Ellie Bloom : « J’ai toujours voulu devenir artiste »

L’histoire d’Ellie Bloom est fascinante. Née à Anvers en Belgique, la jeune femme a vécu en Allemagne durant la première année de sa vie. Après son retour à Anvers, elle s’est ensuite envolée vers le Canada à Montréal à l’âge de 14 ans avant de revenir en Belgique où elle est devenue juriste de profession. Malgré cela, la jeune femme n’a jamais renoncé à son désir d’une carrière artistique qu’elle chérissait depuis son plus jeune âge. C’est sous le nom d’Ellie Bloom qu’elle s’est lancée dans l’aventure en 2022 avec la sortie de son premier EP Me Voilà. La chanteuse vient de sortir son deuxième EP intitulé Entre 2 mondes qui fait écho à son propre vécu. Elle se produit le 19 novembre prochain à la Cantatrice Chauve de Waterloo en Belgique.

Culture & Passions : Comment est née ta passion pour la musique ?

Ellie Bloom : Je crois qu’elle est née en même temps que moi-même. Mais elle s’est développée à un âge beaucoup plus âgé. Enfant, je chantais déjà sur les cassettes de mon papa mais lui n’aimait pas trop ça. A la maison, on n’était pas forcément artistique mais moi je l’étais depuis le début. Mais étant donné que je n’ai pas été poussée, je n’avais pas vraiment confiance non plus. Je me cachais dans ma chambre à écouter du Céline Dion, Michael Jackson dont j’étais une grande fan, Mylène Farmer etc. C’est là que je me suis mis à rêver d’une scène où je pourrais chanter. Cette passion est toujours restée en moi mais la vie a fait que j’ai finalement suivi une autre voie. C’est ensuite remonté à la surface.

A quel moment as-tu voulu te lancer dans la carrière d’artiste ?

J’ai toujours voulu devenir artiste. J’ai toujours eu cette sensation en moi. Mais la vie a fait que je suis devenue juriste dans tout ce qui était spécialisé immigration, sécurité et fiscalité pour les expatriés. Ensuite, le Covid est arrivé. Du coup, les gens ne pouvaient plus voyager et mon métier consistait à assister les gens qui voyagent pour leur métier. Je me suis retrouvée avec moins de travail. Tout d’un coup, je me suis replongée dans cette envie de chanter mais de perfectionner ma voix. J’ai donc contacté une coach vocal afin de prendre des cours de chant. Ça marchait bien, j’aimais bien. Et puis, à un certain moment, j’ai commencé à écrire. Je sortais plein de choses qui se passaient à l’intérieur de moi. C’est à partir de là que ma passion pour la musique est remontée à la surface. Ainsi, en 2021, Ellie Bloom est née.

C’est sous ce nom d’Ellie Bloom que tu as sorti en octobre 2022 ton premier EP intitulé Me Voilà. C’était une manière d’affirmer ton identité musicale ?

Tout à fait. Beaucoup de gens savaient que je savais chanter mais ils se demandaient ce que j’allais faire concrètement, vu que j’avais ma vie très bien cadrée avec mon activité de juriste, mes enfants, mon mari etc. Cet EP était vraiment un coming-out de moi-même, une manière de prouver au monde que je suis là !

Comment a été accueilli ce premier projet ?

Bien ! Les gens étaient assez impressionnés, étonnés aussi. Je n’avais pas fait une grande promotion pour cet album. J’ai pu, grâce à ce premier EP, entrer en contact avec des gens reconnus dans le monde de la musique en Belgique. C’est là que tout s’est enchaîné. Ce premier EP était vraiment une carte de visite.

Tu as sorti le vendredi 11 octobre ton deuxième EP Entre 2 mondes. Avant cela, tu as sorti deux singles dont Tu te perds et Tu planes. De quoi parlent ces deux chansons ?

Tu te perds est vraiment une chanson que j’ai écrite parce que je sentais que je m’étais perdue. J’étais en train de casser les codes de mon entourage, de ma famille qui ne s’attendait pas à ce que je me lance dans la carrière de chanteuse. J’avais la nuque bloquée, j’avais vraiment un corps qui me faisait mal. Tu planes est une chanson qui parle des conditionnements sociaux et générationnels. Quand je parlais de vouloir chanter, on m’a souvent dit : ‘Tu planes, dans ton délire de chanteuse…’. A la fin du dernier refrain de la chanson, je dis : ‘Je plane dans ma maladie, je me le suis permis.’ C’est une façon de dire que je m’en fous de ce que les gens pensent et veulent me recadrer. C’est une chanson qui peut toucher beaucoup de monde parce que tout le monde a un rêve, une envie et le droit d’être soi-même à 100%.

Pour ce nouvel EP tu as collaboré avec le producteur belge Yannic Fonderie ainsi qu’avec une équipe d’auteurs et de compositeurs parisiens de Musigamy. Erwin Autrique s’occupe quant à lui du mixage. Qui sont-ils ?

Erwin Autrique s’est occupé du mixage et du mastering de l’EP. Yannic Fonderie est un producteur de renommée en Belgique. Il a notamment travaillé sur trois albums d’Axelle Red. Il a aussi travaillé avec Benjamin Biolay ainsi qu’avec beaucoup d’artistes belges et flamands. Ce qui est marrant avec Yannic, c’est que lorsque j’ai commencé mon activité Ellie Bloom, je me suis dit : ‘Un jour, je vais écrire une chanson.’ J’avais noté les noms des producteurs qui m’intéressaient et je voulais déjà travailler avec Yannic. Mais je ne l’ai pas contacté parce que je me suis dit que je partais de rien et qu’il n’allait peut-être pas travailler avec moi. C’est seulement après mon premier EP Me Voilà que j’ai appelé Yannic afin qu’on puisse se voir. On s’est finalement rencontrés. Et depuis qu’on travaille ensemble, on fait un super binôme. A mon arrivée à Paris en juin 2023, j’ai également collaboré avec une équipe d’auteurs-compositeurs assemblée par les éditions Musigamy et ça s’est super bien passé.

C’est d’ailleurs à Paris que t’étais produite aux Trois Baudets le samedi 13 avril dernier. Quelles sont tes impressions ?

Waouh ! Honnêtement, c’était vraiment un rêve qui est devenu réalité. C’était le résultat de tout le travail des trois dernières années. C’était mon tout premier concert en France. C’était aussi la première fois que je jouais mon nouveau répertoire en live. J’ai encore beaucoup à apprendre mais sur scène, je me sens comme un poisson dans l’eau.

Ellie Bloom sur les réseaux :

Site officiel : https://elliebloom.com/

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