Julian alias Prade est un exemple parfait de la façon dont la musique peut servir de plateforme pour l’expression de soi. Le jeune artiste, originaire de Montauban, dévoile son premier EP intitulé Or Bleu, co-écrit avec l’artiste HYL. Un projet de 7 titres dans lesquels Prade nous rappelle que la vulnérabilité n’est pas un signe de faiblesse mais plutôt une preuve de courage et de force. Inspiré par des figures de la pop et du rap français comme Georgio et Eddy de Pretto, il réussit à son tour à créer une musique qui touche le cœur des gens, tout en restant accessible et populaire. De passage à Paris pour la promotion de son nouvel EP, Culture & Passions a rencontré Prade au restaurant Le Pachyderme dans le 10e arrondissement de Paris.

Culture et Passions : Ton nouvel EP s’intitule Or Bleu. Ce titre a-t-il une signification particulière ?
Prade : Oui, complètement. Mon projet tourne beaucoup autour de la larme et des émotions. On vit dans une société où le regard des autres est de plus en plus omniprésent. Moi même je suis quelqu’un d’assez timide et introverti. J’arrive, par le biais de la musique, à mettre des mots sur des émotions en les extériorisant. L’Or Bleu, c’est cette larme qui me donne cette force de dépasser mes limites. C’est quelque chose de plutôt significatif pour moi.
Y’a-t-il un message que tu voulais transmettre à travers les 7 titres de l’EP ?
Ce n’est pas vraiment un message mais ces 7 titres sont vraiment des émotions. Ce sont 7 titres dans lesquels je me livre complètement, où je parle de mes peurs, mes angoisses avec toujours cet espoir de dépasser ces peurs-là. Je veux aussi donner de la force à tous ceux qui se reconnaissent à travers les textes de l’EP.
Le projet a été coécrit avec l’artiste HYL. Comment s’est passée la collaboration ?
HYL est un artiste que j’ai rencontré dans une formation qui s’appelle Parcours d’artistes à Toulouse. On est un groupe de 12 artistes et des intervenants nous apprennent pendant trois mois comment fonctionne l’industrie musicale. Avec HYL, on a des similitudes dans nos projets. On est influencés tous les deux par le rap. Nos textes parlent de la même chose. Du coup, on a accroché direct. Après cette formation, chacun a fait son petit train-train mais on s’est toujours suivis, on s’est donné de la force par le biais des réseaux… On a toujours gardé contact. C’est quelqu’un dont j’admire l’écriture. Il a plus d’expérience que moi là-dedans parce qu’il est le gagnant des Rencontres d’Astaffort. Étant donné que je voulais faire un EP et que je voulais vraiment donner le meilleur de moi-même sur ce premier projet, j’ai fait appel à HYL pour qu’il m’aide à tirer mes textes vers le haut. Du coup, il a accepté.
Il t’a beaucoup apporté pour ce projet ?
Il m’a beaucoup apporté sur la technique d’écriture, des petits trucs qui m’aident encore aujourd’hui à écrire mes textes pour le second projet qui arrivera plus tard.
Je crois savoir que certains amis de longues dates ont également contribué à ce projet…
Complètement ! Ils n’ont pas seulement participé à l’EP mais à toute la construction de Prade. Prade c’est un projet solo à savoir moi-même. Mais derrière, j’ai toute une équipe que je connais depuis la maternelle. On a même formé un groupe de rock au collège et au lycée.
Tu seras le 21 juin prochain en première partie de Grand Corps Malade, MC Solaar et Sofiane Pamart au festival Montauban en scènes. Que représentent ces artistes à tes yeux ?
Ce sont des artistes que je suis depuis toujours. Grand Corps Malade, c’est incroyable ce qu’il arrive à faire passer avec les mots, ça m’a toujours touché. C’est un artiste dont je ressens la sincérité. Pareil pour MC Solaar et Sofiane Pamart. Je suis touché par leur sincérité dans leur musique.
Imaginais-tu te retrouver en première partie de ces artistes un jour ?
Absolument pas. C’est complètement fou et ça fait plaisir.
On dit que tu es inspiré par des artistes comme Georgio et Eddy de Pretto. Aimerais-tu collaborer avec eux ?
Oui, franchement ce serait un rêve. Ce sont des artistes qui me touchent particulièrement. J’ai découvert Georgio avec le morceau Héra. C’est un titre qui m’a vraiment touché. Et Eddy de Pretto, je l’avais découvert sur le titre Kid. Je le suis depuis toujours et s’il y a moyen de collaborer avec lui, je pense que je serai très stressé (Rires). Mais je serai hyper excité !
As-tu prévu d’autres concerts après celui du 21 juin prochain ?
On essaye de trouver plusieurs dates pour promouvoir le premier EP. C’est important d’aller à la rencontre du public et lui faire découvrir mon univers. Je travaille avec un booker depuis septembre 2023. Peut-être que cet été, il n’y aura pas autant de dates qu’on le souhaite mais on espère que sur l’automne-hiver, il y en aura un peu plus.
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