Tête d’affiche du MaMA Music & Convention, le jeudi 16 octobre dernier, Nayla a confirmé qu’elle figure parmi les voix montantes les plus singulières de la scène urbaine française. Diplômée en psychologie, elle fait de la musique sa thérapie, transformant ses émotions et ses expériences en textes authentiques. Culture & Passions a pu rencontrer et s’entretenir avec Nayla quelques heures avant son concert au FGO Barbara.

Culture & Passions : Peux-tu te présenter ?
Nayla : Je m’appelle Nayla, je suis rappeuse et chanteuse. Cela fait quelques années que je sors des projets, notamment un premier EP qui s’appelle Tête Brûlée. Je vis à Agen dans le Sud.
Tu es l’une des têtes d’affiches de l’édition 2025 du MaMA Music & Convention. Qu’est-ce que cela te fait d’y participer ?
Je suis très contente d’être là parce que le MaMA, ce n’est pas que des concerts. Il y a aussi des conférences, des tables rondes… J’ai pu d’ailleurs assister à une table ronde sur la réussite dans les carrières musicales en rapport avec la parentalité. En tant que jeune maman, j’ai trouvé ça super intéressant. Et pour n’importe quel type de professionnel, dans toute l’industrie, il y a forcément quelque chose à apprendre avec d’autres professionnels. C’est un super événement et je suis très fière d’y participer.
Tu as récemment sorti comme Musique de chambre et Système. De quoi parlent ces deux chansons ?
Musique de chambre est un titre un peu introspectif que j’ai écrit lorsque j’étais dans une période où j’étais un petit peu repliée sur moi parce que j’avais connu de mauvaises expériences dans la musique. J’avais vraiment besoin de me retrouver. J’ai commencé à écrire ce titre dans ma chambre et c’est comme ça qu’il est né. J’ai eu envie de faire vivre ce titre car je me suis rendue compte que le texte pouvait toucher beaucoup de personnes qui pouvaient se reconnaître dans les paroles. Système est un titre que j’ai écrit en 2022 après m’être séparée d’un label avec lequel j’avais signé et ça ne s’était pas très bien passé. Ce titre parle des inconvénients d’être une artiste émergente dans cette industrie. Aussi bien en tant que femme que personne racisée etc.
Comment définirais-tu ton style de rap ?
J’ai un rap qui est introspectif. C’est vraiment un mot qui me caractérise. Je fais beaucoup tourner ma musique autour de ce que je vis. Je suis quelqu’un qui se base beaucoup sur les émotions. J’ai une musique qui est plutôt « chill », calme. On peut l’écouter la nuit ou en voiture.
Travailles-tu actuellement sur un nouveau projet ?
Je n’ai pas de projet d’EP de prévu. J’essaye de sortir plein de musiques parce qu’en fait, on attend toujours que ce soit le bon moment pour sortir un EP. J’ai plein de sons dans l’ordinateur de mon ingé son. Je compte sortir des titres tous les deux ou trois mois. Le prochain titre s’appellera Guérison. Il va parler de santé mentale.
Quelle est la salle de concert parisienne à laquelle tu rêves de te produire ?
J’adore les ambiances intimistes. Bien sûr, si on me propose de faire une grande salle, je ne dirai pas non ! (Rires). J’aime beaucoup le Zénith, j’y suis beaucoup allée. Ce serait vraiment chic de jouer là-bas. J’attends le jour où je ferai La Maroquinerie. C’est hyper symbolique La Maroquinerie pour un artiste parce que j’ai l’impression que c’est le moment charnière entre l’émergence et la professionnalisation durable. C’est donc la salle que je rêve de faire.
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