Vendredi 17 octobre, Keziah Jones a enflammé la scène du Festival de Marne 2025, dont il assurait la clôture. Quelques minutes avant son concert, Culture & Passions a rencontré le chanteur nigérian pour un échange vibrant autour de sa carrière, de son lien fort avec la France et de son nouvel album Alive and Kicking. L’artiste, toujours fidèle à son « blufunk » singulier, revient sur ses débuts parisiens et confie combien Paris lui a permis d’explorer sa musique.

Vous êtes l’une des têtes d’affiches de l’édition 2025 du Festival de Marne dont vous assurez la clôture. Que représente ce festival pour vous ?
Keziah Jones : Je ne connais pas grand chose du festival en lui-même mais nous sommes actuellement en tournée avec mon groupe. Nous avons sorti un album de musique live en janvier dernier et nous jouons quelques-uns de ses morceaux à ce festival. C’est une belle opportunité pour moi. C’est un festival qui est assez connu et c’est un plaisir pour nous de jouer ici.
Vous avez d’ailleurs une histoire particulière avec la France, particulièrement Paris. Quel rôle a joué Paris au lancement de votre carrière ?
C’était une ville qui m’a permis d’explorer ma musique lorsque j’étais jeune artiste. Après avoir quitté l’école, je suis venu à Paris où j’ai joué dans la rue, tandis qu’à Londres, j’ai souvent été arrêté. A Paris, personne ne m’a arrêté parce que je jouais dans le métro ou devant les cafés. C’était la meilleure façon pour moi de m’exprimer. Les gens étaient très gentils avec moi car je n’avais nulle part où aller. Du coup, j’ai pu rester à Paris pendant environ trois mois. C’était plutôt bien. Beaucoup de musiciens venus d’ailleurs viennent à Paris pour lancer leur carrière musicale. Ça a été un moment clé de ma carrière musicale.
Vous avez sorti en janvier dernier l’album Alive and Kicking dans lequel on retrouve notamment la chanson Rhythm Is Love. Comment a-t-il été reçu ?
Je pense qu’il a plutôt été bien accueilli. En fait, c’était un album live avec des chansons qui existaient déjà sur d’autres albums. Rhythm Is Love en faisait partie et le titre a eu un très bel accueil. Je pense que c’est un titre qui a marqué les esprits. J’étais content de pouvoir l’enregistrer à nouveau. Mais désormais, avec mon groupe, on va se concentrer sur de nouveaux morceaux qui sortiront à partir du mois d’avril 2026.
C’est quoi la suite pour vous ?
La suite pour moi c’est de faire un album de nouvelles chansons que je prépare depuis un an. Il sort en avril et ensuite, nous partirons en tournée l’année prochaine. Je travaille aussi sur d’autres projets que je vais essayer de mettre en avant.
Avez-vous un message à faire passer à vos fans ?
Je dirai à tous les fans de Keziah Jones d’encourager leurs enfants à apprendre un instrument et à remettre la musique au cœur de la vie. Je pense que nous vivons à une époque où la musique est reléguée au second plan. Elle est vraiment essentielle et je pense que mes fans apprécient ma musique parce qu’elle est sincère.
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