Amoure : « On a toujours su se relever parce qu’on est potes »

Amoure est un groupe pop-rock originaire de Strasbourg composé de Nicolas Lietaert, Thibault Dult et Julien Herrmann. Le trio a sorti le 27 septembre dernier son nouvel album intitulé Vertige Inversé. Un projet de onze titres qui abordent des sujets tels que la société, l’amour ou encore l’émancipation. A l’occasion de la sortie de l’album, Nicolas, le chanteur d’Amoure, a accordé une interview à Culture & Passions.

Culture & Passions : L’album s’intitule Vertige Inversé. Pourquoi ce titre ?

Nicolas : Pour moi ce titre c’est l’inverse de quand tu es en hauteur et tu regardes vers le bas. C’est un titre qui traduit un peu ma vision de la vie, c’est-à-dire que j’essaye de garder les pieds sur terre mais il y a beaucoup de questionnements plus grands que ça. Je trouvais ça beau et poétique d’intituler l’album « Vertige Inversé ».

Quels sont les thèmes ou les sujets que vous vouliez mettre en lumière à travers ces onze chansons ?

La chanson Vertige Inversé qui est la dernière de l’album parle de l’après et de comment on se positionne en tant qu’artistes. C’est la chanson la plus profonde, du moins la plus grave. J’avais envie aussi de faire des titres beaucoup plus légers comme Je m’en fous et Crash test. Ce sont des titres très premier degré qui parlent de notre état d’esprit. Avec mes camarades, on a commencé la musique vers 13-14 ans. On se connaît depuis longtemps. Et du coup mon état d’esprit c’est de continuer à rayonner, à être un peu solaire et communiquer du bonheur, tout en se fichant du regard des gens. Dans l’album, il y a aussi beaucoup de chansons sur l’émancipation notamment Helena. J’aime beaucoup raconter des histoires aussi comme dans C’est la vie. Cette chanson parle de mes parents, de mon chien… Tout ça c’est du vécu. La chanson Road Trip renvoie au fait de voyager et d’aller à la rencontre des gens. Pour moi c’était important de faire une chanson que tu as envie d’écouter en voiture.

Je m’en fous et Crash Test sont les deux premiers titres de l’album à avoir été dévoilés en clips. Quels ont été les retours ?

Ils étaient cools ! Les gens ont plutôt bien capté le délire. Pour ces clips-là, on avait un budget qui n’était pas énorme. On a voulu faire un truc nous-mêmes à l’ancienne. Avec Julien, le batteur, on a vécu en coloc pendant six ans. On avait fait des courts-métrages et on a même gagné des prix. Dans Je m’en fous, il fallait un truc un peu punk et on trouvait ça marrant que ça soit des seniors qui l’aient.

Vous vous connaissez depuis longtemps. Penses-tu que le chemin aurait été le même si vous étiez un groupe formé sur casting ?

Non. C’est impossible. Si le groupe perdure dans le temps c’est parce qu’il y a de l’amitié derrière. On a traversé beaucoup de galères ensemble. Que ce soit des galères professionnelles ou personnelles. On a toujours su se relever parce qu’on est potes.

Quel regard portes-tu sur le premier album du groupe Garçons ordinaires qui est sorti en juin 2022.

Je trouve qu’avec Vertige Inversé, on est revenus à une énergie plus brute. Mais pour moi, c’est une continuité par rapport à notre premier album. Je pense qu’au niveau de l’écriture, j’aborde des sujets un peu plus sombres, notamment dans la chanson Vertige Inversé. Apocalypso est un titre presque politique, ce qu’on ne fait pas trop dans le groupe. Je ne voulais pas faire un truc trop pesant. Je voulais que ça reste léger. Si on balance en live un titre comme Crash Test ou Je m’en fous, je sais qu’il y aura beaucoup plus de répondant de la part du public que les titres comme Apocalypso ou Vertige Inversé.

Y’a-t-il une tournée en préparation ?

Oui, on bosse dessus pour l’année prochaine. D’ici la fin de l’année, on va jouer quelques dates à Strasbourg et Mulhouse.

Y’a-t-il des artistes avec lesquels vous aimeriez collaborer à l’avenir ?

J’ai eu l’occasion de participer déjà à des camps d’écriture lorsque j’étais chez Universal. Mais c’est vrai qu’avec Amoure, on a jamais fait de feats. On commence à avoir envie d’en faire. On verra si l’opportunité se présente à nous.

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