Eytan Dantski entre pudeur et liberté dans son album « Parfois les oiseaux »

Auteur-compositeur interprète à la plume délicate, Eytan Dantski cultive une pop-folk française intime, nourrie de textes ciselés et de mélodies mélancoliques. Après un premier EP remarqué, La ligne d’arrivée, l’artiste a franchi une nouvelle étape avec la sortie de son premier album, Parfois les oiseaux, le 5 décembre dernier. Un disque placé sous le signe de la pudeur, du clair-obscur et du doux-amer, où se côtoient questionnements amoureux, hommages familiaux et fragments de vie. Rencontre.

La pochette de Parfois les oiseaux, le nouvel album d’Eytan Dantski disponible depuis le 5 décembre 2025.

Culture & Passions : Que t’inspire le titre de l’album ?

Eytan Dantski : Ce titre, c’est un mix entre deux choses : un titre d’un livre de l’écrivaine Françoise Sagan qui s’appelle Parfois les violons et les oiseaux parce que je trouve que c’est le symbole de la liberté, du caractère éphémère dans le sens où les oiseaux s’envolent. Du coup, ce titre, c’est un mix entre quelque chose qui n’est pas fini et qui donne cette sensation de liberté.

Quels sont les sujets qui te tenaient à cœur pour cet album ?

Il y avait plusieurs choses. Déjà, la pudeur. Le fait de cacher et de montrer en même temps. Il y a aussi l’idée de clair-obscur et de doux-amer. Un doux-amer à la fois joyeux et triste qui me tenait à cœur de raconter dans l’album.

Le piano est très présent dans cet album. Il a une sensation particulière à tes yeux ?

Oui, parce que c’est mon instrument principal. Evidemment, je le mets un peu partout. Aussi, j’ai eu la chance d’avoir un très bon pianiste, Romain Tardiveau, qui a fait la moitié des chansons de l’album. Il est trop fort. Je trouve qu’il y a une énorme majesté quand on utilise le piano.

L’un des titres à avoir été dévoilé avant la sortie de l’album est Pourquoi. Que raconte cette chanson ?

C’est une chanson un peu impudique sur une rupture amoureuse. Tout se passe bien dans la relation mais tu décides quand même de partir pour d’autres raisons. Tu te demandes pourquoi tu as décidé de tout quitter alors qu’on avait le monde au bout des doigts, que la vie était incroyable, et que tout était lumineux. En fait, pourquoi est-ce que j’ai fait ça ? La responsabilité de la rupture est sur toi parce que c’est toi qui es parti.

On retrouve également une chanson assez touchante qui s’intitule Merci

Oui, c’est un hommage à mon père. C’est la chanson la plus impudique de l’album. Je ne pourrai même pas la chanter en concert, même pas en rêve. A l’origine, je l’avais composée pour l’anniversaire de mon père. Dans cette chanson, j’explique à quel point il est exceptionnel. Beaucoup de personnes ont des pères absents ou des pères malsains ou toxiques. Mais lui, c’est tout l’inverse. Je voulais le remercier pour ça.

Pourquoi dis-tu que tu ne pourrais pas la chanter en live ?

Je crois que j’aurai l’impression de trop me dévoiler. La plupart de mes amis me disent que c’est la chanson que je devrais faire en live. Mais pour moi, c’est impossible.

En parlant de concert, quelles sont tes impressions sur ton concert aux Disquaires du 4 décembre dernier à Paris ?

Ça s’est bien passé. C’est toujours un plaisir de jouer avec mes musiciens. On a passé un bon moment et j’étais très content de partager mon album avec le public.

Quelle est la salle de concert à laquelle tu aimerais te produire ?

J’aimerais bien jouer à l’Archipel dans un avenir proche. Et dans un avenir lointain, j’aimerais bien jouer dans des salles à la fois grandes et intimistes comme le Café de la Danse qui a un côté un peu cosy, cocoon. C’est le genre de salle où on peut raconter des histoires au public.

Y’a-t-il des artistes avec qui tu aimerais collaborer ?

Alors là, la liste est infinie ! Il y a des artistes que j’aime beaucoup et avec qui j’aimerais collaborer comme Barbara Pravi, Tim Dup, Noé Preszow… Je pourrais ne pas m’arrêter. Mais le graal, ce serait Jean-Jacques Goldman ou Francis Cabrel.

Quels sont tes projets pour 2026 ?

J’ai envie de partager les plus belles chansons françaises que j’adore et d’en faire de jolies covers. Je prévois de faire un album de cover des chansons d’Aznavour, de Nino Ferrer, de Jacques Brel etc. J’aimerais aussi mettre des poèmes en musique, un peu comme le faisait Brassens avec Il n’y a pas d’amour heureux d’Aragon. Et évidemment, il y aura un prochain EP de prévu, dans six mois ou dans un an. D’autres projets musicaux arrivent.

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