Artiste québécois à l’univers indie rock, Marco Ema s’impose comme l’une des têtes d’affiche des iNOUïS du Printemps de Bourges 2026. Avec Soleil mâché, il déploie une écriture intime et incisive, portée par des guitares nerveuses et une énergie brute. Déjà reconnu au Québec, le musicien voit dans cette première participation au festival une porte d’entrée vers la France, un territoire qu’il rêve désormais de conquérir à coups de concerts et de rencontres artistiques.

Culture & Passions : Quel effet ça te fait de participer aux iNOUïS du Printemps de Bourges 2026 ?
Marco Ema : C’est une joie immense. Je découvre aussi les iNOUïS du Printemps de Bourges en tant que québécois. C’est un énorme privilège pour moi de faire partie des 33 artistes qui participent à ce festival.
Etais-tu déjà venu à ce festival ?
Non, c’est la première fois. J’avais déjà eu l’occasion de faire des tournées en France et en Belgique mais c’est la première fois que je viens au Printemps de Bourges.
Tu es venu chanter mercredi 15 avril quelques titres de ton dernier album Soleil Mâché. Comment le définirais-tu ?
C’est un album qui se veut rock. J’écris souvent des textes qui sont très personnels et très introspectifs. Ils touchent les gens qui ont vécu les mêmes choses. Mais j’ajoute quand même un peu d’humour et de légèreté. J’essaie de rendre la même émotion en concert. C’est le premier album que j’ai réalisé, entouré de mes meilleurs amis. Je pense que ce plaisir se ressent beaucoup dans l’album.
Comment l’album a-t-il été reçu, à la fois au Québec et en France ?
En France, je ne sais pas. J’ai hâte de savoir ! Mais au Québec, la réception est au-delà de mes attentes. J’ai eu de très bonnes critiques, j’ai une tournée qui se met en place de la plus belle des manières… La semaine dernière, j’ai appris que mon album était numéro un en vente de vinyles au Québec. Après, au vu de ma participation aux iNOUïS, je pense que cet album a un intérêt en France aussi.
Penses-tu que ce festival est aussi l’occasion pour toi de te faire connaître un peu plus en France ?
Je l’espère ! C’est mon but ultime. J’adore venir jouer en France. J’aime la culture française. Idéalement, si je peux venir passer des mois en France, ce serait mon rêve.
Y’a-t-il des salles de concert que tu aimerais faire en France ?
Oui. Je ne suis pas un fin connaisseur mais je sais que l’Olympia résonne beaucoup au Québec. Je connais un peu La Maroquinerie. Beaucoup de mes amis artistes québécois ont joué dans cette salle. Mais juste le fait de participer à des festivals un peu partout en France me comble de bonheur.
Y’a-t-il des artistes francophones avec qui tu aimerais collaborer ?
Il y en a plein. Je n’ai pas de noms précis mais j’ai l’occasion de rencontrer plein d’artistes grâce aux iNOUïS. J’espère faire un titre avec l’un d’entre eux.
Image en une : Karelle-Goguen-Bancel.
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