Quelques heures avant de monter sur la scène des Trois Baudets, dans le cadre du MaMA Music & Convention 2025, Culture & Passions a rencontré Savanah, jeune artiste française au parcours singulier. Originaire de Romans-sur-Isère, Agathe, de son vrai nom, façonne un univers à la fois onirique et mélancolique, où se mêlent synthés vaporeux et voix cristalline. Inspirée par Lana Del Rey, London Grammar ou encore l’esthétique cinématographique de David Lynch, la chanteuse s’impose comme l’une des révélations les plus prometteuses de la scène pop française.


Culture & Passions : Tu es l’une des artistes invités au MaMA Festival. Qu’est-ce que cela te fait de figurer parmi les têtes d’affiches de l’édition 2025 ?
Savanah : Je suis ravi d’y être. J’étais venue à plusieurs reprises lorsque je n’étais pas encore artiste. On m’a toujours dit que c’était un passage obligé pour des artistes en développement afin que leurs projets aient le plus de visibilité possible. J’avais déjà participé aux iNOUÏS du Printemps de Bourges il y a quelques mois. Et cette participation au MaMA est une étape en plus dans mon parcours artistique.
Tu as participé à bon nombre de festivals cette année. Il y a eu le Printemps de Bourges, le FNAC Live Paris, les Bars en Trans… C’est une consécration pour toi ?
Oui ! C’est là que tu sens que tu es un peu reconnu par tes pairs. Les gens ont envie de découvrir ta musique et d’en savoir un peu plus sur toi. Après, ils aiment ou ils n’aiment pas mais en tout cas, ils t’accordent une place. C’est très gratifiant. Je suis déterminée à faire encore plein d’autres festivals !
L’année 2025 aura en partie été marquée par la sortie de ton premier EP Céleste sorti en février dernier. Comment définirais-tu ce projet ?
J’ai écrit les chansons de l’EP de manière très naïve. Je ne savais pas du tout que j’allais en faire un EP. J’avais juste composé des chansons et de fil en aiguille, le projet s’est professionnalisé. Quand on a décidé avec mon label Yotanka Records et mon tourneur Radical Production de se lancer dans un EP, mes chansons étaient déjà là. Et donc j’ai pu les mettre dans l’EP. Cet EP, je le vois un peu comme quelque chose de très personnel et aussi comme un coup d’essai. C’est une première carte de visite. Ces chansons représentent une petite partie de moi.
Et quel a été l’accueil à cet EP ?
Je ne fais pas trop écouter ma musique à mes proches parce que ça me gêne. J’ai l’impression d’être complètement mise à nue. Mais il y a eu un bon retour presse. De bons retours radio aussi, notamment FIP.
Comment te sens-tu à l’idée de faire les premières parties de Bertrand Belin ?
Je suis hyper honorée parce que c’est un artiste que j’adore. J’écoute très peu d’artistes français mais lui, c’est un des rares que j’écoute. Je suis un peu stressée mais je préfère ne pas y penser parce que c’est dans longtemps. Mais le fait de faire cinq premières parties est une chance inouïe !
Travailles-tu déjà sur d’autres projets ?
Je viens d’enregistrer mon deuxième EP qui va sortir le 7 novembre prochain. Et je sortirai mon premier album en fin d’année 2026.
Hormis Les Trois Baudets, y’a-t-il d’autres salles de concerts parisiennes que tu rêves de faire ?
Je suis passée à l’Elysée Montmartre, ça a l’air cool. Le Trianon aussi (Rires). Après, je ne connais pas très bien les salles parisiennes à part les plus mythiques comme l’Olympia. Je me dis peut-être un jour dans une vie !
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