Lisaa Camin solaire dans son premier EP « Saudade »

Jeune artiste toulousaine, Lisaa Camin nous présente Saudade, son premier EP aux accents doux et ensoleillés. Entre rythmes chaloupés et textes sincères, Saudade est une déclaration sensible et dansante à ses racines, à la famille, à l’amour et au temps qui passe. À travers ce projet de six titres aux sonorités bossa nova, Lisaa nous embarque dans un voyage intime, solaire et multiculturel, où s’entrelacent souvenirs d’enfance, liens familiaux et quêtes identitaires. Culture & Passions a rencontré Lisaa Camin lors de son passage à Paris.

La pochette de Saudade, le premier EP de Lisaa Camin disponible depuis le 13 juin 2025. Photo : Abygaelle Bertinat.

Culture & Passions : Peux-tu te présenter et parler de ton parcours ?

Lisaa Camin : Je m’appelle Lisaa Camin, je suis une jeune artiste de 20 ans. Je viens de Toulouse. Je fais de la musique depuis très longtemps. C’est mon grand-père qui m’a initiée là-dedans. Il faisait du piano. J’ai fait de la guitare dans un premier temps. Je chantais déjà quand j’étais petite. On m’appelait la castafiore ! Ensuite, j’ai un peu délaissé la guitare pour améliorer ma technique vocale. J’ai d’ailleurs fait partie du chœur d’enfants de l’Opéra de Toulouse. Ça s’appelle la Maîtrise du Capitole de Toulouse. C’est là que j’ai pu apprendre la technique vocale. C’est surtout après le Covid que je me suis remise à la chanson. J’ai fait des concerts à partir de 2021 et je ne me suis pas arrêtée.

Ton premier EP est désormais disponible. Quel effet ça te fait de dévoiler ton premier projet ?

Je suis très excitée parce que c’est un projet sur lequel j’ai travaillé pendant longtemps et que j’ai vraiment créée de A à Z vu que je suis auteure, compositrice et interprète indépendante. Cela faisait quelque temps que je faisais écouter le projet à ma famille mais je ne pouvais pas faire plus.

C’est un projet de six titres avec des sonorités bossa-nova. Que représente ce style de musique pour toi ?

Au tout début, quand j’ai commencé à sortir des chansons, je faisais de la pop. Je voulais me tester un peu. Et lorsque j’ai découvert la bossa-nova de par la chanteuse Laufey, je me suis dit que cet univers allait beaucoup me plaire. J’aime beaucoup les sonorités de la bossa-nova, d’autant que mes grands-parents sont originaires du Portugal. Du coup ça me rapproche un peu. Mais j’ai toujours aimé les chansons latines depuis que je suis petite. C’est pour ça aussi que je me suis tournée vers la bossa-nova. On m’a souvent dit que je faisais des chansons un peu tristes et là, dans cet EP, j’ai voulu m’ouvrir à 100%, faire découvrir ma personnalité et montrer mon côté solaire.

On retrouve dans cet EP deux duos dont un avec Fabian Ordonez sur le titre Là-bas. Fabian Ordonez est aussi le père de Bigflo et Oli. Est-ce que vous vous connaissiez déjà ?

Oui. Je l’avais déjà rencontré lors d’un concert près de chez moi à Toulouse. Il m’avait invitée sur scène parce qu’il savait que je chantais. J’étais très contente. Plus tard, lors de l’anniversaire de ma maman; j’avais chanté en duo avec lui. J’ai trouvé que nos voix se mariaient très bien. A la base, on devait faire une reprise et au final je lui ai proposé un titre qui lui a plu et pour lequel il devait se retrouver aussi. Je suis très contente !

Ceci dit, tu aurais pu faire un duo avec Bigflo et Oli…

(Rires). C’est vrai, mais ça aurait été plus compliqué ! Mais je pense que Fabien va leur faire écouter la chanson étant donné que ça parle de leurs familles aussi. J’espère avoir des retours d’eux.

Qui est Patrice Yan avec qui tu partages le titre Fais-le chanter ton accent ?

Avec Patrice Yan, nous nous sommes rencontrés l’été dernier lors d’un stage à Astaffort qui s’appelle Voix du Sud. J’avais fait un concours et il fallait avoir moins de 20 ans. J’ai réussi à avoir une place. Et lors de cet atelier d’écriture, je lui ai proposé qu’on fasse un duo ensemble parce que j’avais vu ce qu’il faisait. Ça a matché, j’ai composé cette chanson qui a beaucoup plu. Et c’est ainsi que je lui ai proposé de venir sur l’EP.

Avant même que l’EP sorte, certains extraits ont été dévoilés sur tes réseaux. Qu’est-ce que les gens en ont pensé ?

Que du bien pour l’instant. La plupart des gens qui ont écouté la chanson Là-bas ont vécu l’immigration et se sont retrouvés dans ce titre. Certains préfèrent la chanson S’envoler. Mais dans l’ensemble, tout le monde est content. J’ai même mes proches et mes amis m’ont dit que ça leur ressemblait vraiment beaucoup. Donc le job est fait !

D’ailleurs, en parlant de famille, Toujours là est une chanson en hommage à ton grand-père…

C’est ça. C’est la première chanson que j’ai écrite. Elle était très difficile à écrire car mon grand-père n’est plus là. C’est lui qui l’a donné le courage de faire de la musique. Il est parti quand j’étais petite. Cette chanson est une manière de dire qu’il est toujours là même si je ne me rappelle pas totalement de lui. Mais sa disparition m’a beaucoup impactée et je ne m’en rendais pas trop compte. Mais écrire des chansons me permet aussi de me redécouvrir. Dans cette chanson dédiée à mon grand-père, je lui explique que je sais qu’il m’envoie des signes. C’est aussi une chanson où d’autres personnes peuvent se reconnaître car c’est compliqué de perdre quelqu’un.

Prévois-tu une release party notamment à Toulouse ?

Je ferai un concert de sortie d’EP le 2 juillet prochain sur L’île de Tara à Eaunes près de chez moi. C’est comme si on était sur une île tropicale, c’est trop beau. Ce sera une amie à moi qui fera la première partie. Il y aura aussi Fabien Ordonez en invité.

Y’a-t-il une ou deux salles de concert parisiennes que tu aimerais faire dans le futur ?

Bien sûr. La Cigale par exemple. Si je deviens une artiste confirmée, j’aimerais bien faire cette salle. Au plus haut, je vise l’Accor Arena. Si je pouvais rêver grand, ce serait cette salle-là !

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