Numah se livre sans détour dans « Post Scriptum »

Avec Post Scriptum (C’est pas ce que j’voulais dire…), son nouvel EP, Numah transforme en chansons toutes ces émotions, confidences et pensées que l’on garde parfois pour soi. Entre ruptures, amours impossibles et pudeur des sentiments, l’artiste dévoile un projet plus intime et personnel que jamais. Quelques jours avant sa release party explosive au Théâtre de l’IA, le 11 juin dernier, Culture & Passions a rencontré une artiste en pleine affirmation, qui donnera le 19 novembre prochain son tout premier concert parisien en tête d’affiche à La Boule Noire.

Portrait d'une femme avec un symbole de lettre et un cœur sur sa joue, affichant un sourire subtil.
La cover de Post Scriptum (C’est pas ce que j’voulais dire…) de Numah disponible depuis le 19 juin 2026 chez le label Baronesa.

Culture & Passions : Que t’inspire le titre de l’EP ?

Numah : Dans mon projet, j’aime bien l’idée d’écrire mes chansons comme des lettres papiers que je n’enverrai jamais. D’où les petites lettres dessinées sur mes joues. Généralement, « Post scriptum », c’est le petit mot qu’on écrit à la fin d’une lettre. J’écris souvent des chansons sur des choses que je n’ose pas dire au quotidien, des choses qu’on ne dit pas par pudeur. Je parle de rupture amicale, de crush, de rupture amoureuse aussi… C’est la raison du titre de l’EP.

On y retrouve des titres comme L’odeur de clope ou Le matcha attendra. Qu’est-ce que ça raconte ?

L’odeur de clope raconte l’histoire d’une personne qui fumait et l’odeur de clope reste accrochée aux vêtements, à la peau et à mes affaires. C’est une odeur qui m’empêche de passer à autre chose parce qu’à chaque fois je la sens, je me rends compte que je ne suis pas totalement remise de cette rupture.

Le matcha attendra, c’est l’histoire de deux personnes introverties et timides qui se rencontrent et qui donnent follement amoureuses. Simplement, ils sont trop timides pour faire le premier pas. Du coup, ces deux personnes boivent des cafés et des matcha constamment, elles se revoient mais au final, il ne se passe jamais rien. C’est à la fois ridicule et mignon. C’est ce que je raconte dans la chanson. J’aime bien dire que cette chanson peut servir aux gens afin de les aider à faire leur déclaration à leur crush.

Comment te sens-tu à l’idée de te produire à La Boule Noire le 19 novembre prochain ?

J’ai eu l’occasion de faire des premières parties là-bas. J’ai aussi été invitée à certains concerts. Mais là, c’est ma première date officielle à Paris et j’en suis très émue.

Tu avais même eu l’occasion de faire la première partie d’Antoine Wend à la Boule Noire. C’était en octobre dernier. Quel souvenir tu en gardes ?

C’était super. Le public d’Antoine Wend est hyper bienveillant. Il y a tous les âges. J’espère refaire un jour sa première partie, ce serait très chouette !

Comment définirais-tu ton évolution artistique depuis tes précédents projets comme Encore un peu et Encore un peu + ?

A l’époque, j’étais dans quelque chose d’assez rn’b et pop. Là, j’ai l’impression d’être revenue à quelque chose d’un peu plus intimiste et acoustique. Les chansons sont plus pop, folk et rock. J’ai aussi l’impression de m’être trouvée davantage.

Y’a-t-il des artistes avec qui tu aimerais collaborer à l’avenir ?

J’adorerais collaborer avec Camille Yembé. Je trouve qu’elle est trop forte. Elle amène quelque chose de vraiment nouveau dans la pop. Elle a une écriture, un timbre de voix, et une manière de poser qui est unique. On se rejoint aussi sur pas mal de choses musicalement, notamment sur le côté pop-rock acoustique, à la fois intense et très touchant. Ce serait le feat de mes rêves.

Et quelle serait la salle de tes rêves ?

Ce serait l’Olympia parce que c’est une salle qui est impressionnante mais qui reste à taille humaine. J’ai hâte de pouvoir jouer un jour dans cette salle. Une première partie serait déjà une première étape.

Photo en une : Ilan Brakha.

Numah sur les réseaux :

A lire aussi : Yaya Minté : « Le live est hyper important pour moi »

Laisser un commentaire