Artiste d’origine franco-nigérienne, Josia a entrepris très tôt le rêve de devenir artiste. Il s’est initié à la trompette dès l’âge de 6 ans. Le jeune homme a ensuite suivi des études de médecine avant de se consacrer définitivement à la carrière musicale. En octobre dernier, Josia a dévoilé la première partie de son premier EP intitulé Le bonheur, désespérément. Le titre du projet fait écho au livre du philosophe André Comte-Sponville qui a particulièrement marqué Josia. Ce dernier vient de sortir la deuxième partie de son EP ce vendredi 7 juin 2024. A cette occasion, il donnera une release party aux Trois Baudets à Paris ce mercredi 12 juin. Culture & Passions a rencontré Josia quelques minutes avant son concert au théâtre Les Étoiles où il était en première partie de l’artiste pop VaultBoy.


Culture et Passions : Tu as commencé la trompette à l’âge de 6 ans. Tu as suivi plus tard des études de médecine. A quel moment la musique a pris une place considérable dans ta vie ?
Josia : La musique a toujours eu une place importante dans ma vie. J’en ai toujours fait à côté mais c’est devenu mon activité principale il y a cinq ans. Mais j’en fais depuis que j’ai 6 ans.
En 2021, tu as découvert un livre du philosophe André Comte-Sponville intitulé Le bonheur, désespérément. En quoi le livre t’a marqué au point d’en faire le titre de tes deux EPs ?
J’avais envie de faire un projet qui parle un peu à tout le monde. Je voulais parler d’un truc introspectif dans lequel tout le monde pouvait se retrouver. Je cherchais des références philosophiques et le livre d’André Comte-Sponville m’a beaucoup marqué. J’aime bien avoir du sens dans la musique. J’ai collaboré avec d’autres artistes, comme Tom Clément qui a réalisé une partie du projet et qui vit à Rennes. Et après avoir discuté avec tous les artistes autour de moi, j’ai décidé de faire un projet intitulé Le bonheur, désespérément. A partir de là, j’ai repris pas mal d’éléments du livre. J’ai même rencontré André Comte-Sponville, je lui ai envoyé mes chansons. Je lui ai proposé qu’on se rencontre et il m’a dit oui. Quand on s’est rencontrés, on avait des micros cravates. J’ai récupéré les voix qui ont été enregistrées pendant notre conversation et je les ai intégrées ensuite au projet.
Tu avais sorti en octobre dernier la première partie de l’EP Le bonheur, désespérément. Quels sont les titres qui ont séduit les gens ?
C’est surtout les feats, notamment celui avec Nemir dans Seul. Les gens ont aimé aussi le titre Douleur Exquise qui est le plus de ma direction artistique.
Avant la sortie de la deuxième partie de Le bonheur, désespérément, tu avais dévoilé deux titres extraits de l’EP : Souvenirs et Des gens qui s’aiment. De quoi parlent ces deux chansons ?
Ce sont des chansons qui parlent d’amour. Je ne voulais pas forcément faire un projet qui parle d’amour au début. Mais au fur et à mesure de l’écriture, je me suis rendu compte que l’amour revenait souvent. Souvenirs, c’est une chanson que j’aime beaucoup personnellement. Le titre a été bien reçu par mes collègues artistes. En plus, Numah est une amie à moi. On a eu l’occasion de faire de la musique ensemble. En général, la plupart des gens avec qui je travaille sont des gens que je connais bien.
Tu auras l’occasion d’interpréter quelques titres de l’EP sur la scène des Trois Baudets mercredi 12 juin. Comment te sens-tu à l’idée de te produire dans cette salle ?
C’est beaucoup d’excitation. C’est une salle mythique pour moi. C’est aussi un symbole. Quand je suis venu à Paris il y a cinq ans, je voulais absolument jouer là-bas. Beaucoup de têtes d’affiches ont joué dans cette salle et ont contribué à la légende. C’est une salle très identifiée par les professionnels de la musique. En tout cas, tous les gens ont participé à ce projet seront présents et le public qui me soutient. Ça va être un truc de fou !
Tu as remporté en 2023 le Tremplin 77, tu as fini dans le top 10 du Prix Pernod Ricard Live Music… Est-ce que tu considères que 2024 est l’année de la consécration pour toi ?
(Rires). Pas encore ! C’est plutôt l’année du commencement. Tous ces petits succès que j’ai eu sont des signaux positifs, des feux verts qui me disent : ‘Ok, continue’. Mais en tout cas, je semble être sur la bonne voie ! Je suis content.
Image en une : Théophile Rouleau.
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