The Lanskies : « On ne pensait pas que le groupe allait renaître »

Après plus de dix ans de silence, le groupe The Lanskies a signé son grand retour cette année avec War Machine, un nouvel album porté par l’envie de retrouver l’énergie brute et spontanée de leurs débuts en 2006. Réunis autour de Lewis Evans et Florian von Kunssberg, les membres du groupe ont conçu ce projet dans un rythme particulièrement intense, avec la volonté de conserver un esprit « adolescent« , vif et résolument rock. Culture & Passions a rencontré le groupe avant son concert explosif à la Maroquinerie mardi 22 septembre dernier.

War Machine, le dernier album de The Lanskies disponible depuis le 17 avril 2026.

Culture & Passions : Pourquoi avoir attendu dix ans avant de sortir un nouvel album ?

Florian von Kunssberg : Lewis s’est lancé dans un projet solo. Moi et les autres membres du groupe, étions passés un peu à autre chose aussi. Il a fallu du temps pour reprendre notre activité en groupe. C’est un petit concours de circonstances nous a fait remonter sur scène.

Lewis Evans : Dix ans, ça passe vite. Entre-temps, je suis allé défendre d’autres types de musique. Je voulais sortir mes propres sons, un peu en dehors du style des Lanskies. Je me suis orienté vers le folk. Mais très vite, le rock me manquait. Cependant, je n’ai jamais voulu monter un groupe de rock car j’avais toujours espoir que le groupe se reformerait. Il y a eu beaucoup de turn over chez les Lanskies. Il y a eu sept bassistes, cinq guitaristes. Tandis que moi et Flo sommes là depuis le début parce que je suis insupportable ! (Rires).

Florian : Je précise qu’il y a eu sept bassistes mais il y a eu aussi des remplacements sur une date. Il y a eu des vrais musiciens qui sont restés mais pas tant que cela non plus.

Lewis : Il y a eu aussi Marc Brendel mais qui est malheureusement décédé il y a quatre ans. C’est à partir de là qu’on a eu envie de relancer la machine, Flo et moi.

Cet album, War Machine, comment l’avez-vous travaillé ?

Antoine Cadot : Dans l’urgence parce que Lewis m’a appelé en janvier 2025 en me disant qu’il voulait faire un disque au mois de mai. C’était un peu compliqué. Finalement, on l’a fait au mois d’octobre. On a composé une quinzaine de titres. Ensuite, Flo est arrivé avec pas mal de titres de son côté. Au final, on a réussi à faire un album dont on est plutôt fiers. C’étaient huit mois très intenses.

Lewis : J’ai ramené Alex [Paul], qui jouait déjà avec moi, dans le groupe. Je trouvais que c’était un guitariste hors pair. C’était très dur de remplacer Mark après sa mort parce qu’il avait un jeu de guitare très atypique. Mais à l’époque, on ne pensait même pas que le groupe allait renaître. J’ai dû trouver un guitariste capable d’avoir son propre son et de reproduire le son de Mark. Pour cet album, je voulais qu’on reste sur quelque chose de très adolescent et d’assez vif, surtout pas quelque chose de très mature. C’est comme si nous étions des adolescents et qu’on se retrouvait tous ensemble dans un garage.

Qui a eu l’idée de ce titre « War Machine » ?

Lewis : C’est moi. La première raison, c’est que c’était le surnom qu’on donnait à The Lanskies. Et la deuxième raison, c’est qu’il fallait vraiment qu’on soit des machines de guerre pour faire un album en dix mois.

Florian : En vrai, c’est Thierry de Coninck qui est à l’origine de ce nom. C’est quelqu’un qui nous a accompagnés pendant quelques années. Il savait qu’on était capables du meilleur comme du pire au début. Il nous disait : « Je veux vous voir en mode machines de guerre ! ». Il nous motivait.

Lewis : Aussi, cet album a été réalisé en pleine période de guerre. Il y avait la guerre en Ukraine, la guerre en Iran, en Palestine, en Israël… Je voyais le « War Machine » comme un bar avec des gens qui discutent ensemble. D’où la pochette de l’album.

Comment a été reçu l’album dans l’ensemble ?

Antoine : Il est très bien reçu. On passe sur Oüi FM, sur Virgin Radio où l’album est numéro 2.

Florian : On a eu beaucoup de retombées presse aussi. De très bons écho de cet album, notamment dans Rock&folk, Rolling Stone… Lors de nos concerts, on s’aperçoit que le public connaît nos chansons, c’est plutôt un bon accueil.

Lewis, il y a tout juste deux ans tu te produisais également à La Maroquinerie dans le cadre de la sortie de ton album Cœur Céleste. Quel bilan fais-tu de cet album ?

Lewis : Je suis content parce qu’on a fait environ cinquante concerts l’année dernière. On était une équipe de cinq personnes. L’album a été playlisté sur Oüi FM. C’était émouvant de le jouer à La Maroquinerie.

D’ailleurs, est-ce que cette salle représente une sensation particulière pour vous ?

Florian : C’est une salle assez mythique. On avait eu l’occasion de jouer ici il y a très longtemps.

Lewis : Pour moi, c’est la seule salle rock à Paris, l’une des meilleures pour y jouer. La Cigale aussi est une salle géniale. Mais moi, j’aime être proche du public. Tu peux boire une bière avec une personne à côté, c’est chouette !

Image en une : Alison Cros.

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