Alexandre Sookia : « J’aimerais bien faire un duo avec Marie-Flore »

Auteur-compositeur interprète franco-mauricien et originaire de Bretagne, Alexandre Sookia a écrit ses premières chansons à 16 ans et joué dans de petits festivals. Son parcours prend un tournant lorsqu’il devient artiste pour une marque de surf. C’est ainsi qu’il est repéré par un producteur qui l’ouvre à la musique de films et de séries. Par la suite, Alexandre Sookia participe à la saison 2017 de The Voice avant de se lancer en solo. Récemment, le chanteur a sorti trois nouveaux singles : Porte-Bagage, Mélancolie Cruelle et Eaux Bleues. Il en parle dans cette interview à Culture & Passions.

Culture & Passions : Comment est née cette passion pour la musique ?

Alexandre Sookia : Comme tout le monde, j’ai été bercé par la musique de mes parents. Mon père écoutait Elvis Presley à fond tandis que ma maman écoutait plus de la chanson française. Elle n’a pas la même culture que celle de mon père.

Il paraît que tu as été artiste pour une marque de surf ?

Oui. En fait, lorsque je faisais mes études en STAPS, je voulais être shaper. C’est le nom des personnes qui fabriquent les planches de surf. Du coup, j’ai atterri en stage chez une marque de surf qui s’appelle Twenty-Nine à La Torche en Bretagne. Et au fur et à mesure de la discussion, j’ai dit que je faisais de la musique. Du coup, chaque vendredi soir, je donnais un petit concert. C’était vraiment en rapport avec cette marque de surf. C’est là que j’ai été repéré par un producteur qui fait de la musique pour le cinéma et la télé. Par la suite, les casteurs de The Voice cherchaient des profils particuliers, notamment un profil de surfeur/chanteur. Ils avaient contacté tous les surfeurs de la côte Atlantique, y compris la marque de surf pour laquelle je bossais. Ils ont aimé ce que je proposais et c’est parti de là.

Justement, quel souvenir gardes-tu de la participation à The Voice en 2017 ?

Un très bon souvenir ! C’était une expérience de fou.  Ça fait partie des choses à vivre qu’une fois dans sa vie.  Ça te fait grandir d’un coup musicalement parce que tu rencontres des professionnels de la musique. Mais en plus de ça, tu rencontres 300 personnes qui sont là pour la même chose que toi. Ça te permet de sortir de ton petit cocon où tu fais de la musique chez toi. Ça te permet aussi d’avoir un regard plus professionnel sur la musique dans le sens où tu vois plein de corps de métiers comme des journalistes, des attachés de presse… Ça te donne les clés pour la suite.

Tu as sorti en avril dernier ton nouveau single intitulé Porte-Bagage puis un autre titre intitulé Mélancolie Cruelle en mai. Que racontent ces deux chansons ?

Porte-Bagage, c’est vraiment une chanson qui a un double sens. Il y a un sens léger dans le sens où on peut écouter ce titre en étant à bord d’un vélo en train de se faire balader. Il y a du vent, du soleil et de la chaleur… On passe un bon moment. Mais les bagages, c’est aussi ce qu’on transporte sur le dos, à savoir notre passé, notre histoire personnelle. Quand tu as trouvé une personne qui t’aide à traverser la vie avec les bagages que tu as, cette personne peut t’aider à avancer. Sur Mélancolie Cruelle, j’évoque l’autorisation de pleurer ou de montrer ses sentiments, peu importe l’âge qu’on a, qu’on soit adulte ou enfant. A un moment donné, s’il y a quelque chose qui te fait mal, eh bien tu as le droit de le montrer, de pleurer parce que ça te fait mal. Ça fait du bien de montrer ses émotions.

Quels ont été les retours sur Porte-Bagage qui est le premier titre à avoir été dévoilé ?

J’ai eu plein de bons retours. Le tout dernier retour que j’ai eu c’était hier ou avant-hier. Je suis allé me baigner, et un de mes voisins qui bossait dans le monde de l’édition, m’a dit que cette chanson l’avait transporté sur la côte avec les couleurs, les odeurs, la température, et l’ambiance. Et pourtant, je ne l’ai pas fait exprès. Quand je compose, je prends ma guitare, il y a des accords qui me viennent, une mélodie qui me vient dans la tête et ensuite je commence à écrire. C’est vraiment de l’instantané, il n’y a rien de calculé.

Tu viens de sortir une nouvelle chanson intitulée Eaux Bleues. De quoi ça parle ?

Eaux Bleues, c’est une chanson inspirée de la mer. Ca rejoint un peu Porte-Bagage et Mélancolie Cruelle dans le sens où ça raconte une histoire. Le message que je veux faire passer à travers cette chanson c’est : ‘Ne t’inquiètes pas, je sais qu’il s’est passé des choses dans ta vie, des choses qui ne sont pas forcément très joyeuses, mais je suis là, je vais t’accompagner, et on va aller au paradis ensemble’. Sans parler de la mort bien sûr.

As-tu des concerts de prévus ?

Je suis en train de préparer mon prochain live avec un musicien qui sera aux synthès et un batteur. On sera trois. Pour l’instant, on n’a pas de dates fixées. Mais je pense que cet été, on fera peut-être quatre ou cinq concerts en Bretagne. J’aurai peut-être des premières parties à la rentrée.

Y’a-t-il un ou plusieurs artistes avec qui tu aimerais collaborer ?

Il y a un artiste dont je suis totalement fan, c’est Damon Albarn qui a fait plein de collaborations avec Gorillaz notamment. C’est un monstre de la musique. Sinon, il y a une artiste que j’adore, c’est Marie-Flore. J’adore son grain de voix, sa façon de chanter, ses textes. J’aimerais bien faire un duo avec elle. Si elle m’écoute.

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