Silda met en lumière le handicap dans « Je suis moi »

Avec son nouveau single Je suis moi, Silda met sa musique au service d’une cause qui lui tient à cœur : la neuroatypie et, plus largement, le handicap. Née de sa rencontre avec le Collectif Artypique et deux jeunes artistes autistes, Apolline et Diego, la chanson évoque notamment la sensibilité, le regard des autres et la difficulté de trouver sa place dans la société. Silda en parle dans cette interview.

« Je suis moi », le dernier single de Silda disponible depuis le 25 septembre 2026.

Culture & Passions : Que raconte le nouveau single Je suis moi ?

Silda : C’est une chanson qui parle principalement de la neuroatypie mais du handicap au sens large. Je l’ai écrite à la suite de ma rencontre avec le Collectif Artypique. C’est une association qui aide les personnes en situation de handicap invisible à s’insérer dans la société et à trouver leur place. Ils travaillent notamment avec des personnes autistes. Ça englobe l’autisme, le TDAH (Trouble déficit de l’attention), l’HPI (Haut Potentiel Intellectuel) et la dyslexie.

J’ai rencontré Apolline et Diego qui sont deux jeunes autistes faisant partie du Collectif Artypique et qui font de la scène. Ils m’ont proposé d’être leur marraine et j’ai accepté. A travers eux, j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de choses qui faisaient écho chez moi : la sensibilité, les imprévus, le regard des autres… J’ai beaucoup appris d’eux. On était hyper complémentaire et on a fait cette chanson ensemble. A travers cette chanson, je ne voulais pas juste me mettre en lumière mais mettre en lumière une cause et aider les gens.

Ce single marque-t-il le point de départ d’un éventuel projet que tu prépares ?

Je ne sais pas. Pour l’instant, je sors des titres au fur et à mesure. Dans quelques semaines, je sortirai une chanson sur l’hypersensibilité. Ce sera un peu la continuité de Je suis moi. Peut-être que ça va ouvrir sur un projet d’EP.

Quel bilan fais-tu de ton premier EP, A Part, sorti il y a deux ans ?

Déjà, c’était mon premier EP. Je suis contente de l’avoir fait. Je pense que j’ai évolué. J’étais dans une phase où je me cherchais encore. Je suis fière de ce que j’ai fait, toute seule, avec mes moyens, sans labels, sans rien. J’ai tout financé moi-même.

Quel souvenir gardes-tu aussi de ta participation à Incroyable Talent et ta rencontre avec Marianne James ?

C’était super chouette. Je suis venue chanter mes chansons. Mais surtout, j’y suis allée dans le seul but de faire une surprise à Marianne James parce qu’elle m’avait donné l’opportunité de faire trois premières parties sur sa tournée. Je voulais lui dire merci à ma façon. J’avais besoin de faire quelque chose avec mon cœur, la surprendre et lui offrir quelque chose que personne d’autre n’aurait pu lui offrir. C’est la raison pour laquelle je lui ai écrit une chanson qui retrace toute sa vie. Je voulais qu’elle pleure et que ça la touche en plein cœur. Ça a marché.

Il y a trois ans, tu te produisais aux Trois Baudets. A quand un concert en tête d’affiche à Paris ?

Je ne sais pas mais j’espère bientôt. On y travaille pour les prochains mois, cela prend du temps. Mais l’année prochaine j’espère, ce serait cool.

Quelle est la salle que tu aimerais faire en particulier ?

L’Olympia, parce que c’est hyper symbolique et mythique.

Tu as mis en place un système pour les personnes en situation de handicap…

J’ai installé un canapé au bord de scène pour inviter des personnes en situation de handicap visible ou invisible à assister aux premières loges d’un concert. C’est une manière de responsabiliser tout le monde car on a tous une place à jouer face au handicap. Ce canapé est une manière de souligner que les personnes en situation de handicap sont souvent loin de la scène et ne peuvent pas profiter pleinement du concert. Je veux leur permettre d’être comme tout le monde.

Silda sur les réseaux :

A lire aussi : Diane : « J’ai toujours voulu faire de la musique ».

Laisser un commentaire