Artiste parisienne d’origine guadeloupéenne, Mallaury est passionnée par la musique depuis sa plus tendre enfance. C’est à l’âge de 17 ans qu’elle lance sa carrière avec son premier EP Mallaury Tome 1 sorti en 2014. Au fil des années, elle sort d’autres projets comme Love 66 ou encore Sans Valentin Chapitre 1&2. Un double projet dans lequel elle invite des artistes urbaines féminines telles que Leila AD, Stony, Gaëlle ou encore Cadie Nelva. Elle en parle dans cette interview à Culture & Passions.

Culture & Passions : Tu as sorti les chapitres 1 et 2 de ton projet Sans Valentin. Que t’inspire ce titre ?
Mallaury : C’est un projet 100% féminin, avec des artistes hyper talentueuses. Ce titre « Sans Valentin », c’est une façon de dire que nous sommes des femmes indépendantes et qu’on n’a pas besoin des hommes pour avancer.
As-tu vécu des chagrins d’amour qui t’ont inspirés l’écriture des chansons ?
Pas forcément dans ce projet-là. Mais je m’inspire beaucoup de mon entourage, de ce que j’entend, des séries… Ca peut être tout et n’importe quoi. J’avais plus évoqué mes chagrins d’amour dans mon précédent projet Love 66.
D’ailleurs, quel bilan fais-tu sur ce projet ?
Ce projet était vraiment un test. J’ai voulu mettre en avant mes origines guadeloupéennes. Il y a beaucoup de sonorités zouk avec Doucement et dancehall, notamment sur le morceau avec Bamby, Himeros.
Pour revenir à Sans Valentin, tu as invité des artistes telles que Leila AD, Gaëlle, Stony et Cadie Nelva sur le Chapitre 2. Comment les as-tu approchées ?
Il y a des artistes que je connaissais déjà. Avec Cadie Nelva, on se connaissait déjà, Leila AD aussi. On avait participé au Planet Rap de Ronisia ensemble. Ensuite, j’ai démarché d’autres artistes parce que j’aimais bien leur univers. C’est vraiment un challenge de faire des morceaux avec des artistes dont on ne s’attend pas. Que ce soit avec Gaëlle, avec Stony ou avec Davinhor, on ne s’attend pas à des connexions comme ça. C’était vraiment cool de bosser avec elles sur ce projet.
Est-ce que certaines femmes se sont reconnues à travers les chansons ?
Ça m’arrive souvent de recevoir des messages de femmes qui me disent que leurs chansons leur rappellent une histoire qu’elles ont vécue ou que ça leur parle et j’en suis super contente.
Y’avait-il un message que tu voulais transmettre à travers les chansons du projet ?
Le message que je voulais transmettre c’était l’unité dans le sens où il n’y a pas beaucoup de projets 100% féminins. Je voulais prouver que c’est quelque chose qui peut se faire et on l’a fait. Aussi, même si on se dit « indépendantes » et qu’on n’a pas besoin des hommes, au final, le fin mot de l’histoire, c’est qu’on a toujours besoin d’une personne pour avancer dans la vie. Et le point de rattachement à ça, c’est toujours l’amour. C’est ce que je raconte dans le morceau Tout droit.
Tu as collaboré avec des artistes comme Robin sur Doucement ou encore Shesko sur Hôtel. Qui sont les artistes avec lesquels tu aimerais collaborer ?
J’aimerais collaborer avec beaucoup d’artistes ! J’aimerais bien collaborer avec Hamza, Kalash, Aupinard que j’aime beaucoup. J’aime bien aussi Leto, Gazo, Joé Dwèt Filé… Pour la petite histoire, on avait collaboré ensemble sur la prod du titre de Bamby. Mais on n’a jamais fait de feat ensemble.
Quelle est la salle de concert que tu rêverais de faire ?
J’avais déjà eu l’occasion de jouer à l’Olympia et à Bercy avec Jok’Air. C’était une expérience de fou ! La seule salle que je n’ai pas faite, c’est le Bataclan. Mais sinon, j’ai déjà un peu tout fait. C’est l’avantage d’avoir commencé tôt. J’ai commencé à 17 ans au sein d’un groupe, la MZ.
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