Né à Paris, Sage Pee a grandi entre le Cameroun dont il est originaire et Fresnes dans le Val de Marne. Issu d’une famille dans laquelle la musique et les instruments sont omniprésents, il a baigné dans un environnement où la créativité est effervescente. D’abord connu sous le nom de Pee Magnum, Sage Pee a croisé la route du rappeur Luidji, figure du collectif Foufoune Palace avec lequel il a collaboré en tant que producteur. Après avoir sorti son premier EP Distant en 2021, Sage Pee a sorti en janvier dernier son nouvel album intitulé En Vogue qu’il défend sur la scène de la Boule Noire ce samedi 22 mars. Avant ce rendez-vous, le rappeur s’est confié à Culture & Passions.

Culture & Passions : Ton dernier album s’intitule En Vogue. Pourquoi ce titre ?
Sage Pee : Il y a deux lectures. C’est un projet qui sort quatre ans après l’EP Distant, après certaines premières parties que j’ai faites avec Luidji… J’ai eu un peu d’exposition mais je n’ai jamais cherché à être exposé. J’ai tendance à être plutôt dans l’ombre. J’ai quand même apprécié le fait d’être reconnu pour ma musique. « En Vogue », c’est l’idée de dire que j’ai apprécié cette reconnaissance et je pensais que ça serait suffisant pour vivre de la musique et être reconnu.
Quels sont les sujets ou les thèmes que tu voulais exposer à travers ces neuf chansons ?
Je voulais faire un constat de la manière dont j’avais vécu l’exposition à mon niveau. Il y a aussi des thèmes personnels. Je voulais revenir sur ce que je suis devenu entre-temps après Distant. D’où le titre Les mères accouchent de leurs pensées. C’est une chanson où je parle de la perte de l’innocence, de l’insouciance… Dans Sous les projecteurs, j’évoque le sentiment que j’ai eu d’avoir été sous les projecteurs. J’ai besoin d’être animé, de vibrer… J’ai soif d’expériences. C’est la raison du titre Passion et Peines où j’évoque les extrêmes. Je vogue, c’est une ode au mouvement. Energie, c’est un titre surtout pour la scène. Et La vie d’un homme, c’est la manière d’expliquer comment je conçois la vie en tant qu’homme.
Quels sont les titres qui ont été les plus appréciés ?
Je dirai Prier ne suffit pas, La chute des anges aussi. J’ai joué Je vogue sur scène bien avant que le projet sorte et sur scène, la salle se retourne ! Vitesse et action et La vie d’un homme sont bien appréciés aussi.
En tant que producteur, tu as collaboré avec une multitude d’artistes mais y’a-t-il d’autres artistes avec lesquels tu aimerais collaborer ?
Oui. Il y a pas mal d’artistes avec qui j’aimerais collaborer. Après moi, en termes de collaboration, je ne fais pas de séparation entre la prod et la voix. S’il s’agit juste de composer, ça me va. Si c’est un feat sur lequel on est deux artistes principaux au devant de la scène, ça me va aussi. Parmi les artistes, il y en a une que j’ai découvert il y a pas longtemps, c’est Djamila Barry. J’aime beaucoup ce qu’elle fait. Il y a évidemment Luidji car on n’a jamais fait de morceaux ensemble. Je pense que je vais oublier des gens. J’aime bien aussi les artistes de la scène anglaise, notamment un rappeur qui s’appelle French the Kid. J’aime bien aussi Alfa Mist. J’ai une sensibilité particulière pour les mélodies. C’est ce qui me touche le plus.
Y’a-t-il déjà d’autres projets sur lesquels tu travailles ?
Oui. J’ai commencé à travailler sur le prochain projet. J’ai déjà une idée du titre, de la tracklist. J’ai déjà commencé à composer et à écrire. J’écris souvent les thèmes que je veux aborder avant d’enregistrer la musique. Après la Boule Noire, j’aimerais bien partir sur d’autres dates en France ou à l’étranger en fonction des opportunités. Ce serait cool parce que la scène me manque. Ça fait longtemps que je n’en ai pas fait. C’est le bon moment.
Sage Pee sur les réseaux :
En savoir plus sur Culture & Passions
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
