Autrice, compositrice et interprète, Diane fait entendre une voix singulière entre slam, chanson et sonorités électro. À travers un parlé-chanté très personnel, la jeune artiste aborde aussi bien les violences faites aux femmes que l’amour, l’angoisse ou le deuil, avec une volonté : parler des préoccupations de sa génération sans renoncer à une certaine légèreté. Diane s’apprête désormais à franchir une nouvelle étape avec la sortie de son premier EP, qu’elle défendra sur la scène des Trois Baudets à Paris le 10 décembre prochain, à l’occasion de son premier concert en tête d’affiche. Rencontre.

Culture & Passions : Peux-tu te présenter et raconter un peu ton parcours ?
Diane : Je m’appelle Diane. Je suis autrice, compositrice et interprète. J’ai un projet solo qui consiste à faire du slam, à la fois parlé et chanté. Je parle de sujets comme la mort, l’angoisse, les violences faites aux femmes… Tout ce qui touche à notre génération. Mais je fais toujours ça avec légèreté et avec un pantalon à paillettes, c’est très important !
D’où vient cette passion pour la musique ?
J’ai toujours voulu faire ça. Mes parents écoutaient beaucoup de musique quand j’étais plus jeune. J’étais fan de Dalida, de Barbara, etc. Mais j’ai toujours voulu écrire et chanter. J’ai commencé le piano à l’âge de six ans. Cela fait donc longtemps que je fais de la musique.
Qui sont les autres artistes qui t’ont inspirée ?
Parmi les chanteurs actuels, j’aime beaucoup Ben Mazué, Tim Dup… J’adore Stromae. Ce sont des artistes qui s’intéressent vraiment à l’unité entre le texte et la musique. Ben Mazué, par exemple, a des textes très écrits, mais quand tu écoutes ses chansons, tu te dis vraiment que ses textes n’auraient pas pu exister sur une autre musique. Il y a un truc qui fait que les deux sont hyper liés.
Tu as sorti des titres comme Colère qui monte, Être amoureux, On se retient… De quoi parlent-ils ?
Dans Colère qui monte, je parle des violences faites aux femmes, notamment les violences sexuelles et sexistes. J’y aborde aussi les violences quotidiennes, verbales et physiques. Dans les autres chansons, je parle de choses plus globales. Par exemple, dans Être amoureux, je parle de l’amour sous toutes ses formes. Ça peut être autant l’amour avec un partenaire que l’amour de faire ce qu’on aime. Et On se retient, c’est un peu la continuité de ça. Je parle du fait de ne pas avoir peur de s’attacher aux gens et de se sentir vivant. En gros, le message de toutes mes chansons, c’est : n’ayons pas peur d’être en vie.
Prévois-tu de dévoiler un nouveau titre ?
Oui, en septembre. Ce sera un dernier titre avant la sortie de mon prochain EP. Je ne l’ai pas encore annoncé.
À quoi ressemblera cet EP ?
Il sera dans la continuité de ce que j’ai présenté jusqu’à présent. Ça reste vraiment du parlé-chanté avec des sons électro, de la batterie, des cordes, etc. On retrouvera des sujets liés à la santé mentale comme l’angoisse, le deuil… Des sujets très lourds.
Peux-tu parler de ton prochain concert aux Trois Baudets ?
Ce sera mon premier concert en tête d’affiche. J’ai très hâte parce que c’est une salle qui est très branchée chanson française. J’y avais déjà fait une première partie. C’est là-bas que j’ai rencontré mon manager. Ce concert me permettra de tester mon public, voir s’ils connaissent bien mes chansons, dans quel état d’esprit ils seront… Bref, j’ai envie de les voir. (Rires). Aussi, c’est une salle qui est assez intimiste. Il y a une vraie proximité avec les gens.
Y a-t-il des artistes avec qui tu aimerais collaborer à l’avenir ?
Oui, tout à fait ! Le premier qui me vient en tête, c’est Ben Mazué. J’aimerais beaucoup qu’on écrive une chanson ensemble. Il m’inspire de ouf ! Il y a un autre artiste qui m’inspire beaucoup, c’est JusteNiels. Il fait du slam et c’est super ce qu’il fait. Ça me ferait très plaisir de faire quelque chose avec lui. On a des univers assez similaires et on se comprend bien.
Image en une : Marina Viguier.
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