Lueurs évoque sa renaissance dans « Ustaritz »

Avec Ustaritz, son premier EP, Lueurs signe un carnet de voyage intime nourri de trois années passées au Pays basque, entre océan et montagnes. Né à Biarritz, l’artiste y a renoué avec ses racines, ses amitiés et une forme de renaissance après près d’une décennie dans la capitale. Entre électro-pop lumineuse et confidences sur le temps qui passe, ce projet raconte autant l’élan du départ que l’acceptation du deuil d’une vie idéalisée. Un accomplissement personnel et artistique, façonné dans la quête d’authenticité et de clarté. Rencontre.

La cover de Ustaritz, le premier EP de Lueurs disponible depuis le 27 février 2026.

Culture & Passions : Quel effet ça te fait de dévoiler ton premier EP ?

Lueurs : C’est un accomplissement pour moi. C’est un projet que j’ai repoussé plusieurs fois en raison d’un petit problème de perfectionnisme. Je ne voulais pas que le projet sorte tant que ce n’était pas parfait. J’ai dû faire une thérapie personnelle aussi. Cet EP représente aussi une période créative de ma vie.

Pourquoi « Ustaritz » ?

Ce titre représente une période de ma vie où j’ai vécu dans un village qui s’appelle Ustaritz et qui se situe au Pays Basque dont je suis originaire. Je suis né à Biarritz dans les Pyrénées-Atlantiques. Pendant le Covid, j’y suis retourné pour retrouver mon meilleur ami qui habitait à Ustaritz, et c’était le rêve d’une vie. J’étais proche de mes amis, de ma famille… Cette période à Ustaritz a duré trois ans et je me suis senti renaître après près de dix ans passés à Paris. Du coup, cet EP s’appelle « Ustaritz » parce que toutes les chansons ont été composées là-bas. Dorénavant, j’habite dans les Landes, à une heure de Paris. J’ai dû faire le deuil de cette vie idéalisée que je me suis construite à ce moment-là en écrivant le titre éponyme Ustaritz qui clôt le projet.

Quels sont les autres sujets ou thèmes que tu voulais mettre en lumière à travers les six chansons de l’EP ?

J’ai voulu raconter le temps qui passe, le fait de profiter de l’instant présent. C’est aussi l’idée de renaissance que j’ai voulu transcrire dans cet EP. Dans la chanson Samedi matin, je prononce cette phrase : « J’ai décidé de quitter Paname ». Littéralement, mon horizon s’ouvre et s’élargit. Dans Nouvelle année, j’évoque mon premier nouvel an dans les Pyrénées-Atlantiques, avec mes amis. Si reine est une chanson d’amour qui fait partie de la renaissance puis l’Interlude du marin fait suite à tout ça. Quant à Grain de sable, c’est un titre qui parle littéralement des châteaux de sables. Ces petits instants qui font le bonheur de notre vie.

Justement, comment a été reçu ce titre ?

Super bien ! Il y a un petit côté ballade qui plaît dans la chanson. En revanche, la deuxième moitié est beaucoup plus électro et ça, les gens adorent parce qu’il y a côté plus entraînant, dansant. Globalement, j’ai eu de très bons retours.

Tu as fait partie du duo Nuage. Quel souvenir gardes-tu de cette aventure ?

Un super bon souvenir, même si ça correspond à une période de ma vie où j’ai eu du mal à supporter l’imperfection. Si on ne supporte pas l’imperfection, on ne vit pas vraiment dans le réel. L’expérience au sujet de Nuage a été une belle période créative. Avec mon binôme Pierre Vergeat, on composait tout ensemble, on jouait du piano tous les deux. On se chevauchait un petit peu. Mais ça a été un grand apprentissage. J’ai pu faire mes premières scènes en France, notamment à Paris. Ce que je fais aujourd’hui n’aurait pas existé sans cette aventure avec Nuage.

As-tu des concerts de prévus ?

Je devrai faire une release party qui aura lieu entre fin mars et début avril. Ce sera l’occasion de célébrer la sortie de l’EP. Je vais m’entourer de musiciens comme Pierre Locatelli au piano.

Quelles sont les salles de concert que tu vises cette année ?

J’aimerais bien jouer aux Disquaires qui est une salle que je connais bien. Il y a une autre salle qui m’attire, c’est La Boule Noire, juste à côté de La Cigale. J’aimerais beaucoup faire un set là-bas.

Image en une : Zoé Satche

Lueurs sur les réseaux :

A lire aussi : Cassily dévoile son journal intime en chansons dans « 3H15 »


En savoir plus sur Culture & Passions

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire