Bonnie, étoile montante de la scène rap émergente

Originaire d’Amiens, où s’est tenu le festival Minuit avant la Nuit du 11 au 14 juin, Bonnie s’impose peu à peu comme l’une des voix singulières de la scène rap émergente. Avec Reborn, son EP dévoilé en novembre dernier, l’artiste explore des thèmes intimes comme la santé mentale, le dialogue intérieur et la recherche de lumière après les épreuves. Quelques heures avant son concert du vendredi 12 juin sur la scène levant de Minuit avant la Nuit, Culture & Passions a rencontré une artiste aussi sensible que déterminée.

Une femme avec un foulard orné se tient debout, les bras croisés, sur fond flou, avec le texte 'BONNIE REBORN' en superposition.
La cover de Reborn, le dernier EP de Bonnie disponible depuis le 23 novembre 2025.

Culture & Passions : Peux-tu te présenter ?

Bonnie : Je m’appelle Bonnie. Je fais des chansons à la fois mélancoliques et agressives en français et en anglais.

D’où vient cette passion pour la musique et le rap en particulier ?

Je dirais que je suis l’enfant de ma famille. C’est d’eux que vient mon amour pour le rap et la musique. J’en écoutais beaucoup dans la chambre de mon frère. En grandissant, j’aimais beaucoup le rap français comme Booba entre autres.

Comment te sens-tu à l’idée de te produire au Festival Minuit avant la Nuit ?

Plutôt bien. Je suis bien entourée. Généralement, je viens plutôt le dimanche, c’est une autre ambiance. Et là, c’est la première fois que je viens en semaine.

Tu as sorti en novembre 2025 ton EP qui s’intitule Reborn. Quels sont les sujets ou les thèmes que tu voulais explorer à travers ce projet ?

Je voulais que ça soit fidèle aux questions que je me suis posées pendant ces dernières années. Je parle de santé mentale, de discussion intérieure avec soi-même et d’aller chercher la lumière au fond de soi.

Comment a été reçu ce projet ?

Plutôt bien. Il a été compris par beaucoup de gens qui ont su où je voulais en venir à travers mes chansons. C’est ce qui m’a fait du bien artistiquement.

Pourquoi ton titre Jardin Secret ne figure-t-il pas dans le projet ?

C’est vraiment une bulle à part ce morceau. C’est sans doute le morceau le plus honnête. Il est né d’un échange réel avec mon frère. On a vécu des épreuves familiales qui ont fait qu’on a ce lien musical et parfois, on se parle de par la musique. C’est lui qui a insisté pour qu’on sorte ce titre.

Prévois-tu de faire d’autres festivals cette année ?

Pas dans l’immédiat. Mais peut-être l’année prochaine. J’avais déjà participé aux iNOUÏS du Printemps de Bourges où j’avais fait un concert à la Lune des Pirates.

Tu as déjà collaboré avec des artistes comme Grincheux ou Korbo. Si tu devais collaborer avec des artistes plus confirmés, ce seraient lesquels ?

J’aurais une liste trop longue à donner. Mais dans la couleur à laquelle je suis actuellement, je dirais Wamen.

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