Kosma : « On veut juste partager notre musique »

Avec Recto Verso, le duo Kosma (composé des jumeaux Caroline et Jules) prolonge l’univers esquissé avec Tout est ok et affirme une identité pop sensible, entre légèreté et profondeur. Pensé comme un projet à partager sur scène, cet album explore des thèmes universels comme le temps qui passe, l’ambivalence des émotions ou encore le goût du présent, avec une énergie communicative. Entre écriture sincère et sens du live, Kosma trace un chemin musical à la fois accessible et habité, porté par l’envie de créer du lien avec le public.

La pochette de Recto Verso, le premier album de Kosma disponible depuis le 6 mars 2025 chez Baboo Music.

Culture & Passions : Votre premier album Recto Verso est-il la continuité de votre EP Tout est ok sorti l’an dernier ?

Jules : Oui, complètement ! C’est une petite extension de Tout est ok où il y avait déjà pas mal de titres. On a ajouté trois chansons qui permettent de compléter l’univers Kosma. Là, on peut vraiment appeler ça un album parce que le mot EP, c’est moins classe !

Caroline : C’est vrai que beaucoup de gens ne savent pas ce qu’est un EP. Un album, ça le fait !

L’album inclut des titres comme D’où l’on vient, Quand-même et Recto Verso. De quoi parlent ces trois titres ?

Jules : D’où l’on vient évoque l’idée de se dire qu’on va tous mourir un jour et qu’il faut en profiter à fond. Mais qu’un jour, on va revenir et il y aura d’autres gens. C’est un recommencement.

Caroline : Quand-même, c’est une petite balade qu’on adore. C’est le petit bonbon de l’album. C’est une petite discussion qu’on a entre nous. C’est une façon légère de raconter nos péripéties. C’est un titre mignon et chouette à écouter.

Jules : Puis Recto Verso, le titre éponyme de l’album, est une manière de boucler la boucle.  Ça raconte l’ambivalence, l’ambiguïté…

On sent quand même que la plupart des chansons sont adaptées pour le live…

Caroline : Ah oui ! Quand on écrit les chansons, on imagine toujours les partager avec le public. On aime bien raconter des messages, les vivre, et être à fond sur scène.

Comment a été reçu le projet jusqu’à présent ?

Caroline : Trop bien ! On a reçu plein de messages. Les gens sont attachés à différents morceaux de l’album en fonction de ce qu’ils ont vécu et ça, c’est vraiment sympa.

Jules : Et puis l’album, on l’a sorti petit à petit. On a sorti des chansons puis, au fur et à mesure, les gens ont pu s’habituer aux chansons. On a pris le temps, à chaque chanson, de faire découvrir notre univers avec des tenues, des messages et des vidéos. On est très contents de la manière dont les gens reçoivent cet album et on a hâte de continuer.

Quelles sont les chansons de l’album qui sont les plus appréciées ?

Caroline : On a Tendre Bise de l’Enfer qui est l’une des plus écoutées.

Jules : Nous-même on adore le côté reggae, pop et le message de la chanson. Tout le monde sait a bien marché. C’est plus urbain pour le coup. On adore jouer ce titre sur scène. On a même notre petit choré dessus. Ensuite, on a Ralentir qui est une chanson beaucoup plus intense. On est très contents que celle-ci plaise bien au public.

Caroline : Elle est aussi plus lyrique. Il y a vraiment nos voix qui sont assemblées comme ça, et je pense que c’est ça aussi qui a touché les gens.

Il y a un an, jour pour jour, vous jouiez à La Boule Noire à Paris. Quel souvenir en gardez-vous ?

Jules : C’était génial ! On peut dire que c’était vraiment le premier vrai Kosma show. C’était quand même stressant parce qu’on avait beau avoir fait plus de 200 concerts mais la narration entre les chansons, c’est quelque chose qu’on ne maîtrisait pas forcément et qu’on maîtrise mieux aujourd’hui. En tout cas, c’est un super souvenir. Entre-temps, depuis un an, on a pu faire d’autres concerts de ce type-là. C’est vraiment un type de concert qu’on veut vraiment faire de plus en plus.

D’ailleurs, vous avez assuré aussi les premières parties de Julien Doré

Jules : Ca, c’est vraiment un autre délire. On a joué 15 minutes, devant 10 000 personnes. C’était beaucoup d’adrénaline. On a chanté nos cinq chansons, on a essayé de prendre de la place sur scène.

Caroline : On a essayé de capter au maximum la masse parce qu’il n’y avait pas ce côté intimiste dont on avait l’habitude dans nos concerts. On a vu tous ces gens qui étaient là et qui nous écoutaient. Et puis, c’est passé très très vite.

Est-ce qu’un trio avec Julien Doré est envisageable ?

Jules : Il faut lui demander mais ce serait avec plaisir. On a toujours envie de faire des choses avec de grands artistes mais après il y a plein d’artistes qui sont moins grands et qui ont beaucoup de talent. En ce qui nous concerne, la priorité est de travailler avec des artistes émergents comme nous. Mais en tout cas, on aimerait aussi collaborer avec des artistes plus grands.

Avez-vous d’autres projets ou une tournée ?

Jules : Oui, on a une tournée estivale de 25 dates. On fera aussi quelques petits festivals, notamment le Festival Confluent d’Arts en Gironde où on fera la première partie de Superbus le 3 juillet. On aimerait aussi faire d’autres clips dans les mois à venir, travailler sur un spectacle sur mesure pour cet été avec d’autres narrations, d’autres tenues et avec l’envie d’aller toujours plus loin.

Y’a-t-il ou plusieurs salles de concert que vous rêveriez de faire ?

Caroline : On ne vise pas des salles en particulier. On veut juste remplir des salles de 200 personnes dans toute la France et pouvoir partager notre musique.

Jules : On veut juste partager notre musique et faire les choses étape par étape. On prend autant de plaisir à jouer dans un camping où il y a 30 personnes et où on s’éclate qu’à La Boule Noire ou dans un concert de Julien Doré.

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