Originaire de Lorraine, Alex Toucourt poursuit son chemin singulier dans la chanson française avec Toboggan, son quatrième album studio. Écrit dans la solitude de la campagne, ce nouveau projet intime mêle souvenirs d’enfance, récits du quotidien, chansons d’amour et regard sur notre époque. Rencontre.

Culture & Passions : Que vous inspire ce titre « Toboggan » ?
Alex Toucourt : J’ai écrit cet album tout seul, à la campagne, en partant vraiment d’une feuille blanche et sans avoir de thème en amont. Je n’avais jamais fait ça avant. Une fois que j’ai écrit tous mes textes, je suis allé m’isoler quelques semaines pour les mettre en musique. C’est là que le mot « Toboggan » m’est venu. Ça représente à la fois ce moment d’isolement, l’écriture puis le lâcher-prise. Je trouvais que ce titre fonctionnait bien avec le contenu des chansons et la façon dont elles ont été élaborées.
De quoi vouliez-vous traiter à travers les onze titres de l’album ?
Je me suis beaucoup inspiré des choses que j’ai entendues ou vécues, de près ou de loin. J’aime bien aller puiser dans les souvenirs, écrire des petites histoires aussi, des souvenirs d’enfance, observer un peu la société, etc. Il y a des chansons qui parlent d’amour, une chanson qui dénonce aussi la bêtise face au réchauffement climatique.
L’album a été coréalisé avec Alexis Campet. Qui est-il ?
Alexis Campet est un réalisateur, ingénieur du son et multi-instrumentiste que j’ai rencontré il y a quelque temps et dont je connaissais un peu le travail. Il a travaillé notamment avec Oldelaf et beaucoup d’autres artistes. C’est vrai que moi, j’ai l’habitude de bosser seul, d’arranger toutes mes chansons moi-même en jouant un peu de tous les instruments. Cette fois-ci, je voulais sortir un peu de ma zone de confort et m’enrichir aussi des idées de quelqu’un d’autre.
J’ai donc proposé à Alexis de travailler en binôme. Comme je savais qu’il était multi-instrumentiste comme moi, je trouvais que c’était intéressant de mélanger nos deux façons de travailler et nos idées. C’était une nouvelle aventure pour moi. Je n’avais jamais fait ça avant.
Comment a été reçu le projet ?
Les gens que je croise en concert me font de jolis retours sur les chansons. Pour l’instant, je suis assez content de ce que les gens m’en disent.
Avez-vous des concerts de prévus ?
Je sais qu’il y a une trentaine de dates en cours qui sont programmées. Il y en a d’autres en cours. J’invite les gens à les regarder sur mes pages Facebook et Instagram. Je les mets à jour régulièrement.
Aspirez-vous à défendre cet album sur une scène parisienne ?
Je serais ravi de jouer à La Cigale. C’est la première qui me vient à l’esprit. J’ai aussi eu la chance de jouer à l’Olympia en première partie de Bernard Lavilliers sur sa dernière tournée. C’était un rêve pour moi.
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