Cēzange se met à nu dans « Enchanté »

Avec Enchanté, son premier EP dévoilé en février dernier, Cēzange se présente sans détour à travers des morceaux intimes et profondément sincères. Entre souvenirs d’enfance, blessures familiales et quête d’authenticité, l’artiste livre un projet à fleur de peau, porté par une écriture sensible et une envie de vérité. Protégé de Zaho, qu’il accompagne régulièrement sur scène, il poursuit aujourd’hui son ascension et se produira le 22 mai prochain aux Disquaires de Paris.

La pochette de Enchanté, le premier EP de Cēzange disponible depuis le 20 février 2026.

Culture & Passions : Le titre de l’EP est-il une manière de présenter au public ?

Cēzange : Absolument. C’est comme ça que j’ai imaginé le premier EP, depuis longtemps. Je voulais faire un projet où je me mettais à nu, où je racontais un peu qui j’étais sous différents angles. Je parle de ce que j’ai pu ressentir plus jeune, de ce que je ressens aujourd’hui, de ce que j’ai vécu et de ce que je vis aujourd’hui. C’est une sorte de carte d’identité que je présente au public.

De quoi voulais-tu parler à travers les six titres du projet ?

Je voulais tout simplement montrer qui j’étais, comme et en tant qu’artiste. Je ne voulais rien cacher, parler sans tabou et être vrai.

La chanson Début Juillet est sans doute la plus poignante du projet car tu évoques un accident de voiture vécu en famille. En quoi cet épisode t’a particulièrement marqué ?

C’est arrivé en 2004, j’avais 3 ans et demi. C’est un événement qui a forgé un peu nos dynamiques familiales et qui a forcément tout bouleversé parce que c’était assez violent. Je pense que cet accident a beaucoup resserré les liens intrafamiliaux. Il nous a permis d’être une famille hyper soudée. C’est un événement marquant qui est certes négatif mais qui nous a tiré vers le haut. On en sort tous grandis. Je trouvais ça beau d’écrire un morceau là-dessus avec une morale positive. Je pense que c’est la meilleure manière de sortir des événements traumatisants que l’on peut vivre.

Comment a été reçu le projet ?

J’ai de très bons retours, je suis content. Le fait de pouvoir le défendre sur scène me permet de toucher un nouveau public. En tout cas, ça ne pouvait pas mieux démarrer.

Tu es le petit protégé de Zaho. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

On s’est rencontrés via les réseaux. J’avais posté des vidéos sur Instagram et c’est arrivé jusqu’à ses oreilles. Je pense qu’elle a bien aimé mon style d’écriture, mon style de musique… Et donc elle m’a contacté et on a commencé à nouer une relation il y a deux ans. Elle m’accompagne, elle est un peu derrière moi, elle me permet de faire ses premières parties, elle me donne de super conseils… C’est une artiste que j’ai toujours écouté. C’est un honneur pour moi de travailler avec elle et de l’avoir à mes côtés.

Tu es également l’ami d’enfance de Marine, gagnante de la Star Academy 2024. Est-ce qu’un duo est envisageable ?

Oui, avec plaisir. Ce serait trop cool ! Mais elle a ses propres projets. Elle en est là où elle est et moi j’en suis là où j’en suis. Forcément, elle est beaucoup mieux installée que moi. Mais sinon j’aime beaucoup ce que je fais et réciproquement.

Cezange devant l’Olympia de Paris où il a fait la première partie de Marine le 19 janvier 2026.

Quelle est la suite des projets pour toi ?

Je fais toutes les premières parties de Zaho. Ça me permet de prendre énormément en skills et en aise sur scène et de voir ce qu’il y a derrière le fait d’enchaîner les concerts. Et puis on va sortir une live-session du projet. C’est un truc qui me tient à cœur parce que je suis musicien avant tout. Et puis, on va sortir des singles et entamer un nouvel EP avec mon équipe.

Y’a-t-il une salle de concert à laquelle tu rêves de te produire en tête d’affiche ?

Il y a plein de salles que j’aimerais faire. Le Trianon est une salle que je trouve magnifique. J’étais allé voir Stromae en 2013, c’était incroyable. C’est une salle qui est à la fois très intimiste mais en même temps très immense. J’ai déjà eu la chance de chanter là-bas. Mais sinon, mon plus grand rêve, ce serait le Stade Vélodrome. Je suis un fan de Marseille et de Jul.

Cēzange sur les réseaux :

A lire aussi : Dame Blanche : « Je ne m’interdis absolument rien »


En savoir plus sur Culture & Passions

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire