Bliss My Heart et Cliff Estatof : « On se fait confiance l’un à l’autre »

Après le succès international de Sinner Sinner, Jen Wolf alias Bliss My Heart s’associe de nouveau à Cliff Estatof pour dévoiler Sugar Kapel, un titre aux accents new wave et à la sensualité assumée. Entre héritage dark wave des années 80, pulsations dansantes et dimension spirituelle, ce nouveau chapitre marque une étape clé de leur collaboration, désormais soutenue par le label Cleopatra Records, et s’inscrit dans une trajectoire artistique en pleine expansion, à l’aube d’une première partie très attendue au Dôme de Paris. Rencontre.

Bliss My Heart et Cliff Estatof assurent la première partie de The Depeche Mode Experience ce samedi 7 février 2026 au Dôme de Paris.

Culture & Passions : De quoi parle Sugar Kapel ?

Bliss My Heart : C’est une chanson que j’ai écrite il y a 17 ans et qui parle de sensualité sans limites. En novembre dernier, j’ai fait écouter la démo à Cliff et il a retranscrit cette chanson en vingt minutes, avec des nouveaux synthés et des nouveaux arrangements. A l’époque, cette chanson était beaucoup plus indé, pas aussi new wave que maintenant.

Cliff : Étant donné que les paroles étaient très basés sur la sensualité de manière très directe, j’ai transposé ça dans un style un peu plus obsessionnel. C’est comme si on parlait à une personne parfaite et qui en même temps, n’existe pas. La personne qui répond reste sur une obsession qu’elle ne pourra pas atteindre.

Bliss My Heart : Lorsque j’ai fait écouter cette chanson à Cliff, il a trouvé ça pas mal. On a bidouillé quelques trucs. Du coup, la chanson a évolué dans ce sens.

Comment a été reçu le titre ?

Cliff Estatof : L’accueil est plutôt bon dans l’ensemble. Pas mal de médias se sont intéressés au titre, comme Rolling Stone. Pour le moment, on n’a pas eu de mauvaises critiques.

Bliss My Heart : C’est plutôt positif, en plus, ce titre montre une nouvelle ère avec la signature au sein du label Cleopatra Records. On a amené une couleur un peu plus new wave et c’est ce que les gens soulignent.

Vous aviez déjà chanté ensemble sur les titres Sinner Sinner et Suffer Well sortis en 2025. Comment se passe la collaboration entre vous ?

Bliss My Heart : La collaboration a commencé un peu par hasard. Suffer Well était une démo que j’avais écrite il y a longtemps et que j’avais faite écouter à Cliff. Je lui ai dit : « Ecoute, j’aimerais bien sortir cette chanson mais est-ce que tu peux m’aider à la réarranger ? » Donc on est partis sur ça il y a pile un an et on a sorti cette chanson. Ensuite, je lui ai fait écouter une démo qui s’appelait Wolf et qui est devenue Sinner Sinner. On a partagé le titre ensemble. Il a été bien reçu dans le monde entier. On était vraiment très contents. J’ai une confiance aveugle en Cliff. On a les mêmes références. On se fait confiance l’un à l’autre. C’est vraiment du 50/50 sur tous les titres.

Cliff Estatof : Sur Sinner Sinner, c’était un morceau que Jen avait en stock mais qui n’était que musical au départ. Du coup, Jen a fait la composition musicale puis moi, j’ai réarrangé. Ce morceau était un vrai 50/50. Sur Suffer Well, c’était à peu près pareil. Ce sera du 50/50 sur la majorité des titres qu’on fera ensemble.

Aspirez-vous à faire un album ensemble ?

Bliss My Heart : Oui, c’est la finalité. On a travaillé sur de nouveaux morceaux dont on ne peut pas trop parler pour le moment. Mais de belles surprises arrivent.

Comment vous sentez-vous à l’idée de faire la première partie de The Depeche Mode Experience au Dôme de Paris ce samedi 7 février ?

Cliff Estatof : Je suis à la fois angoissé et stressé parce que c’est quand même une salle mythique. Notre collaboration a démarré il y a un an et on l’a surtout officialisée il y a six mois, avec Sinner Sinner. Ça va très très vite. Ce concert m’angoisse fortement mais je suis sûr que ça va très bien se passer.

Bliss My Heart : C’est vrai que tout va très vite. On a sorti Sinner Sinner en juin dernier et on a officialisé notre duo à ce moment-là. On a signé avec le label Cleopatra, on a eu des retombées presse dans le monde entier, et là on a cette chance de faire le Dôme de Paris. Je suis très reconnaissante de ce que la vie nous amène. Pour ma part, je suis moins stressée mais je suis heureuse de voir comment le projet évolue. On a aussi créé une petite équipe autour de nous, notamment Mike, le frère de Cliff, qui sera aux batteries.

D’ailleurs, Jen, tu avais dit dans une autre interview à Concertmag, que le fait de faire des concerts t’angoissait…

Bliss My Heart : Effectivement, ça m’angoissait à cette époque parce que je n’avais pas de plan pour faire des concerts. Il n’en était pas question à ce moment-là. Mais lorsque l’on a des opportunités comme celle-là, il ne faut pas réfléchir. Si on nous propose de faire le Dôme de Paris, c’est qu’on peut le faire. On a beaucoup travaillé pour ce concert, et je pense que ça va être sympa !

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