Complices de longue date et artisans d’une chanson française malicieuse et sensible, Alexis HK et Benoît Dorémus unissent leurs plumes et leurs voix dans Inavouable, un projet né sur scène avant d’être gravé sur disque. Après avoir conquis Avignon, sillonné les routes de France et fait rire autant que réfléchir, le duo était en concert au Café de la Danse à Paris le 3 décembre dernier, fidèle à sa mission : offrir une parenthèse musicale pour changer les idées, le temps d’une heure. Culture & Passions a pu échanger avec Benoît Dorémus quelques heures avant le concert.

Culture & Passions : Comment est né ce projet d’album avec Alexis HK ?
Benoît Dorémus : A la base, Inavouable est un spectacle. On avait écrit plein de chansons avec Alexis HK pour les besoins de ce spectacle. On se connaît depuis quinze ans et à chaque fois qu’on se voit, on écrit des chansons. Puis ces chansons ont pris vie sur scène. Je suis allé les chanter à l’Olympia début 2023 et ça avait vraiment fait marrer les gens. Avec Alexis, on a présenté ces chansons à Avignon et on a fait une tournée d’un an avec ce spectacle. Et beaucoup de spectateurs voulaient réécouter ces chansons. Nous-même, avions aussi envie d’enregistrer ces chansons et de les graver dans le marbre. Puis on a fait l’album. Généralement, un artiste fait un disque et part ensuite en tournée. Nous, on a fait l’inverse, on fait la tournée et sorti l’album ensuite.
Comment s’est passée la collaboration avec J.P/ Nataf ?
Super bien. C’est quelqu’un qu’on admire et qu’on adore depuis toujours parce que son groupe Les Innocents m’a énormément marqué et j’aimais je n’imaginais collaborer avec lui. Lui-même est venu voir le spectacle, ça l’a bien fait marrer. Il a vu aussi qu’il avait des choses à apporter. Il a senti qu’il avait son grain de sel à mettre. C’est très agréable d’être avec lui en studio parce qu’il n’a que des bonnes idées. Il joue de tout : du piano, de la basse, de la batterie… Il va très vite, il a une oreille incroyable… A titre personnel, c’était une bonne leçon d’écriture de chanson.
Comment a été reçu l’album jusqu’à présent ?
Très bien ! Les plateformes de streaming ont mis en avant les chansons. Lorsqu’on est en tournée, on est contents que beaucoup de gens partent avec le CD. On reçoit plein de messages de gens qui écoutent l’album en boucle, qui nous disent qu’ils préfèrent telle ou telle chanson… Ça fait plaisir.
Quels sont les retours qui vous touchent le plus à Alexis et toi-même ?
On est très touchés lorsque les gens nous disent que nos chansons leur font du bien. Qu’ils ont pensé à autre chose en écoutant l’album. C’est agréable à entendre. D’autant qu’on est surchargé d’informations pas forcément bonnes. Le monde est un peu difficile, un peu triste. On a le nez dans nos téléphones toute la journée. Changer les idées pendant une heure, c’est notre mission à Alexis et moi. Après il y a aussi les retours de nos copains musiciens qui nous font plaisir, même si ce sont plus des retours professionnels. Ils nous disent « bravo » pour le son, les arrangements… Ça nous encourage.
La presse et notamment Libre Théâtre vous compare au duo Simon & Garfunkel. Qu’est-ce que cela vous fait ?
Ca c’est juste parce que nous sommes deux chanteurs qui chantent ensemble. Simon & Garfunkel, c’est la référence ultime mais ça n’a rien à voir. Ce sont les Mozart du duo de voix. En revanche, c’est agréable de trouver un camarade avec qui chanter. Nos voix se complètent bien. Alexis a une voix grave, bien chaude tandis que moi j’ai une voix plus aiguë. Notre humour se complète bien aussi. Ce n’est pas tous les chanteurs qui trouvent leur binôme. Et nous, on a trouvé notre binôme de voix, notre binôme d’humour, et c’est super.
Y’a-t-il des dates de concerts de prévues pour 2026 ?
Oui, il y a au moins 25 dates qui arrivent. On va sûrement prolonger la saison jusqu’à décembre 2026 parce que ça plaît bien, on s’amuse bien. Il y a des programmateurs qui se décident maintenant. On risque d’avoir une bonne trentaine de dates devant nous. On en a déjà fait une bonne cinquantaine !
Image en une : Frank Loriou.
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