Trois ans après Nouveaux Dinosaures, Séverin revient avec Tout est vrai, un nouvel album aux accents britpop, enregistré sur l’île de Wight, en Angleterre. À travers ce projet, l’auteur-compositeur-interprète livre un autoportrait intime et sincère, entre réflexions personnelles, regard sur le monde et volonté de défendre une musique authentique, loin de l’intelligence artificielle. Rencontre.

Culture & Passions : Pourquoi ce titre « Tout est vrai » ?
Séverin : A la base, je voulais intituler l’album « Chercher les étoiles au milieu des satellites », mais je me suis dit que ça ne rentrerait même pas sur la page Spotify. « Tout est vrai » était une manière de revendiquer que l’album n’a pas été fait avec l’intelligence artificielle. Je me disais que ça serait marrant de le mettre en titre. C’est aussi une recherche de vérité avec des chansons où je parle uniquement de moi, je ne suis pas en train de me mettre dans la peau de quelqu’un d’autre. Tout a été fait de manière organique, avec des musiciens et ma propre voix.
L’album a été enregistré au studio Chale Abbey sur l’île de Wight en Angleterre. C’était voulu cet endroit ?
Oui. Je voulais un endroit où je pouvais faire venir le batteur Robert « Robbie » Kuster mais aussi un lieu pour se retrouver vraiment dans une capsule de musique. C’est-à-dire dans une bulle. Je suis allé en Angleterre parce que j’avais ce fantasme d’aller chercher ce son un peu britpop, années 90, et en l’occurrence, dans ce studio-là, il y a une console. Et celle-là, c’est la console mythique des années 90.
Quels sont les sujets ou les thèmes que vous vouliez explorer dans cet album ?
C’est difficile pour moi de dire que je cherche des thèmes à explorer. Je dirais que ça part toujours d’un catalogue de chansons que je trouve avec ma guitare, sur mon canapé. Je suis vraiment dans la recherche de mots et de mélodies. Très souvent, ça part d’une petite accroche mélodique qui me plaît, puis je commence à mettre des mots. Au fond, cet album, c’est un autoportrait de moi-même, père de famille de 40 ans. Il y a en parallèle mon regard sur le monde et sur d’autres gens que j’ai pu rencontrer autour de moi.
Dans cet album, vous chantez en duo avec Gaëtan Nonchalant sur le titre Tout est parfait. Comment s’est passée la collaboration ?
Gaëtan m’avait déjà accompagné sur mon précédent album Nouveaux Dinosaures. Il a également joué avec moi en concert. C’est un artiste que j’adore, qui fait vraiment de super chansons. Pour moi, il fait partie de cette nouvelle scène française qui a une forme de classicisme. Je me sens très proche de lui artistiquement. Quand j’ai commencé à écrire ce morceau, j’ai pensé à lui tout de suite. Je l’ai ai proposé qu’on le finisse ensemble, et c’est ce qui s’est passé.
Le premier titre de l’album, Petite solitude, est sorti en clip. Comment a-t-il été reçu jusqu’à présent ?
J’ai eu des retours positifs, quand même. Les gens ont ce sentiment, que moi j’ai, par moments, de se sentir très seuls, surtout dans un monde très connecté. Je pense que ça parle à beaucoup de gens.
Vous serez en concert à La Cigale le 11 mai 2027. A quoi peut-on s’attendre ?
Il faut s’attendre à un très grand concert, avec des invités. Pour mon précédent album, j’avais fait un concert à la Nouvelle-Ève. Il s’était vraiment passé un truc ce soir-là, c’est ce qui m’a poussé à faire un nouveau concert à La Cigale. Ce sera un vrai moment avec le public.
Image en une : Ph. Lebruman.
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