Kosma : « On est plus forts à deux »

Kosma est un duo de jumeaux composé de Caroline et Jules, musiciens et compositeurs. Les deux artistes connaissent une belle ascension depuis leurs débuts en mai 2021. Ils ont donné plus de 180 concerts et ont rejoint Baboo Music, le label d’Aurélie Cabrel. C’est sous ce label qu’ils viennent de sortir leur premier EP intitulé Tout est ok. Les deux artistes étaient sur la scène de la Boule Noire le 12 mai dernier. Après une série de concerts notamment au Zénith de Toulouse en première partie de Julien Doré, ils seront sur la scène du Garden Parvis Festival de Paris La Défense Arena le 17 juillet prochain. Avant ces grands rendez-vous, Culture & Passions a rencontré Kosma à Paris.

La pochette de Tout est ok, le premier EP de Kosma sorti le 16 mai 2025.

Culture & Passions : D’où vient cette passion pour la musique à chacun ?

Jules : D’aussi loin que les souvenirs remontent, on jouait un instrument, notamment au conservatoire. Caroline était au piano, moi à la percussion. La musique nous a suivi tout le temps. On ne se rappelle pas du moment où la musique a pris une grande place, ça a toujours eu une grande place.

Qui sont les artistes qui vous ont inspirés plus jeunes ?

Caroline : J’aime beaucoup tout ce qui est comédie musicale. Mon père m’a beaucoup fait écouter ça. J’écoutais Notre-Dame de Paris, Starmania, Emilie Jolie…

Jules : On a affiné nos goûts petit à petit. On s’est mis à écouter du Stromae, Angèle, le rap mélodique. On aime bien s’inspirer de ça et définir notre propre chemin. Et le fait que notre duo soit une voix féminine et une voix masculine nous donne pas mal de liberté.

Vous venez de sortir Tout est ok, votre premier EP. Que vous inspire ce titre ?

Caroline : Ça résume bien ce qu’on a envie de dire dans nos chansons. C’est le fait de se dire que, même s’il nous arrive des petits pépins dans la vie, on aime se dire qu’avec du recul, on peut relativiser. C’est des messages positifs qu’on importe dans beaucoup de nos chansons. C’est une façon de se dire que tout est ok dans la vie, quoi qu’on fasse. Il n’y a pas de mauvais choix. Il n’y a que des choix qui nous permettent de grandir.

Jules : On veut vraiment apporter une parenthèse positive dans la vie des gens. On vit chacun des choses difficiles dans la vie, et grâce à la musique, que ce soit nous ou un autre artiste, on peut avancer et se dire que tout est ok.

Il y a une chanson dans l’album qui s’intitule C’est toi qui comptes. Est-ce une histoire d’amour fraternelle ?

Caroline : Oui, c’est un peu l’évidence de l’amour.

Jules : C’est universel quoi. Il y a des gens qui sont très pudiques avec le fait de dire « je t’aime » parce que ce n’est pas facile à dire. Il y a des gens à qui on n’a pas besoin de dire « je t’aime » mais ils savent qu’on les aime. On aime bien cet amour un peu invisible.

Qu’est-ce que le public en a pensé de cette chanson ?

Caroline : Ils l’ont bien aimé. Vu qu’on faisait beaucoup de chansons rythmées, ils étaient surpris qu’on leur propose une valse parce que c’est la seule valse qu’on est jamais écrite avec nos voix qui sont beaucoup plus posées et qui parlent d’amour.

Est-ce qu’il arrive que certaines personnes qui ne vous connaissent pas vous prennent pour un couple ?

Caroline : Ça arrive oui.

Jules : Ceux qui nous découvrent sur scène peuvent le penser mais on précise toujours qu’on est jumeaux.

Il y a aussi dans cet EP une chanson qui s’intitule Ralentir. Que raconte cette chanson ?

Caroline : C’est une chanson qui est beaucoup plus intense que les autres. C’est une vraie performance vocale aussi. C’est une chanson qui évoque l’urgence de vivre. On vit un peu à 200 à l’heure et on a juste envie que ça ne s’arrête pas.

Vous étiez sur la scène de la Boule Noire le 12 mai dernier, quelles sont vos impressions ?

Caroline : C’était la première fois qu’on jouait notre set en entier. Il y avait une petite pression. En tout cas moi, je me suis délectée de chaque chanson. Elles ont vraiment pris sens sur scène. Pour moi, l’énergie qu’on a ressenti sur cette salle est montée vraiment crescendo. Je pense qu’on a vraiment réussi à se connecter avec les gens et c’est un moment très très fort.

Jules : Quand tu écris une chanson, t’es tout seul et c’est génial de les partager avec tout le monde. Les chansons vivent autrement sur scène.

Y’a-t-il d’autres salles de concert que vous aimeriez faire ?

Caroline : Oh bah oui. De toute façon, notre ambition n’est pas de remplir des Zénith etc mais il y a des salles d’une centaine de personnes comme La Maroquinerie qu’on aimerait énormément faire.

Jules : Ce qu’on a surtout envie de faire, c’est continuer à partager notre musique et que ça évolue crescendo. On attend les opportunités, elles arrivent et on continue à les prendre.

Imaginez-vous faire de la musique séparément ?

Caroline : Je ne pense pas qu’on aurait fait de la musique chacun de notre côté.

Jules : Ce n’est pas l’idée, pas le délire, pas le truc.

Caroline : C’est aussi parce qu’on se rend compte qu’à deux, on est plus forts. Aussi bien dans le visuel que dans le design mais aussi dans le côté entrepreneurial et artistique. On se complète énormément. Et le fait de vivre le projet à deux et de le partager sur la route fait aussi qu’on kiffe.

Jules : Quand on est ensemble sur les routes, on se chamaille comme si on avait 15 ans et qu’on était dans notre chambre d’ado. On adore.

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