Révélé par la saison 2024 de The Voice, Gabriel Lobao s’affirme comme l’une des voix montantes de la pop francophone. Nourri par un parcours multiculturel entre musique classique, anthropologie et scènes internationales, l’artiste de 27 ans dévoile un univers sensible où se croisent voyage, nostalgie et émotions à vif. À l’occasion de ses récents singles et à l’approche de son premier EP Dans tes yeux, il se confie à Culture & Passions sur son cheminement artistique et ses inspirations.


Culture & Passions : Tu as un parcours assez riche : tu as suivi des études d’anthropologie en Espagne. Tu as eu une formation en comédie musicale à Londres. A quel moment la musique a pris une place considérable pour toi ?
Gabriel Lobao : Je fais de la musique depuis que j’ai 3 ans. J’ai commencé dans le classique au conservatoire d’Epinay-sur-Seine. Je me suis intéressé à la musique très très tôt. Bien sûr, j’avais d’autres passions comme l’histoire, l’archéologie qui m’ont amené à l’anthropologie. Mais la musique a toujours pris le dessus.
Qui étaient les artistes que tu admirais lorsque tu étais plus jeune ?
J’ai eu plusieurs phases. La première phase c’était Barbara, Charles Aznavour, Charles Trenet… Des artistes de la variété française assez ancienne, des années 50, 60, 70. Puis au fur et à mesure des rencontres et des personnes qui m’influencent, c’était plus la musique pop et anglo-saxonne avec mon père, ici présent. On écoutait des artistes comme The Doors et Pink Floyd.
Cette année, tu as dévoilé des singles tels que Havana, L’Ecran Noir, La Joconde et Loin de toi. Que racontent ces quatre titres ?
Havana est une chanson d’été, très feel good pour se décontracter à l’arrivée de l’été. L’Ecran Noir est un titre un peu plus automnal. Il est d’ailleurs sorti au début de l’automne. Il parle de la nostalgie, des réseaux sociaux, et des histoires passées qu’on a vécu avec nos ex et qu’on garde par message. La Joconde évoque une américaine qui rêve de venir à Paris et de visiter la ville. C’est une chanson carte postale de Paris. Et Loin de toi est une chanson qui me touche vraiment parce qu’elle parle de distance et de voyage. C’est un thème qu’on trouve beaucoup dans mes inspirations portugaises du Fado, des marins qui s’en vont. C’est une chanson que j’ai écrite à Londres mais je devais revenir en France pour The Voice. Je l’ai écrite comme une chanson qui déchire le cœur et comme un message d’amour à cette ville anglaise.
Tu t’apprêtes à sortir ton premier EP Dans tes yeux en février prochain. A quoi peut-on s’attendre ?
Il va être super pop-rock. Il y aura aussi de superbes ballades, un titre très folk qui sera le premier titre de l’EP. C’est un projet qui sera à la fois triste et joyeux ! Toutes les chansons me ressemblent. Elles ressemblent à mon univers et regroupent toutes les inspirations des pays où j’ai vécu tels que l’Espagne, la France, le Portugal et l’Angleterre.
Tu as été révélé par ta participation à la saison 2024 de The Voice. Quel souvenir en gardes-tu ?
C’était une expérience magnifique avec une équipe super bienveillante ! Je remercie Pascal Guix, Bruno Berberes, Charles Yavo qui avait appelé en juin 2023. J’étais à Londres, j’avais plein de projets, et je n’imaginais jamais faire The Voice. Je me suis lancé dans cette aventure les yeux fermés, tellement l’équipe était bienveillante et nous a très bien accompagné. En revanche, il fallait bosser. J’ai une affinité musicale et vocale avec Mika. J’avais chanté une de ses chansons lors de l’audition à l’aveugle et c’est tout naturellement que je me suis tourné vers lui. Mais il fallait bosser avec Mika. Il était toujours drôle et bienveillant mais The Voice, ce n’est pas de tout repos. C’est vraiment une grosse machine.
Regrettes-tu de ne pas avoir remporté cette édition ?
Tu sais, nous étions plusieurs candidats, et même avant les auditions à l’aveugle, on chantait déjà super bien. Nous étions 130 candidats aux auditions à l’aveugle. Il y en avait 60 000 avant. On était éliminés au fur et à mesure de ces six auditions. Tout le monde avait sa patte, tout le monde avait son grain de voix, et tout le monde avait sa personnalité. Donc gagner ou ne pas gagner, ce n’est pas le plus important. C’est l’aventure humaine avant tout. The Voice était l’aventure d’une vie et je l’ai vécue jusqu’au bout.
As-tu d’autres projets pour 2026 ?
Je suis ouvert à tout. C’est comme ça que je me suis lancé à The Voice. Il ne faut jamais fermer de portes. Je vais peut-être finaliser l’écriture d’une comédie musicale que j’avais entamé à Londres.
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