L’univers d’Awa Ly s’invite à La Seine Musicale

Portée par une voix chaude et magnétique, la chanteuse folk-soul Awa Ly invite à un voyage musical intime avec Essence and Elements, un album inspiré par la nature, la spiritualité et la quête intérieure. Écrit en partie sur l’île sicilienne d’Alicudi, ce projet mêle introspection, influences soul et folk dans une atmosphère méditative. Rencontre avec une artiste en quête d’harmonie entre l’âme, le corps et l’esprit, qui présentera cet univers sur scène ce vendredi 20 mars à La Seine Musicale.

Culture & Passions : L’année 2025 a été marquée par la sortie de votre album Essence and Elements. Comment le définiriez-vous ?

Awa Ly : Avec Essence and Elements, j’ai voulu créer un projet qui touche à l’âme, à l’esprit et au corps. C’est un album qui se veut un outil de bien être et aussi de mieux être.

L’album a vu le jour sur l’île Alicudi en Sicile. Que vous inspire cet endroit ?

Cette île m’inspire la paix, le calme, la sérénité, le silence, la beauté, l’introspection, la générosité, l’abondance… Énormément de choses. C’est un petit coin de paradis sur terre mais comme il y en a des milliards. Cette île, si tentée que je suis à Paris, a été un vrai cocon pour moi.

Pourquoi un album tourné autour des éléments ?

Ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé en amont, cela s’est fait au fur et à mesure. Lorsque j’ai écrit les chansons, il y avait ce fil conducteur qui ressortait. D’autant que l’île d’Aliculi est une île aux quatre éléments. L’air était évidemment présent, j’avais une vue à 360° sur la mer. Il fait excessivement beau, y compris au mois d’octobre. Depuis 2015, je me rends souvent là-bas vers septembre, octobre. C’est une île que je connais bien. Et bien sûr la terre a une puissance énorme. J’ai donc voulu représenter ces éléments-là dans mon album pour que ça soit un voyage introspectif et méditatif.

Pour cet album, vous vous êtes entourés de quatre producteurs dont Nicolas Repac pour la Terre, Lossapardo pour l’Eau, Hannah V pour l’Air et Léonie Pernet pour le Feu. Comment s’est passée la collaboration avec eux ?

J’aime plus parler de co-création plutôt que de collaboration avec ces personnes qui sont tous des artistes à part entière. Ce sont aussi des amis, des personnes que j’admire beaucoup. La rencontre avec chacun de ces artistes s’est faite de différentes façons. Pour ce qui est de Lossapardo par exemple, c’est au fur et à mesure de nos discussions que j’ai su qu’il était aussi chanteur, compositeur. Il m’a fait écouter ses chansons et à partir de là, je lui ai demandé de réaliser les chansons de l’Eau, ce qu’il a accepté. Pour Hannah V, nous nous sommes rencontrées à Cape Town en Afrique du Sud. C’est une chanteuse franco-tunisienne qui nous a mises en contact. Nous étions juste censées prendre un thé ensemble puis au fur et à mesure de nos échanges, ça a été une évidence. Je lui ai demandé d’enregistrer les chansons de l’Air qu’elle a faites à Londres, là où elle réside. Quant à Léonie, nous avions fait quelques concerts ensemble. Ça a matché tout de suite, on s’entend super bien. J’aime beaucoup ce qu’elle fait, même si c’est très éloigné de ce que je fais. Mais le côté électro de Léonie et mon côté plus folk, pop et jazz se sont très bien mariés. On ressent bien l’élément du Feu dans les chansons.

Quel a été l’accueil de l’album ?

Je suis vraiment contente. C’est un album qui résonne avec beaucoup de personnes. Ce n’est pas un album commercial dans le sens où il a été très diffusé sur les ondes radio, les chaînes de télé etc. Mais il fait son petit bonhomme de chemin. Aussi, il faut lui donner du temps à cet album. Il faut prendre le temps d’être dans l’écoute et de ne pas suivre le diktat de la frénésie, de toujours vouloir aller vite. Il faut éviter de courir à droite et à gauche sans vraiment savoir où l’on va. De plus, les gens sont bombardés d’infos dans tous les sens et je pense que cet album arrivera à qui il doit arriver.

Vous allez chanter quelques titres de l’album ce vendredi 20 mars à La Seine Musicale dans le cadre du festival Jazz et Musiques du monde. Que représente cette salle à vos yeux ?

J’aime tellement cette salle. Je suis vraiment honorée de présenter cet album dans cet écrin-là. L’an passé, j’avais eu l’occasion de me produire au Théâtre du Châtelet. L’accueil a été formidable et j’étais très émue. La Seine Musicale, j’ai eu l’occasion d’y chanter deux fois mais en tant qu’invitée, une fois d’André Manoukian et l’autre fois d’Arthur H. Ça a été à chaque fois une très grande émotion. Cette salle pour moi, c’est un temple de la musique. Il y a une énergie très particulière. Plus qu’un concert, ce sera une réunion. Une invitation à se faire du bien.

Avez-vous des projets pour cette année 2026 ?

Oui il y en a plein mais sans stress. Je prends le temps de bien faire les choses. Il y a des concerts qui arrivent après celui de la Seine Musicale. Je ne peux pas tous les annoncer mais je peux d’ores et déjà annoncer celui du Marseille Jazz des Cinq Continents. J’ai aussi des ateliers de soin par le son qui s’appellent le Chant des Eléments que je suis en train de développer. Je travaille aussi sur des projets musicaux mais c’est work in progress. Mais c’est une belle année 2026 qui se profile.

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