne !
« Faire l’Eurovision, c’est mon objectif »
Tu t’es fait connaître grâce à ta participation dans l’émission X Factor que tu as remporté en Lituanie en 2021. Quel souvenir en gardes-tu ?
C’était extraordinaire. J’adore les challenges, c’est ce qui me motive. Ca m’a surtout appris à comprendre la musicalité et à apprivoiser ma voix. Le chant, c’est 80% de la tête et 20% de la voix. Et quand tu comprends comment ça marche, ça passe tout seul.
Il y a un autre challenge qui t’attend en 2026, c’est le spectacle Balavoine, ma bataille en hommage à Daniel Balavoine. Tu avais d’ailleurs repris SOS d’un terrien en détresse dans ton premier EP. Comment te sens-tu à l’idée d’y participer ?
Je suis très content d’avoir fait cette cover qui était pour X Factor à la base. Elle a vachement déteint en France. On m’a ensuite appelé pour faire le casting et j’ai été pris. J’en suis très content. Je suis aussi très touché parce que c’est Balavoine, une idole pour moi. En plus, avec les autres artistes, on ne joue pas de rôle, on est nous-mêmes. On ne fait pas d’imitation, on rend hommage aux chansons de Balavoine. C’est un artiste extraordinaire.
C’est quoi la suite pour toi ?
Je continue à écrire des chansons. Je vise aussi l’Eurovision, c’est mon objectif. Mon cœur balance entre la France et la Lituanie. C’est ce pays qui m’a fait naître en tant qu’artiste. Je suis d’ailleurs arrivé en demi-finale de l’Eurovision 2024 (avec le titre Say No More). J’aime bien retenter en prenant plus de risque et en assumant le fait de chanter en français. J’avoue que si je pouvais représenter la France à l’Eurovision, ça me plairait beaucoup. Je lance un appel aux gens de France Télévisions !
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