Avec La lumière ne meurt jamais, le réalisateur finlandais Lauri-Matti Parppei signe un premier long-métrage sensible et lumineux, où la musique expérimentale devient un refuge, un espace de liberté et de renaissance collective, loin des carcans et de la quête de reconnaissance.




Synopsis : Pauli, flûtiste classique, retourne dans sa petite ville natale pour se remettre d’une dépression. Retrouvant une ancienne camarade de classe, il se laisse séduire par la musique expérimentale. Pauli, qui a toujours recherché la perfection, est séduit par son énergie chaotique et trouve du réconfort dans leurs expérimentations sonores.
Avec La lumière ne meurt jamais, Lauri-Matti Parppei signe un premier long-métrage délicat et lumineux, à rebours de l’image sombre que pourrait suggérer son sujet. Le film suit Pauli, flûtiste classique en panne d’inspiration, de retour dans sa ville natale finlandaise pour se remettre d’une dépression. Loin du pathos, le cinéaste choisit une tonalité étonnamment joyeuse, presque burlesque, où l’amitié et la création collective deviennent des forces de réparation.
La musique comme terrain de jeu et lien vital
À mesure que Pauli s’éloigne des carcans de la musique classique pour plonger dans des expérimentations sonores anarchiques, La lumière ne meurt jamais célèbre le processus créatif plutôt que la performance. La musique, enregistrée en direct, agit comme un terrain de jeu et un lien vital entre des personnages marginaux, souvent perdus mais jamais résignés.
Ce qui frappe surtout, c’est la capacité du film à transformer la dépression en point de bascule plutôt qu’en impasse. Entre fantaisie, douceur et énergie punk, Parppei compose un récit initiatique profondément humain, où l’art n’est pas une fin en soi mais une manière d’être ensemble. Un film fragile et réconfortant, qui rappelle avec justesse que, même dans les périodes les plus obscures, quelque chose de vivant continue de vibrer.
La lumière ne meurt jamais, un film de Lauri-Matti Parppei, avec Samuel Kujala, Anna Rosaliina Kauno, Camille Auer, Kaisa-Leena Koskenkorva. Fiction, Finlande, 1h48, Distribution : Les Alchimistes.
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