Après quatre saisons comme professeure d’expression scénique de Star Academy, Marlène Schaff retrouve les planches avec A Queen Is Born, un one-woman musical show aussi drôle que bouleversant, présenté au Festival Off d’Avignon jusqu’au 14 juillet. À travers Petra, son alter ego inspiré de l’univers des drag-queens, elle raconte avec humour, émotion et sincérité son parcours et sa renaissance artistique. En plein Festival d’Avignon, Culture & Passions a échangé avec Marlène Schaff, bien décidée à faire de ce spectacle le début d’un nouveau chapitre.

Culture & Passions : Vous êtes à l’affiche du spectacle A Queen Is Born que vous jouez au Festival Off d’Avignon jusqu’au 14 juillet prochain. Comment est née l’idée de ce spectacle ?
Marlène Schaff : A la base, j’avais écrit ce spectacle un peu comme si j’écrivais un livre. J’avais arrêté la scène pendant un long moment. J’ai eu de la chance d’avoir beaucoup de succès en tant que coach sur des superbes émissions comme The Voice. Mais je n’ai jamais cessé d’écrire. Parallèlement, je suivais une psychanalyse. Et c’est là que je me suis rendue compte que la scène me manquait. Mais je ne me voyais pas remonter sur scène en tant que Marlène. Il fallait que je crée un alter ego, à savoir Petra.
Ce spectacle est-il inspiré de choses que vous avez vécues, notamment lors de castings ?
Absolument. La plupart des anecdotes de ce spectacle sont vraies.
Dans ce spectacle, vous incarnez donc Petra, une drag queen qui raconte Marlène à travers des anecdotes, des vannes et des chansons. Comment la définiriez-vous ?
C’est ma super héroïne. Comme je le dis dans mon spectacle, si on prend Clark Kent et Superman, ce dernier utilise ses pouvoirs quand il met son costume. C’est un homme qui se trimbale avec un collant hyper moulant et une cape (Rires). Il n’y a pas plus drag queen que Superman ! Quand il met son costume, il peut vraiment exprimer tout ce qu’il est. C’est la même chose avec mon personnage. Moi-même, je suis assez timide, je ne veux pas déranger, je ne veux pas faire de bruit… Tandis que Petra représente tout ce que je n’arrive pas à faire en tant que Marlène.
Qu’en pense le public de ce spectacle ?
J’ai des avis dithyrambiques depuis que j’ai commencé à jouer ce spectacle. Le public me suit. Et le fait de le jouer à Avignon permet de faire fonctionner le bouche à oreille. Jusqu’à présent, je ne pouvais jouer ce spectacle qu’entre deux saisons de Star Academy. Et là, j’ai la chance de remplir des salles, d’avoir des standings ovations… J’ai même été le coup de cœur du journal La Provence il y a quelques jours. Je ne peux pas vous exprimer à quel point je ressens un immense sentiment de gratitude. C’est d’ailleurs grâce au public que j’ai réussi à prendre la décision de quitter la Star Academy parce que j’ai réalisé la chance que j’avais d’avoir un public qui me suit.
Vous avez eu l’occasion de jouer ce spectacle à l’Alhambra de Paris en mars, avril dernier. Quel souvenir vous en gardez ?
Ce sont des souvenirs formidables ! Lors de la première, c’était mon anniversaire. J’avais le sentiment que c’était le début de quelque chose. L’année dernière, j’avais déjà prévu quelques dates que j’ai malheureusement dû annuler parce que je suis tombée malade et je n’étais pas en capacité de jouer mon spectacle. De plus, les personnes qui devaient m’aider à le monter sur scène m’ont abandonnée. C’était une saison catastrophique pour moi. Et lorsque j’ai joué la première de mon spectacle le 18 mars dernier, il y avait une sensation de revanche. Je me suis rendue compte qu’il ne fallait pas lâcher. J’ai regardé le ciel en pensant à mes grands-mères. Je pense toujours à elle quand je joue sur scène car je me dis qu’elles sont là pour me protéger. Elles ont rempli l’Alhambra pour moi et me dire : ‘Marlène, il ne faut jamais lâcher’.
C’est donc une belle année 2026 en perspective pour vous…
Oui. C’est aussi ce que je raconte dans ma chanson Même pas peur écrite par Lucie Bernardoni. Dans le refrain, je dis : ‘Je me relèverai sans cesse’. Le texte de la chanson fait allusion à tout ce que j’ai vécu. Se prendre un échec, c’est l’occasion de se relever.
« La Star Ac’ me soutiendra toujours »
Avez-vous d’autres dates après le Festival Off d’Avignon ?
Oui, on a déjà quelques dates mais je ne les ai pas encore annoncées parce que je préfère attendre de faire le bilan de ce festival. J’adorerais emmener mon spectacle en tournée et aller à la rencontre du public en France et en francophonie. J’aimerais aussi avoir un rendez-vous fixe à Paris. J’ai la chance d’avoir le soutien de Caramba qui coproduit le spectacle. On travaille main dans la main sur l’idée d’une tournée.
Aux dernières nouvelles, vous avez quitté la Star Academy où vous étiez professeure d’expression scénique. Peut-on toutefois s’attendre à une présentation de votre spectacle sur le plateau de la prochaine saison ?
Alors ça, ce n’est pas moi qui pourra vous le dire, c’est certain. En revanche, j’ai pu chanter un extrait de mon spectacle lors de la finale de la saison précédente. C’était un sacré beau cadeau que l’on m’a fait. Mais évidemment que j’adorerais être réinvitée en tant qu’artiste et accompagner les élèves sur un plateau de prime-time. Mais avant que cela arrive, je dois d’abord faire mon boulot, faire de ce spectacle un succès. Je sais que la Star Ac’ me soutiendra toujours, c’est indéniable. Nous nous sommes quittés en très bons termes. Tout va bien !
Image en une : Eve Saint Ramon
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