Il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves. À 40 ans, Clément Ronin, éditeur de livres et passionné de musique depuis l’adolescence, a décidé de franchir le pas et de se lancer dans la chanson. Avec ses deux premiers singles, Paris sous la neige et Ta lumière, l’artiste indépendant dévoile un univers sensible et personnel, nourri de son histoire et de ses émotions. Alors qu’il envisage désormais la préparation d’un premier EP, Clément Ronin s’est confié à Culture & Passions sur son parcours, ses inspirations et ses ambitions musicales.

Culture & Passions : Peux-tu te présenter ?
Clément Ronin : Je m’appelle Clément Ronin, j’ai 41 ans. A 40 ans, j’ai décidé de me lancer dans la musique parce que ça a toujours été mon rêve d’enfant et qu’il faut réaliser ses rêves. La vie est courte, le temps file. Il faut saisir les opportunités quand elles sont là. Et moi, j’ai décidé de vivre mon rêve, de créer mes chansons. J’ai osé franchir le pas tardivement mais je ne regrette pas. Comme disent les jeunes, je vis ma best life !
Etais-tu déjà passionné par la musique étant gamin ?
Oui. Je me souviens qu’étant petit, j’écoutais de la musique classique chez ma tante. Mais le déclic est venu à l’adolescence quand j’ai écouté l’album Soledad de Pascal Obispo. A l’époque, on achetait encore des CDs. Certains en achètent encore mais c’est de plus en plus rare. En tout cas, c’est de là que ma passion pour la musique est née. Après, je me suis fait ma propre culture musicale. Je n’ai pas du tout été influencé par ma famille car chez mes parents, il n’y avait pas beaucoup de musique. Mais vers 17-18 ans, j’ai commencé des cours de chant à l’école de chant de Michel Colli d’Ottaviani. J’ai rencontré une jeune prof de chant, Stéphanie Marco. On a travaillé quelques années ensemble. Puis j’ai arrêté pour une raison simple : ma mère est décédée. C’est elle qui me payait les cours de chant. Etant donné que j’étais étudiant, je ne pouvais pas continuer. Du coup, j’ai mené ma vie loin de la musique. Entre-temps, je suis devenu papa d’un petit garçon, je suis devenu éditeur de livres. Mais il me manquait un truc, et la magie des réseaux sociaux à fait que j’ai repris contact avec Stéphanie Marco. On a recommencé à travailler ensemble pendant quatre ans, jusqu’au jour où j’ai donné mon premier concert au Regard du Cygne. Elle m’a accompagnée sur le coaching vocal et j’ai énormément appris.
A l’issue de ce concert, je me suis dit qu’il fallait que je fasse vivre mes chansons. Plusieurs personnes m’ont dit : « Où est-ce qu’on peut écouter les chansons que tu as chantées ? » Du coup, j’ai sorti mes deux premières chansons : Paris sous la neige en mars et Ta lumière en mai. Désormais, je travaille avec Jade Rema qui avait participé à The Voice sous le nom d’Ecco. C’est elle aujourd’hui qui me coache vocalement, on travaille ensemble depuis un an, et je suis content de ça.
Est-ce que l’idée de faire The Voice t’a déjà trotté dans la tête ?
Je suis partagé parce que je pense qu’en termes d’apport et de visibilité, c’est super. Après, il y a deux choses qui me freinent. La première, c’est que je pense qu’on se souvient vraiment de ceux qui arrivent au bout, quasiment. La seconde, ce que je suis contre les compétitions entre artistes. Encore moins la Star Academy parce que je ne me vois pas être enfermé dans un endroit pendant plusieurs semaines sachant que je suis père de famille. Cependant, j’adore Marine [gagnante de la Star Academy 2024]. Je trouve que ce qu’elle fait, ça me ressemble aussi. Je trouve que c’est très doux, très poétique. Mais je ne ferme pas la porte aux castings.
As-tu ressenti quelque chose de particulier au moment où tu as sorti ton premier single, Paris sous la neige ?
C’était beaucoup d’émotion parce que c’est une chanson qui compte beaucoup pour moi. C’est un texte que j’ai écrit il y a assez longtemps. C’était après avoir rencontré une jeune femme avec qui j’avais pris un verre. Elle m’a dit qu’elle adorait la neige, même s’ il ne neigeait pas à ce moment-là. Quelques semaines plus tard, je suis tombé amoureux. L’histoire pourrait s’arrêter là, sauf que cette jeune femme est devenue ma femme et la mère de mon fils.
Ensuite est arrivée Ta Lumière, que raconte cette chanson ?
Cette chanson parle des antagonismes qu’on a tous dans la vie. J’avais cette idée de faire quelque chose autour de la lumière. Et très vite, j’ai pensé aux anges, aux démons, à la souffrance, à l’espoir. Quand je relis le texte, j’ai l’impression qu’en fait, j’ai écrit ce texte pour ma mère qui est décédée il y a longtemps. D’où ces questions d’espoir et de souffrance. Mais c’est aussi une chanson que chacun peut interpréter au regard de son expérience et de son vécu. Elle peut s’adresser à beaucoup de monde.
Comment ont été accueillies ces deux titres ?
Dans l’ensemble, les réactions sont super bonnes. J’ai même reçu des messages d’inconnus et ça, c’est ce qui me fait le plus chaud au cœur. Ça me donne une force incroyable.
Travailles-tu déjà sur un EP ?
Pas encore mais j’aimerais commencer à travailler dessus dans les semaines et les mois qui viennent. J’ai l’idée de partir sur un EP de cinq titres. J’aimerais proposer des versions orchestrées de Paris sous la neige et Ta lumière, ainsi que des inédits. Avec Jade Rema, on a écrit une chanson qui s’appelle Le seau. Je ne sais pas si elle sortira ou pas mais en tout cas, je préfère faire les choses à mon rythme. C’est pour ça que j’ai la chance d’être indépendant. C’est moi qui dicte le tempo. Je préfère prendre le temps de bien m’entourer et de faire des bonnes chansons.
Peux-tu parler de ta participation à l’Adam Music Festival le 13 septembre dernier ?
C’est un festival organisé par l’association Adam qui soutient la recherche contre le cancer de l’enfant, et notamment contre le médulloblastome qui est un cancer du cervelet. C’est une cause qui m’a touchée. Le cancer, c’est une maladie terrible et en plus, quand ça touche les enfants, ça me touche énormément. Quand j’ai reçu le message en me demandant si je voulais y participer, je n’ai pas hésité une seconde. En plus, c’était dans ma ville, à Courbevoie. J’ai rencontré des supers artistes, l’organisation était superbe, que ce soit les bénévoles ou encore l’organisation du festival. C’était une expérience extraordinaire, magique, émouvante et touchante.
Est-ce qu’il y a des salles auxquelles tu aimerais te produire ?
Il y a une salle où j’adorerais chanter un jour, c’est celle du Théâtre de Paris dans le 9e arrondissement. Je ne saurais même pas expliquer pourquoi j’ai toujours ressenti quelque chose de fort dans cette salle. Pourtant, je n’y ai vu essentiellement que des pièces de théâtre. J’adorerais y chanter, pourquoi pas. En ce moment, je travaille à faire découvrir mes chansons au public parisien mais aussi en province. Mon public est encore en construction.
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