À seulement 24 ans, Chloé French s’impose déjà comme une figure montante de la scène pop, portée par un univers sonore audacieux et une identité artistique singulière. La jeune artiste a sorti en mai dernier son premier EP, The NY Tapes. Entre pop française, disco et house, cet EP de six titres raconte les rencontres, les nuits et les émotions vécues à New York, où elle vit depuis plusieurs années. Chloé French se confie à Culture & Passions.

Culture & Passions : Comment l’EP The NY Tapes a-t-il vu le jour ?
The NY Tapes est né de mon vécu à New York, où j’habite depuis plusieurs années, et de sa rencontre avec mes origines européennes. De Genève et Paris à New York, en passant par Berlin, toutes ces influences se sont retrouvées lorsque j’ai lancé ce premier projet en français – une exploration qui continue à nourrir ma curiosité. J’ai écrit et enregistré les six titres avec mon producteur Alex Poeppel, à Kensaltown East Studios, à Manhattan. J’avais envie de raconter les différentes émotions que cette ville m’a fait traverser : les rencontres, les nuits, l’excitation, mais aussi les doutes et les moments plus vulnérables.
Le titre sonne-t-il comme un clin d’œil à la ville de New York, où tu vis ?
Oui, complètement. The NY Tapes, c’est un peu comme une collection de souvenirs enregistrés à New York. Chaque morceau capture un moment, une émotion ou une version de moi dans cette ville. Le titre évoque aussi l’idée d’une cassette, avec ce côté nostalgique très présent dans mon univers.
De quoi t’es-tu inspirée pour les six titres de l’EP ?
Je me suis beaucoup inspirée de ce que j’ai vécu à New York : les relations, les rencontres, les nuits sans fin, mais aussi ce contraste entre ce que l’on ressent vraiment et l’image détachée que l’on essaie parfois de renvoyer. Au fond, cet EP est aussi une forme de manifeste. J’aimerais que l’on puisse s’autoriser à ressentir les choses pleinement, sans toujours essayer de les minimiser ou de paraître indifférent pour se donner un air « cool ». À travers ma musique, j’espère créer un espace dans lequel on peut vivre ses émotions à fond, que ce soit en dansant ensemble, en soirée ou en concert, en chantant ou simplement en écoutant.
Comment définirais-tu ton style musical ?
Je dirais que c’est un style qui reste avant tout de la pop française, mais avec des influences disco et house très prononcées, ainsi que de nombreuses références à l’esthétique de la Nouvelle Vague et à la chanson française des années 60 et 70. C’est vraiment la rencontre entre un certain chic parisien, l’électro berlinoise et l’énergie plus brute de New York : quelque chose de nostalgique et d’intime, porté par un groove qui donne envie de danser et de se libérer.
Aspires-tu à te produire sur la scène parisienne pour promouvoir le projet ?
Oui, absolument ! J’ai donné mon premier concert à Paris pendant la Fashion Week, en mars dernier, au bar Andy Wahloo. J’ai adoré l’expérience et je prévois déjà de revenir jouer à Paris, avec l’envie de me produire dans différentes salles, dans des clubs et, à terme, dans des festivals. Mon univers se nourrit beaucoup de ce dialogue entre Paris et New York, et une grande partie de mes auditeurs sont français, donc j’aimerais vraiment développer davantage le projet sur la scène parisienne.
Travailles-tu déjà sur d’autres projets ?
Oui ! Je prépare actuellement la sortie de mon prochain titre, Love en paillettes, prévue dans les prochaines semaines. C’est un morceau un petit peu plus sombre, plus club et plus affirmé par une véritable prise de parole féminine. J’ai hâte de le partager et surtout de l’interpréter pour la première fois en live pendant la prochaine New York Fashion Week. J’aime beaucoup explorer la relation entre la musique et la mode, donc c’est le cadre parfait pour présenter ce nouveau chapitre.
Image en une : Shervin Lainez.
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