Nalya : « J’ai toujours voulu être chanteuse »

Artiste pop française, Nalya s’est fait connaître en 2014 avec la sortie de son premier album Miss Miles. Grâce à ce dernier, Nalya a pu concrétiser son rêve de petite fille : devenir chanteuse. Par la suite, la chanteuse a sorti l’EP Cage dorée en 2016 puis l’album La folie des candeurs en 2019. Elle travaille actuellement sur un nouvel album qui devrait voir le jour dans le courant de l’année 2025. Alors qu’elle attend un heureux événement, Culture & Passions a pu rencontrer et échanger avec la talentueuse Nalya à Paris.

Culture & Passions : Comment est née ta passion pour la musique ?

Nalya : J’ai toujours aimé chanter. J’ai commencé à parler et à chanter en même temps. C’était vraiment ancré en moi. Je ne sais pas si c’était dans mes gênes, d’autant qu’il n’y avait pas de chanteur dans ma famille. J’ai toujours eu le goût de la musique et j’ai toujours voulu être chanteuse. Quand à l’âge de 5 ans on me demandait ce que je voulais faire, je disais que je voulais être chanteuse.

Qui sont les artistes qui t’ont servi d’inspiration ?

Petite, j’aimais beaucoup le rock & roll et la chanson française. J’ai toujours adoré Gérald de Palmas pour son côté naturel, guitare/voix. J’étais aussi une fan d’Elvis Presley. Même si je fais de la chanson française, j’écoute aussi de la variété internationale, bref, j’écoute de tout. C’est ça qui est très inspirant. Mais ce que je préfère écouter avant tout, c’est la chanson française parce que j’aime beaucoup écouter les textes. Pour moi, le texte, c’est qu’il y a de plus important dans une chanson. Je fais très attention à ça.

En 2014, tu as sorti ton premier album Miss Miles. Comment a-t-il vu le jour ?

Il a vu le jour grâce à la générosité de mon public naissant. A cette époque, j’avais fait très très peu de choses. Si on remonte un peu en arrière, j’ai intégré une troupe de comédie musicale amateur. C’est comme ça que j’ai fait mes premières armes dans la musique. Je n’avais pas encore eu le courage de monter sur scène. Puis dans les années 2010-2012, je me suis inscrite sur un site qui n’existe plus aujourd’hui, c’était My Major Company qui permettait la production d’albums d’artistes. Un jour, j’ai eu l’idée de mettre mes maquettes sur ce site. J’ai mis deux maquettes en guitare-voix de mauvaises qualités. Et les gens ont commencé à mettre de l’argent et j’ai reçu pas moins de 12 000 euros pour produire mon album. Et c’est comme ça que mon album est né.

Quel souvenir gardes-tu de cette expérience ?

Un super souvenir. Déjà, il y avait plus de gens qui croyaient en moi que moi-même. Ça m’a donné une force incroyable. Dans ce métier, on a un peu le syndrome de l’imposteur. On se dit qu’il y a toujours des gens qui chantent mieux que nous. Et ce premier album m’a donné une légitimité et m’a donné plus confiance en moi. En plus, quand on est artiste indépendant, il y a toujours la question de comment on va financer un projet, en faire la promotion…

Tu avais sorti en 2023 le titre Mon Jardin. Que raconte cette chanson ?

C’est une chanson très introspective, très personnelle qui parle vraiment de ma difficulté à devenir maman. C’était un combat que je menais depuis plusieurs années. Cette chanson me tient particulièrement à cœur parce que je me suis livrée sur les difficultés qu’ont les femmes et les couples à avoir un enfant. J’aurais pu garder cette histoire pour moi mais j’ai choisi de la partager en chanson.

Quel était ton état d’esprit lorsque tu as écrit cette chanson ?

J’ai contacté l’artiste Marsil qui faisait de super compos au piano. Je voulais vraiment que ce soit lui qui la compose. Il a accepté très rapidement. Il était très touché que je fasse appel à lui sur ce titre. Ça s’est super bien passé ! J’étais très émue quand j’ai enregistré la chanson mais j’étais contente de le faire. En tant qu’artiste, j’aime livrer des messages personnels et que d’autres personnes se reconnaissent dans ce que je raconte.

Quels sont les autres sujets que tu aimes aborder dans tes chansons ?

Le sujet numéro 1 c’est l’amour, sous toutes ses formes. Les amours qui se passent bien ou qui se passent mal. Ensuite, j’aime beaucoup aborder la transmission, les souvenirs d’enfance… Dans mon prochain album, il y aura aussi une chanson qui va parler du temps qui passe.

Qui sont les personnes qui t’accompagnent dans la réalisation de l’album ?

Je travaille depuis un certain temps avec Renaud Le Couviour pour l’enregistrement des voix. Je travaille aussi avec Adrien Graf qui compose toutes les musiques, il les arrange, il les mixe. Il travaille dans un studio qui s’appelle Grande rive musique situé au bord du lac Léman. Je le connais depuis très longtemps et ça se passe très bien. Je n’exclus pas du tout de travailler avec d’autres personnes.

Musicalement, quel serait ton plus grand rêve ?

De faire l’Olympia. C’est la salle mythique. C’est vraiment une salle dans laquelle j’aimerais trop performer. Je trouve qu’elle a une âme. Elle est grande mais sans être gigantesque. Je ne rêve pas forcément de chanter dans un stade. Je trouve ça trop grand et pas suffisamment intimiste. J’aime être proche des gens. Et du coup, je trouve que l’Olympia est une salle à taille humaine. Tu peux avoir cette proximité avec le public. C’est ce que je recherche.

Quand est-ce qu’est prévue la sortie de ton nouvel album ?

J’envisage de le sortir à la rentrée, vers septembre, octobre 2025. J’enregistre les voix en avril. Ensuite il y aura le mixage et le mastering de tous les titres. Je vais essayer de contacter les journalistes pour la promotion. Il faut vraiment qu’il y ait une stratégie. Dans le même temps, mon bébé va naître en juillet. Il me prendra un peu de temps (Rires). Je sortirai peut-être un nouveau single avant la sortie de l’album. Je pense que 2025 va être la meilleure année de ma vie !

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