Entre les sommets enneigés de Tignes et les studios parisiens, Louis Bertholin mène une double vie de moniteur de ski et d’auteur-compositeur. Après son retour remarqué avec les singles Les Feux et Sahara, le chanteur prépare la sortie de son nouvel EP Sale Gosse attendu à la rentrée. Rencontre avec l’une des nouvelles voix de la pop alternative française.

Culture & Passions : Tu as récemment sorti ton nouveau single Sahara. Qu’est-ce que ça raconte ?
Louis Bertholin : C’est un titre qui parle des relations amoureuses à l’ère des applications de rencontres. La chanson explore à la fois la facilité et la complexité des rencontres modernes, entre désir immédiat, plaisirs éphémères et sentiment de solitude. Elle évoque ces histoires sans lendemain qui laissent parfois un vide plus grand qu’avant.
Musicalement, Sahara transforme ce malaise contemporain en une chanson pop rock assez intense, avec des guitares très présentes et des cuivres aux accents orientaux.
Avant cela, tu as sorti en mai dernier le titre Les Feux, de quoi parle cette chanson ?
C’est une chanson d’amour un peu classique pour dire que c’est terminé. C’est dur, ça me fait beaucoup de mal. Mais je te laisse quand même partir. C’est le message de cette chanson.
Comment a été reçu ce titre ?
Très bien ! Cela faisait quand même deux ans que je n’avais pas sorti de chanson car j’avais été bloqué par Warner en raison de ma participation à l’émission Popstars. Mais je suis vraiment content. C’est un bon titre pour revenir sur le devant de la scène.
Tu t’apprêtes à sortir ton nouvel EP Sale Gosse à la rentrée. Que représente ce titre à tes yeux ? Etais-tu un « sale gosse » d’ailleurs ?
J’étais justement l’inverse d’un sale gosse. J’étais plus un enfant calme. Sale Gosse est aussi l’une des chansons de l’EP. Je l’ai écrit pour les gens qui ont des difficultés à trouver leur place. J’ai voulu parler du fait qu’il faut patienter, il faut laisser le temps au temps et grandir. Et puis après se développer.
Tu avais sorti en 2024 ton premier EP intitulé Fragments. Quel regard portes-tu sur ce premier projet ?
Je suis très fier de ce projet qui était beaucoup plus pop, beaucoup plus coloré, avec un style un petit peu plus folk. J’ai vraiment aimé travailler sur ces chansons. Il y avait notamment une chanson qui s’appelait JTM et qui a très bien marché. C’est une ballade au piano. J’avais également travaillé avec un de mes meilleurs amis. C’était très fluide.
Tu es également moniteur de ski. Comment cumules-tu ces deux carrières, moniteur de ski et artiste ?
Je suis moniteur de ski l’hiver où je passe mon temps à la montagne. Pour le côté financier, c’est important pour moi parce que c’est ce qui me permet de vivre et aussi de continuer à faire ma passion. Sans ce métier de moniteur de ski, ce serait aussi difficile de mettre de l’argent dans mon projet musical. Donc pour moi, c’est six mois à la montagne et six mois à Paris, en studio, où je travaille sur ma musique.
Y’a-t-il une salle de concert que tu aimerais faire à Paris ?
J’aimerais beaucoup jouer à La Boule Noire. J’ai beaucoup d’amis qui ont joué là-bas. J’aime beaucoup cette salle aussi. J’aime bien Les Disquaires aussi. Après, mon rêve, ce serait de faire La Cigale ou une salle un peu plus grande. Je pense aussi au Trianon qui est une très belle salle.
Si tu devais choisir entre le ski et la musique, tu choisirais quoi ?
Forcément la musique. Le but ultime, c’est vraiment de ne vivre que de ça et de faire ça à plein temps.
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